|
emco: français >Know-how >Vidéo et film >Filmer en classe >Court-métrage de fiction >
Court-métrage de fictionBut : Aboutir à une réalisation complète, du scénario au montage.
Diffusion : présentation publique (parents, concours...).
Réalisation : classe ou club (vidéo, théâtre).
Moyens : matériel de l'établissement (caméscope, table de montage...) et en plus location éventuelle (caméra, banc montage).
Horaires aménagés, avec intervenants extérieurs éventuels. Montage complet incluant un travail sur le son.
Proposition d'une démarche :
La réalisation d'une fiction est un travail complexe qui comprend (idéalement!) les phases suivantes: Connaître les moyens dont on va disposer
en finances : fonds sur projets, crédits du foyer d'établissement, associations de parents d'élèves...
en temps : horaires disponibles, coordination entre enseignants, ...
en personnel : élèves, enseignants, parents, intervenants extérieurs.Établir un budget et un calendrier prévisionnel
Prévoir les achats éventuels :
en crédits de fonctionnement pour les cassettes vidéo, mais aussi les accessoires pour le tournage.
en crédits d'investissement pour compléter l'équipement matériel (par ex. achat de projecteurs, d'un micro-cravate, ou ... d'une table de montage vidéo).
Fixer des dates-butoir : présentation du film, montage, tournage, répétitions, rédaction du scénario.Trouver un point de départ possible pour l'histoire
partir d'une histoire existante et l'adapter en coupant, en réécrivant les dialogues si besoin (récit, nouvelle, extrait d'une bande dessinée, séquence d'un film existant, ...).
partir d'une idée originale et définir les personnages, les actions, l'ambiance, les dialogues...
partir d'un travail théâtral (improvisation sur une situation, un canevas).Écrire le scénario
Il s'agit de réaliser un travail d'écriture collective tout en ayant déjà présent à l'esprit la mise en image et les contraintes de production!
Dans le scénario, on trouvera la description des lieux, des actions et les paroles des personnages.
Et des indications concernant la mise en image : échelle de plan, emplacements et mouvements caméra etc.
Le scénario peut être complété (si on le peut) par des croquis, des dessins etc.
On obtient ainsi une sorte de bande dessinée qui montre plan par plan ce qui se verra sur l'écran. Le scénario devient alors un "story-board" (dont l'appellation française officielle est "scénarimage").Répétitions et tournage
Le but des répétitions sera d'arriver à fixer le jeu des acteurs : attitudes, déplacements, texte...
La vidéo peut déjà être utilisée à ce stade comme miroir des interprétations ou des improvisations.
On peut aussi en profiter pour tester les cadrages et les plans prévus. (Dans ce cas, il est pratique d'utiliser une T.V. comme moniteur de contrôle) et éventuellement modifier le scénario en fonction des résultats.
Le maître mot est ici ÉLAGUER : garder ce qui fonctionne et va dans le sens d'une narration efficace.
Penser aussi à l'ellipse : ne pas vouloir tout filmer, le spectateur s'y reconnaîtra de lui même.
Le tournage se fait la plupart du temps selon un ordre non chronologique, car le critère déterminant est de limiter les déplacement sur les lieux et ... de s'adapter aux conditions météo. Mais trop de désordre risque de perturber le jeu des jeunes acteurs, et de multiplier les problèmes de raccord : d'un jour à l'autre, les personnages ne doivent changer de tenue vestimentaire que si le scénario le prévoit!
Le/la scripte veille à la cohérence des prises de vues (vêtements, état du ciel, angle de prise de vue).
On peut aussi prendre des photographies pour mémoire (rôle du photographe de plateau).
Les lieux seront choisis avec soin en tenant compte de leur intérêt pour la narration (pouvoir d'évocation réaliste ou fantastique) et de leur côté pratique (accessibilité, tranquillité, alimentation électrique).
En ce qui concerne le matériel, voici une liste de l'indispensable :
Caméscope : 1 suffit, mais 2 permettent de gagner du temps si on prévoit des champs-contre champs.
Pied de caméscope : choisir un pied adapté au caméscope pour assurer la stabilité.
Micros : sauf exception, ne pas utiliser le microphone incorporé du caméscope. Lui préférer un micro externe branché sur le caméscope qui permettra de capter les dialogues de près. L'utilisation d'une perche peut permettre de suivre les acteurs, mais complique le cadrage. Mais dans tous les cas, le contrôle au casque est indispensable pour une bonne qualité de son et la compréhension des dialogues.
Une T.V. ou un moniteur de contrôle sont très utiles pour vérifier le cadrage et le jeu d'acteurs.
Lors de l'enregistrement, tous les plans tournés sont répertoriés par le/la script au fur et à mesure des prises de vues avec l'indication du compteur du caméscope, de la durée, des qualités et défauts du plan... Bref, tout ce qui permet de décider si une prise est bonne ou non!
Ce travail minutieux (qui peut être pris en charge par plusieurs élèves) facilitera le montage.Montage
Cette opération, qui donnera la forme finale du film, réalisera les opérations suivantes :
Remise en ordre des séquences selon l'histoire racontée (et non plus selon le plan de tournage) et sélection de la totalité ou d'une partie de chaque bonne prise.
Avant le montage, il faut donc visionner soigneusement les prises de vues afin de les choisir. (Conseil : travailler toujours sur une copie des prises de vues pour préserver l'original).
Un montage rapide (entre deux magnétoscopes) permet déjà d'aboutir à un bon résultat (image et son). Cependant, pour des raccords précis, le recours à une table de montage est indispensable.
De même, pour un travail soigné du son, il faudra utiliser une table de mixage. A propos de sons, si vous utilisez de la musique, elle devra être libre de droits! (Utilisation de disques spéciaux, ou d'une musique originale composée en cours de musique).
Quant aux effets (fondus, images figées etc...) ne les utiliser que s'ils servent l'histoire. Par contre, un titre est indispensable et doit être choisi avec soin (mots et typographie). Effets et titres peuvent d'ailleurs être réalisés dès le tournage, ou au cours du montage.
Enfin, il faut rédiger un générique qui donnera tous les renseignements techniques et institutionnels : noms des acteurs et des participants (cadreurs, preneurs de son, scripts, accessoiristes...), indication de l'établissement scolaire et des classes concernées, noms des enseignants et des intervenants extérieurs éventuels, noms des partenaires financiers, date et contexte de réalisation (semaine banalisée, atelier de pratique artistique,...).Diffusion
La raison d'être d'un film de fiction est ... de trouver son public. Aussi est-il bon de se poser dès le début la question de la diffusion! Voici quelques solutions, non exclusives :
Séance de projection pour les participants (grand récepteur T.V. ou vidéo-projecteur).
Séance de vidéo-projection pour l'établissement (élèves et parents).
Participation à un concours vidéo, à un festival (réservé ou non aux scolaires).
Autre avantage, et non le moindre, fixer une date de diffusion donne une contrainte utile pour aboutir!
Enfin, n'oubliez pas de prévoir la duplication et, éventuellement, la vente des cassettes.
Bonne réalisation ! N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences...
Page réalisée par JR Dassé et M. Aurenty et mise à jour en Septembre 2000 |

|
|


Visitez la plateforme de projets de European MediaCulture-Online
(projets Emac)
 |
 |
 |
 |
Super-Hyper |
 |
 |
 |
 |
 |
Know-how
Sur Internet, deux formats de fichiers se sont imposés pour l'enregistrement des graphiques et peuvent être affichés "en ligne" par tous les navigateurs modernes, c'est-à-dire dans la propre fenêtre du navigateur : GIF et JPEG.
Lire la suite...
Bibliothèque
Les Sciences de la Vie et de la Terre sont des disciplines pratiques qu’il n’est pas toujours facile de vulgariser afin de les rendre accessibles à un public de collégiens. Aujourd’hui, les Techniques de l’ Information et de la Communication pour l’ Enseignement (TICE) vont parfaitement s’intégrer dans la démarche pédagogique et ont même un atout essentiel : l‘intérêt suscité chez l’élève. L’ordinateur devient un outil incontournable dans les vies du professeur et de l’élève, et on parlera même plutôt de postes multimédias, téléviseurs, vidéo-caméras etc.
Lire la suite...
Extra
4 reportages intitulés "Ciné jeunes au village", "Le journal en direct", "Un radio bus à l'école", "de l'ordinateur à la création musiale" réalisé par le CRDP d'Alsace. Le CRDP est l'un des partenaires du projet "European Mediaculture" auquel, à côté de la France, prennent part l'Autriche et la Finlande.
Lire la suite...
|
 |
 |
 |
 |
|