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Auteurs: Antony, Michel.

Titre: Droits, devoirs et libertés en informatique et sur les réseaux.

Source: http://www.ac-besancon.fr/siteaca/internet/data/docs/lib-info.doc [10.12.03]

La publication est faite avec l'aimable autorisation de l'auteur.



Michel Antony

Droits, devoirs et libertés

en informatique et sur les réseaux.

I.Sommaire.

I.Sommaire. 1

II.protéger les personnes et leur vie privée 6

A.le cadre légal en France et en Europe 6

1.Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen - 1789 - Art.2 6

2.Déclaration Universelle des Droits de l’Homme - 1948 - Art.12 6

3.Convention européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme - 1950 6

4.Code Civil Français - Article 9 - loi du 17 juillet 1970 6

5.Code Pénal - Art.226 6

6.Le Code du Travail - Art. L120-2 7

7.La loi «Informatique et Libertés» 6 janvier 1978 7

8.La liberté individuelle: un droit fondamental pour la Cour de Cassation 7

9.Une nécessaire harmonisation européenne : 7

B.la CNIL: en accord avec la loi de 1978 7

1.Rôles de la CNIL = «autorité administrative indépendante» 7

2.Une évolution problématique récente du rôle de la CNIL 8

C.des fichiers très réglementés en France: 9

1.Définitions essentielles: 9

2.Obligations principales : 9

D.des personnes fichées disposant de nombreux droits: 11

E.le problème de la diffusion de listes nominatives administratives 12

F.cas particulier des représentations photographiques 13

1.généralités 13

2.Le cas des photographies scolaires 14

G.le problème du suivi des «internautes». 15

1.Les internautes sont suivis à la trace... 15

2.Ce suivi est théoriquement illégal ou contrôlé en France 18

3.Recherche légale de «traces» sur un ordinateur 19

4.Évolution vers le «permissible profiling»: 19

III.protéger les créateurs 20

A.la protection des biens informatiques: 3 cas de figure: 20

1.Les logiciels, programmes ou «software» 20

2.Les machines (ou «hardware») sont considérées comme «matériels» 21

3.Les inventions = «solutions techniques à un problème technique» 21

B.droits d’auteur et copyright 21

1.La loi française n’impose aucun dépôt, le droit d’auteur est implicite 21

2.L’indication du Copyright ou 22

3.Marques et signatures électroniques 22

4.Notion de durée du droit d’auteur après le décès de l’auteur : 23

5.Cas particulier des bases de données : 23

6.Cas particulier des journalistes sur Internet sur le droit d’auteur: 23

7.Problème: qui a la propriété intellectuelle ? 24

8.Ne pas utiliser collectivement sans autorisation ou paiement 25

9.Ne recopier le produit que dans les limites autorisées 26

10.L’exception des produits «libres» 26

11.Cas particulier des «captures de sites»: 27

12.Cas particulier des liens et des hyperliens 28

13.Ne pas détruire ou modifier ou adapter ou détourner une œuvre 29

14.Qui est sanctionné pour une contrefaçon? : 30

15.Problème de la prescription (rendant impossible une poursuite judiciaire) : 30

C.principales exceptions au droit d’auteur 30

D.cas essentiel: l’exception de citations et autres reproductions 31

1.Une réglementation générale complexe : 31

2.Le cas de «l’exception pour revue de presse» : 31

3.Pour des textes ou œuvres littéraires : droit de citation si : 32

4.Rares œuvres «libres de droits» : 32

a)œuvres non protégées : 32

b)les œuvres du domaine public : règle des 70 ans. 33

c)des œuvres protégées dont la reproduction est autorisée : 33

5.Autres créations : peintures, photographies, œuvres musicales... 34

a)à cela s’ajoute le problème de la nature de certaines œuvres 34

b)à quoi penser avant l’utilisation d’une photo ou image ? 35

c)que faire en cas d’auteur inconnu ? ou de recherche ? 35

E.sociétés d’auteurs : organisation, regroupements, redevances... 36

1.Rappel général sur les Sociétés d’Auteur et de Droit Voisin: 36

2.Regroupements récents : 36

3.Le problème de la redevance sur les supports : 37

4.Accord récent avec la SACEM (01/08/2001) 37

IV.la protection des systèmes informatiques et des programmes et données qu’ils contiennent 37

1.s’introduire dans un système informatique: un acte grave 37

2.introduire des éléments interdits et/ou modifier des données sont durement condamnés 38

V.PROTÉGER les échanges et le commerce électronique : 38

A.PROTÉGER ses échanges et problème de la cryptographie 38

1.Quelques définitions diffusées sur le net (Cf. Références ci-après): 38

2.Principales méthodes utilisées : 39

3.L'exemple des États-Unis: évolution vers une libéralisation totale: 39

4.Le choix français récent: vers une ouverture très large: 40

5.Quelques références: 40

6.Le problème des firewalls ou logiciels de protection 41

B.Quelques remarques sur le commerce sur Internet : 41

1.Règles de base: 41

2.Garantie des sites commerciaux = «labellisation»? 42

3.Sécurité des transactions électroniques: 43

4.La signature électronique 43

5.Le contrat électronique 43

VI.protéger les «hébergeurs» et diffuseurs. 43

A.sur la déclaration des sites 43

B.quelles règles observer pour déclarer un site contenant des données NOMINATIVES ? exemple en milieu éducatif: 44

C.quelle responsabilité pénale sur le contenu des informations ? 45

D.De quelques devoirs des hébergeurs ou FAI : 46

E.qui est donc responsable pour un site web? 48

F.que faut-il mettre comme informations légales sur un site? 50

G.cas particulier: fautif étranger, diffuseur français... 51

VII.protéger les noms de «domaine» 51

1.Organisation internationale et française: 51

2.Pratique pour les attributions de noms en France : 52

3.Le problème des marques : 52

4.Protection des noms patronymiques 53

VIII.quelques autres droits des utilisateurs et consommateurs 53

A.protection spécifique des mineurs 53

B.protection contre l’usage abusif des TICE 54

C.protection contre dommages et défauts des produits 54

D.Protection des candidats aux élections 54

E.protection contre toute incitation au suicide 55

F.Protection du secret des correspondances 55

G.protection contre injures ou diffamations. 56

H.protection syndicale et dans l’exercice du télétravail 57

1.À propos du télétravail. 57

2.Surveillance et contrôles des travailleurs 58

3.TICE, droit d’expression des salariés et droits syndicaux… : 59

4.Droit au repos et à la «déconnexion»? 60

5.Vers une négociation raisonnée systématique... 60

IX.autorégulation ou corégulation, déontologie et nétiquette. 61

X.annexes: 62

A.quelques références 62

1.Livres et brochures plutôt juridiques... 62

2.Sites Internet sur les TICE juridiques (Sociétés d’auteurs, Cf. C) 64

B.textes principaux, lois & conventions... 67

C.les sociétés d’auteurs et leurs sites 70

D.quelques autres associations : 72

E.Mesures à ne pas oublier pour une création multimédia scolaire 73

II.protéger les personnes et leur vie privée

A.le cadre légal en France et en Europe

1.Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen - 1789 - Art.2

«Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression».

2.Déclaration Universelle des Droits de l’Homme - 1948 - Art.12

«Nul ne fera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteinte à son honneur ou à sa réputation...»

3.Convention européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme - 1950

Ce texte a connu de multiples amendements, la source utilisée est en accord avec le Protocole n°11 de 1998. L’Art. 8 s’intitule «Droit au respect de la vie privée et familiale» et indique dans son premier paragraphe : «Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance».

4.Code Civil Français - Article 9 - loi du 17 juillet 1970

L’article commence par cette courte mais fondamentale affirmation : «Chacun a droit au respect de sa vie privée»

Le respect de la vie privée et de la confidentialité et du secret qui l’assurent sont un droit fondamental en France. D’où l’interdiction d’ouvrir des courriers ou de lire des courriers électroniques, de procéder à des écoutes téléphoniques... sauf dérogations judiciaires ou réglementaires précises. Les TIC - Technologies de l’information et de la Communication qui permettent aisément pourtant de violer ce droit sont donc d’autant plus contrôlées.

5.Code Pénal - Art.226

Les articles 226-1 à 226-7 du Code Pénal explicitent les peines encourues pour «Atteinte à la vie privée».

6.Le Code du Travail - Art. L120-2

Cet article, inséré par la Loi 92-1446 du 31/12/1992, affirme :

«Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché».

7.La loi «Informatique et Libertés» 6 janvier 1978

Art.1 : «L’informatique doit être au service de chaque citoyen...»

Art.1 : «Elle ne doit porter atteinte, ni à l’identité humaine

ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée

ni aux libertés individuelles ou publiques

8.La liberté individuelle: un droit fondamental pour la Cour de Cassation

Dans la décision n°76-75 DC du 12/01/1977, il est rappelé que «la liberté individuelle constitue l’un des principes fondamentaux garantis par les lois de la République».

Dans la décision n°94-352 DC du 18/01/1995, il est dit que «le droit au respect de la vie privée… impliquerait un droit à l’anonymat» et par ailleurs que «la méconnaissance du droit au respect de la vie privée peut-être de nature à porter atteinte à la liberté individuelle».

En ce qui concerne l’anonymat, même la restrictive LSQ de 2001 (Loi relative à la Sécurité Quotidienne n°2001-1062) en reconnaît le principe général.

9.Une nécessaire harmonisation européenne :

B.la CNIL: en accord avec la loi de 1978

1.Rôles de la CNIL = «autorité administrative indépendante»

CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté)

21 rue St Guillaume - 75340 PARIS CEDEX 07

(téléphone : 01.53.73.22.22 - télécopie : 01.53.73.22.00 - web : http://www.cnil.fr)

  1. Pouvoir réglementaire

  2. Pouvoir de contrôle et d’intervention, et in fine de dénonciation auprès des organismes judiciaires compétents : par exemple en 2001, il y aurait eu 4 000 plaintes déposées.

  3. Mission d’information

    - du public Cf. notamment le site Internet http://www.cnil.fr

    - des organismes concernés...



La CNIL est donc une autorité de régulation, INDÉPENDANTE du pouvoir exécutif; elle est dotée d’un budget propre et autonome. En 2001 la Commission compte 17 membres et emploie une soixantaine d’agents.

2.Une évolution problématique récente du rôle de la CNIL

Depuis fin 1998 en France deux affaires réduisent le rôle de contrôle de la CNIL et l’indépendance des personnes et renforcent le pouvoir de l’État :

  1. le vote par le Parlement en décembre 1998 du droit aux services fiscaux d’utiliser le NIR (Numéro d’Inscription au Répertoire) c’est à dire le numéro de SS pour ses fichiers.

  2. Le regroupement des fichiers de police et de justice dans un STIC (Système de Traitement de l’Information Criminelle ou des Infractions Constatées) : lourd fichier personnalisé, de longue durée... donc tout citoyen devient suspect potentiel, et surtout le droit à l’oubli est remis en cause.

Des associations de défense, la Ligue des Droits de l’Homme, des syndicats... alertent les citoyens sur le net dans un site : http://www.delis.sgdg.org pour «Droits et Libertés face à l’informatisation de la société». Un des débats importants proposés concerne le droit à l’oubli.



Cependant, le projet de loi du 30/01/2002 en cherchant à transposer au moins partiellement la Directive Européenne du 24/10/1995 sur la protection des données personnelles accorde désormais plus de pouvoir à la CNIL, notamment pour les sanctions administratives.

C.des fichiers très réglementés en France:

Rappel : un adulte français pourrait être fiché plus de 6 000 fois en 2001, un mineur près de 2 000.

1.Définitions essentielles:

2.Obligations principales :

  1. création : tout nouveau fichier nominatif (ou liste, ou annuaire ou ensemble des membres d’un forum, ou site web utilisant des fichiers nominatifs pour y exercer des traitements...) doit être déclaré et déposé à la CNIL, pour avis, par le responsable juridique du dossier créé. Il y aurait 800 000 déclarations environ réalisées en mai 2001.

    Toute personne peut demander à en voir la liste, pour savoir par exemple si telle association a bien procédé à une déclaration.

    La CNIL peut procéder à des contrôles sur place.

    Pour les EPLE, la Norme simplifiée n°29 du 31/03/1987 prévoit de nombreuses exceptions dans le cadre du fonctionnement administratif, comptable et pédagogique des établissements; un grand nombre d'informations sont exemptées en quelque sorte de déclaration préable, pour raison d'efficacité du service. Par exemple on peut collecter auprès des élèves leurs nom, prénom, classe, section, diplômes, catégorie...

Pour le cas des sites qui seraient à déclarer, la déclaration peut désormais se faire directement en ligne sur le site de la CNIL. Le dossier d’aide fourni est d’une grande richesse (http://www.cnil.fr/declarer/internet.htm). Il existe également une forme simplifiée également sur le site.

2. Collecte: toute collecte d’information doit être «loyale», c’est à dire non dissimulée ni manipulatoire... et obtenir selon les cas des autorisations précises des personnes fichées («accord express» exigé par l’Avis de la CNIL de 1997 après une demande clairement formulée).

3. Type de données: des collectes de données «sensibles» sont interdites (aspects raciaux, religieux, politiques...) ou sévèrement réglementées (condamnations, informations sanitaires ou concernant les mœurs depuis 1992...).

Par exemple, la CNIL recommande l’anonymisation des décisions de justice qui sont mises en ligne, pour respecter «l’indispensable droit à l’oubli». (Délibération n°01-057 du 29/11/2001)

La directive 95/46/CE augmente nettement le caractère obligatoire du consentement des personnes pour toutes les données sensibles, touchant les aspects raciaux, ethniques, religieux, philosophiques, syndicaux, sanitaires et sexuels…

5. Durée de conservation des fichiers limitée dans le temps ==> droit à l’oubli. Par exemple en milieu scolaire, les données concernant l’élève devraient être logiquement détruites après le départ de l’élève de l’établissement, sinon on peut conserver certaines données 2 ans lorsqu’elles sont indispensables à la connaissance de l’élève dans son établissement. La règle est cependant de fixer la durée à un an (en fait l’année scolaire de l’élève concerné).

D.des personnes fichées disposant de nombreux droits:

Remarque : l’enfant non majeur est un individu à part entière qui dispose normalement des mêmes droits que ses parents ou tuteurs lorsqu’il devient majeur.



1. Le droit à l’information préalable, et le droit à la curiosité : c’est le grand principe de transparence; il ouvre le droit d’accès aux données (ce droit peut parfois donner lieu à une contribution financière minime notamment pour obtenir certaines photocopies) :

2. En amont : le droit d’opposition : refuser d’être «fiché» en quelque sorte, mais encore faut-il être au courant de la constitution de l’éventuel fichier : l’information préalable n’est pas toujours faite. Depuis 1995 la CNIL a même augmenté l’exigence de rechercher l’accord des personnes concernées, même si les données ne sont pas «sensibles».
En début 2002, dans la volonté de transposer la Directive Européenne du 24/10/1995, le droit d’opposition est augmenté, et facilité.


Par exemple des membres du personnel d’une administration peuvent refuser personnellement d’apparaître (= de voir leur nom diffusé) dans l’Annuaire déclaré par ce service. La notion de «raison légitime» qui peut restreindre ce droit est au contraire souvent interprétée au sens large. Cependant, les art.15 & 26 de la loi n° 78-17 de 1978 limite ce droit d’opposition, lorsqu’il y a acte réglementaire. Ce serait alors une dérogation au droit d’opposition.

3. En aval : le droit de contester les informations d’un fichier, et leur utilisation ou les traitements que ces données subissent... et donc droit de rectification.

4. In fine, en cas de conflit notamment, le droit de saisir la CNIL ou les tribunaux directement.

E.le problème de la diffusion de listes nominatives administratives

Si ces listes nominatives (dans un cadre administratif, mairie, établissement scolaire…) ne comportent pas de données sensibles (secret médical, jugements de valeur, informations sur le comportement d’une personne…) elles peuvent être communiquées à un tiers qui le demanderait. C’est conforme aux initiatives prises pour moduler la loi de 1978 en vue d’améliorer les relations entre l’administration et le public.

Ainsi la copie de la liste du personnel d’une mairie (comprenant catégories, fonctions, services, grades, échelons et indices…) a été fournie à un responsable syndical qui la demandait (Avis du 14/06/2001, réf.2001-2298). Source : LIJ 72 – février 2003.

F.cas particulier des représentations photographiques

1.généralités

2.Le cas des photographies scolaires

Une circulaire récente N°2003-091 du 05/06/2003 (RLR: 552-6) définit les nouvelles modalités :

  1. Chaque personne photographiée doit avoir donné son accord, pour photographie et non pour achat.

  2. Le photographe doit être choisi (parmi d’autres) en fonction de ses qualités et des coûts (on suppose donc un appel d’offre ou une libre concurrence…) après débat dans une instance statutaire (le CA des EPLE).

  3. Seules les photographies collectives sont autorisées.

  4. Les photos individuelles ne peuvent l’être que pour des finalités propres à l’établissement, pas pour être vendues aux élèves.

  5. La vente peut être faite par une organisation péri-éducative dans les EPLE, ou par la seule coopérative scolaire pour le primaire.

  6. Aucune diffusion ne peut être faite sans accord des intéressés ou des ayants droit.

  7. Si un site internet est choisi, il faut non seulement l’accord, mais la circulaire précise également qu’il vaut mieux ne le faire que sur un intranet, non accessible au grand public.

G.le problème du suivi des «internautes».

«Le traçage est inhérent à l’informatique» (Rapport de la CNIL de mars 2001). Mais au nom du respect de la vie privée, le traçage en France doit être prohibé, sauf raison légale ou judiciaire dûment mentionnée.

1.Les internautes sont suivis à la trace...

  1. par les cookies (= traces de connexions) qui permettent d’identifier les pratiques et le profil des «surfeurs»... Les cookies sont de petits fichiers-textes envoyés sur l’ordinateur de l’internaute lorsqu’il se rend sur certains sites. Ils sont soient temporaires (en mémoire vive), soit persistants, enregistrés sur le disque dur. (Cf. C:\Windows\cookies). Leur usage apporte des avantages techniques incontestables, mais le risque persiste ; c’est pourquoi leur autorisation est désormais sévèrement contrôlée et le projet de loi du 30/01/2002 multiplie les limitations.

  2. par les adresses de pages web des derniers sites consultés, qui sont mémorisées notamment
    2.1. dans les caches des ordinateurs de l’utilisateur :
    - Cf. C:\Windows\Temporary Internet Files
    - Cf. avec Netscape NAVIGATOR la commande about:cache
    ou le fichier C:\Program Files\Netscape\Users\Default ou nom-de-l’utilisateur\Cache\
    2.2. dans les caches des ordinateurs de type proxy des serveurs de réseau local ou des FAI Fournisseurs d’Accès à Internet
    2.3. dans les caches d’ordinateurs routeurs (les nœuds du réseau)...

  3. la mémoire gigantesque de ce super-contrôleur et protecteur qu’est le pare-feu ou firewall enregistre tout, peut tout connaître si elle est paramétrée ainsi, afin de théoriquement protéger un réseau interne de tout contact avec l’Internet. Par exemple, tous les courriers électroniques qui y transitent pourraient techniquement y être lus et analysés.

  4. les serveurs des FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet) ou des réseaux internes disposent presque tous de fonction de sauvegarde systématique (des tâches effectuées, des courriers...) comme mémorisation de secours ou pour conserver l’histoire du travail accompli, ou à des fins de contrôle a posteriori du système afin de l’améliorer. Ainsi des courriers électroniques que l’on croit totalement disparus et effacés peuvent encore se trouver dans des enregistrements ignorés des utilisateurs. (Cf. Chap. VI.D. sur les devoirs de contrôle des FAI).

  5. par les adresses des sites consultés mémorisées dans l’historique, partie de la mémoire de l’ordinateur conservant les étapes des actions entreprises. Ces références sont accessibles depuis les navigateurs en déroulant les listes les concernant. C’est également la raison qui fait que lorsque l’on saisit dans la zone des adresses (URL) les premières lettres d’un site déjà visité, le logiciel est programmé pour compléter de lui-même l’adresse auparavant mémorisée. Pour effacer ces renseignements il faut savoir utiliser le programme «Regedit» pour atteindre la base de registre et modifier les informations de HKEY_CURRENT_USER, Software, Microsoft, Internet Explorer, TypedURLs.

  6. par les «espions» ou mouchards ou codes électroniques récupérés par les vendeurs de logiciels ou de matériels, ou qui s’installent lors du remplissage d’un document sur le web, par exemple ; on parle alors de logiciels de type «spyware» ou de «espiogiciels» ou «logiciels mouchards» ou «programmes parasites». En début 2002, le site http://www.adwarelist.com en recense un millier. C’est un procédé bien entendu interdit s’il n’y a pas le consentement initial de l’utilisateur (Cf. le communiqué de la CNIL 07/12/2001).

    De grandes sociétés se sont malheureusement compromises :

    6.1. Cf. l’affaire du numéro d’identification collecté à l’insu des utilisateurs de Windows 98, affaire popularisée en début 1999. MICROSOFT pouvait ainsi connaître noms, adresses, type de matériel et de logiciels des utilisateurs d’ordinateurs.

    6.2. Cf. l’affaire en 1999 du Pentium III d’INTEL qui était également capable de récupérer des informations sur l’ordinateur se connectant à certains sites web...

    6.3. Cf. l’affaire de SingNet, principal fournisseur d’accès de Singapour qui grâce à l’appui de l’État s’est introduit sur les ordinateurs de 200 000 internautes en 1999.

    6.4. Cf. l’affaire Realjukebox de Real-Networks en 1999 (logiciel de fichiers musicaux) qui «espionnait» ses utilisateurs (-in-Le Nouvel Observateur du 25/11-01/12/1999)

    6.5 Cf. Au printemps 2001 l’affaire des modems ADSL d’ALCATEL possédant une «porte dérobée» pour accéder aux ordinateurs reliés.(-in-Libération 10/04/2001)

    6.6 d’une manière courante et connue, les Systèmes d’Exploitation laissent aujourd’hui des «espions» apparemment neutres: ce sont les numéros uniques d’identification sous Windows 98DE et 2000 ou GUID: par exemple HWID identifie notre ordinateur, et MSID garde la trace de notre navigation sur le net dans un cookie de MICROSOFT…

    ATTENTION  (remarque de prudence): la DAJ (Direction des Affaires Juridiques) dans sa lettre DAJA1 n°01.285 du 19/07/2001 attire notre attention sur le fait que tous les logiciels dont la mise à jour se fait «en ligne» disposent d’un programme «back office» susceptible de prendre la commande à distance de notre ordinateur ou de notre serveur, et éventuellement d’explorer le contenu des disques durs.

    L’ordinateur individuel n°137de mars 2002 dresse une liste de ces espions et des méthodes pour les contrer, ainsi que SVM d’avril 2002.

  7. par de nombreux logiciels aux noms évocateurs dont le rôle est justement de contrôler les utilisateurs (les employés d’une firme, par exemple) : Secureview, Littlebrother, Spymaster, Investigator, Cyberpatrol...

  8. et n’oublions pas les traces purement informatiques de fichiers que l’on croyait effacés:
    6.1. dans la «corbeille», qu’il faut penser à vider de temps en temps.

    6.2. ou dans le dossier Temp qui contient souvent des informations que l’utilisateur a oubliées de supprimer définitivement.

    6.3. ou dans le menu Document, qui affiche les derniers fichiers utilisés, conservés dans un dossier C:\Windows\Recent

  9. ni dans un réseau local le plein pouvoir des administrateurs, qui peuvent :

    - atteindre toute partie des disques, donc même les répertoires dits «confidentiels»
    - gérer les fichiers des utilisateurs , par exemple sous NT on atteint les fichiers qui révèlent les liens des internautes dans : C:\Winnt\System 32\Logfiles...
    - suivre toute activité : sous NT : Démarrer\Outils d’Administration\Observateur d’événements
    - sans compter les logiciels de télémaintenance qui mémorisent toute activité

  10. enfin les courriers électroniques ne sont pas à l’abri des investigations surtout ceux envoyés dans les forums : un moteur de recherches spécialisé comme www.deja.com (repris par Google) excelle dans la recherche des messages, dans le «posting history» de l’expéditeur (regroupement des messages par thèmes et par forum) et dans le «thread» qui révèle le suivi d’un message et donc les liens privilégiés entretenus par certains internautes...

  11. pour être complet, la traçabilité prend une autre importance avec la multiplication des téléphones portables (dont l’utilisateur peut être localisé par satellite -le GPS- ou par la triangulation GSM). Sur les WAP, portables liés au net, les outils de localisation sont encore plus perfectionnés puisqu’un des objectifs est d’offrir des services à l’internaute, spécialisés en fonction de sa localisation. Dans le même ordre d’idée, les cartes à puce sont en voie de disposer d’un service de localisation de leurs détenteurs, si on analyse les propositions d’ALCATEL.

  12. Quant aux numéros I.P.(Internet Protocol), c’est à dire le nom chiffré de l’ordinateur du genre 98.255.12.30, des moteurs de recherches efficaces comme Whois (qui est accessible sur le site http://rs.inernic.net) ou Visualroute, peuvent connaître le domaine réel concerné assez simplement. Dans le même ordre d’idées, avec la récente affaire du portail Yahoo pour les ventes d’objets nazis (année 2000), les juges admettent qu’on peut connaître rapidement et à coup sûr la provenance de 70% des internautes. Sur les 30% récents, près de 50 % sont vite identifiables, donc le suivi est désormais réellement admis en terme de jurisprudence. (TGI de Paris - 20 Novembre 2000).

2.Ce suivi est théoriquement illégal ou contrôlé en France

  1. comme pour tout fichier nominatif, toutes ces collectes devraient être préalablement déclarées, contrôlées, limitées éventuellement. La loi de 1978 et la CNIL sont donc essentielles.

  2. Ces limites concernant les collectes s’adressent également à tout traitement concernant les données, notamment la recherche de «ciblage commercial» des utilisateurs qui est en pleine expansion avec l’essor du «web marchant». Il s’agit de ce que l’on appelle segmentation de la clientèle, datawarehouse et datamining... Le terme de plus en plus utilisé est celui de CRM - Consumer Relationship Management. L’aspect le plus intéressant pour les personnes est sans doute le droit renforcé à accéder aux données de ciblage commercial les concernant (Délibération du 06/04/1993). On parle également de profiling puisque avec les traces des internautes, on parvient à définir leur profil socio-démographique et leurs types de consommation... Il est particulièrement intéressant de savoir que dans l’affaire de réutilisation de fichiers nominatifs, la CNIL tente des contrôles de plus en plus performants, tout simplement en créant des adresses fictives qui sont autant de pièges pour les revendeurs peu scrupuleux.

  3. Ces collectes devraient être connues des utilisateurs si l’on suit la Directive européenne 95/46/CE qui renforce sur ce point la loi française de 1978.

  4. Les collectes de pages web dans les caches sont également une atteinte au droit d’auteur, puisque c’est considéré comme une copie illicite de données. C’est en tout cas ce qui ressortirait des dernières décisions (début 1999) du Parlement européen qui dans cette affaire privilégie les éditeurs au détriment des hébergeurs, et donc au détriment de la fluidité du net, puisque les caches servent aussi et surtout à accélérer les flux sur le réseau.

  5. La CNIL fait du problème des «traces» un des aspects les plus inquiétants pour la défense des individus dès 1999. Le concept de «traçabilité» (suivi des personnes à leur insu) est déjà largement analysé dans le rapport de la CNIL sur la voix et l’image du 27/02/1996. Son site propose de démontrer comment on peut être «découvert» à distance, et comment cela peut se faire. Le site états-unien, non institutionnel, de JUNKBUSTERS fait exactement la même chose, mais c’est en anglais, pour défendre notre «web privacy» et montrer «How they know where we came from?»... Tout un programme.

  6. Lors de la Fête de l’Internet (1999), une session d’un Parlement Virtuel avait simulé un projet de loi n°2000 dont l’article 1 spécifiait que «toute personne physique a le droit de s’opposer à ce que sa connexion à Internet l’identifie.». Bonne initiative à poursuivre?

  7. enfin l’amendement récent du député BLOCHE renforce le «droit à l’anonymat».

3.Recherche légale de «traces» sur un ordinateur

Depuis 1999, de nombreux pays se dotent de lois précises pour combattre la «cybercriminalité». Par exemple, en mai 2000 la République Indienne a voté une loi sur ce point. D’après l’article de Libération du 25/05/2000 ce serait le 13ème État à le faire. Dans cette loi le Parlement indien autorise les perquisitions à domicile (privé ou publics) sans mandat judiciaire ce qui légalise des pratiques «liberticides».

En France théoriquement, un ordinateur personnel à domicile ne peut être «visité» que sur mandat judiciaire, dans le cas d’une perquisition classique. La «télé perquisition» (perquisition à distance) n’est toujours pas permise aux policiers français, mais la proposition en est faite en 2000.

Aux ÉU, la CIA (d’après Libération du 31/08/2001) financerait un site safeweb.com qui permet en s’y connectant de garantir l’anonymat des navigations suivantes : l’objectif est bien sûr de permettre aux internautes de pays pratiquant la censure de naviguer sans risque.



Pour les administrateurs : normalement (avis de juristes et de responsables de la CNIL), les caches contenant les traces des passages d’un internaute sur un site ne devraient pas être contrôlés systématiquement, car cela peut légitimement constituer une atteinte à la vie privée. Si cela se faisait, dans un cas précis ou pour motif pédagogique d’analyse d’une recherche, par exemple, un avertissement très clair devrait être préalablement donné aux intéressés.

4.Évolution vers le «permissible profiling»:

Beaucoup d’opérateurs de la toile, désormais, demandent aux internautes leur accord (ou désaccord) pour utiliser les informations qu’ils ont fournies, en cochant la case appropriée dans un questionnaire plein écran. La transparence semble donc plus grande.

III.protéger les créateurs

A.la protection des biens informatiques: 3 cas de figure:

1.Les logiciels, programmes ou «software»

Ces produits sont considérés comme des «œuvres de l’esprit» et bénéficient de la protection selon le droit d’auteur défini par le Code de Propriété Intellectuelle-CPI comme toute autre production à condition qu’elle présente un «caractère d’originalité» (créations littéraires, artistiques, cinématographiques, créations multimédias du genre site web ou cédérom, logiciels...). L’originalité concerne également souvent les adaptations d’œuvres existantes (par exemple aménagement d’un jardin, ou éclairage sophistiqué d’un lieu public) et est donc interprétée de manière très large par les juges.

Seules les idées ne sont pas protégeables.



Les sites web en Internet ou en intranet sont soumis aux mêmes règles, sauf si l’intranet est totalement personnel, privé, ce qui est très rarement le cas. (Cf. DAJ A1 - 17/04/2000 Courrier adressé à un Recteur, reproduit dans la LIJ 45/2000 p.21)



Pour le cas particulier d’un logiciel, il y a monopole d’exploitation pour l’auteur, sa vie durant et 50 ans après sa mort pour les ayants droit, sauf si ce logiciel créé rentre dans le cadre d’une de ses obligations de travail et de production. C’est le commanditaire qui alors dispose des droits.



Au niveau mondial, le contrôle se fait par l’OMPI Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle créée à Stockholm en 1967 et dont le site Internet est essentiel, car il propose toutes les conventions internationales et les listes des États signataires (http://www.wipo.int/fre/).



Remarque: à ces droits d’auteurs s’ajoutent les droits voisins pour les acteurs-compositeurs, les producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes, et les entreprises de communication audiovisuelle;

ainsi que les droits spécifiques (depuis 1998) pour les producteurs de bases de données.

2.Les machines (ou «hardware») sont considérées comme «matériels»

La protection se fait alors par brevet déposé (20 ans d’exclusivité garantie). Cela concerne le Droit de la Propriété Industrielle (Cf. Site INPI).

3.Les inventions = «solutions techniques à un problème technique»

Elle dispose de la même protection que les machines, par brevet déposé.

B.droits d’auteur et copyright

1.La loi française n’impose aucun dépôt, le droit d’auteur est implicite

2.L’indication du Copyright ou

3.Marques et signatures électroniques

4.Notion de durée du droit d’auteur après le décès de l’auteur :

5.Cas particulier des bases de données :

6.Cas particulier des journalistes sur Internet sur le droit d’auteur:

7.Problème: qui a la propriété intellectuelle ?

Normalement, «la règle générale en matière de propriété littéraire et artistique s’applique à la personne physique seule».

8.Ne pas utiliser collectivement sans autorisation ou paiement

On peut donc légitimement se poser la question de productions provenant des É.U., accessibles par le web, qui seraient donc plus libres d’usages que les productions françaises?



IMPORTANT : dans la Directive Européenne 2001/29/CE du 22/05/2001, la possibilité donnée aux États membres de prévoir une «exception au droit d’auteur» est extrêmement intéressante en milieu éducatif. En effet il existe une possibilité, libre de droit, pour des «illustrations», dans un cadre exclusivement pédagogique ou de recherche scientifique. La seule réserve serait de citer les sources de manière très précise.



Cependant, actuellement, même l’usage personnelreprésentation individuelle»), mais dans un lieu public (comme une bibliothèque...) est soumis au droit d’auteur.



9.Ne recopier le produit que dans les limites autorisées

10.L’exception des produits «libres»

Les «logiciels dits libres» (on parle également de logiciels «open source»), offrent une liberté plus large, puisqu’elle est encore augmentée par la possibilité de modifier le source (le programme, le code informatique) ; les concepteurs renoncent ainsi à leurs droits patrimoniaux. Cf. exemple du navigateur de Netscape, alors qu’Internet Explorer de Microsoft n’est lui qu’un freeware ! car son source est protégé.

Mais ATTENTION, il ne faut pas confondre libre et gratuit (comme l’incite le terme bivalent anglais free), même si la plupart des logiciels «libres» sont souvent récupérés gratuitement. On peut «acheter» des logiciels libres, car ils sont vendus par des sociétés de service qui y ajoutent une valeur supplémentaire: guide papier, support cédérom, aide en ligne, conseils d’utilisation… C’est le cas de nombreuses sociétés qui «vendent» LINUX.

Ce type de logiciels est encouragé et protégé par la FSF (Free Software Fondation), qui par ironie avance la notion de copyleft ou «gauche d’auteur» (par opposition au copyright). Cependant liberté de diffusion et de modification en respectant certaines règles font l’objet d’une licence publique qu’il faut savoir rédiger, c’est ce que propose la GPL ou General Public Licence (on parle parfois de GNU Public Licence, GNU étant un acronyme récursif signifiant GNU is Not UNIX). La Free Software Foundation Inc. se trouve 59 Temple Place, Suite 330, BOSTON, MA 02111-1307, ÉTATS-UNIS.

Un solide travail juridique et de vulgarisation est proposé par Mélanie CLÉMENT-FONTAINE, accessible sur le net (Cf. Références en Annexe). Depuis 1998 le Ministère de l’Éducation cherche à promouvoir les logiciels libres (accord avec l’AFUL Association Francophone des Utilisateurs de LINUX), et des sénateurs ont fait une proposition pour tenter de les généraliser dans l’administration française (Cf. Site du Sénat : http://www.senat.fr).

C’est pourquoi une mise au point sur Les licences du libre est proposée sur le site ministériel de l’ATICA (http://atica.pm.gouv.fr) en permettant également de différencier le logiciel libre (revendication de liberté) de la FSF citée ci-dessus, de la conception proche (Open source = programme source «ouvert») mais plus axée sur la «labellisation» de l’Open Source Initiative. La proposition de loi pour «généraliser l’usage d’Internet» de fin 2002 va encore plus loin en prévoyant l’obligation d’utiliser des logiciels libres dans l’administration.

Une tentative récente vise à étendre un concept proche du GPL à tout un ensemble de productions artistiques, littéraires, photographiques, ou pour les vidéos… en permettant une diffusion et une copie libres, avec obligation de citer la sources originale. (Cf. http://artlibre.org )

11.Cas particulier des «captures de sites»:



Le caching, c’est à dire l’aspiration plus ou moins provisoire ou à des fins techniques pour faciliter accès et transferts, est considéré comme une simple technique
et donc théoriquement exonère de responsabilités les Fournisseurs de caching comme les Fournisseurs de transports.

12.Cas particulier des liens et des hyperliens

13.Ne pas détruire ou modifier ou adapter ou détourner une œuvre

Il s’agit surtout ici du «droit au respect» (droit moral) d’une œuvre, contre toute dénaturation, et du droit patrimonial contre toute «reproduction» ou toute «représentation».

ATTENTION : Notion particulière et plus contraignante en France (et de manière semblable dans d’autres pays latins comme Belgique, Espagne, Italie) : le DROIT MORAL de l’auteur : une œuvre, même acquise, ne peut pas être modifiée ou reproduite partiellement car cela porte préjudice à l’œuvre, donc au droit moral de l’auteur, et après lui à ses ayants droit. De ce fait, la «mention libre de droits» n’existe pas vraiment en terme juridique. Le droit moral est en effet inaliénable, perpétuel, imprescriptible et incessible (ne peut être cédé). Ce droit moral est tellement puissant qu’avec la prérogative dite de «repentir ou de retrait», il permet à un auteur de mettre fin à un contrat de cession de droit ou à un contrat de commande. Remarque: comme indiqué ci-dessus, la notion de droit moral est quasiment absente du droit anglo-saxon lié à la notion de copyright.

14.Qui est sanctionné pour une contrefaçon? :

  1. celui qui la fait : l’auteur de la contrefaçon, par exemple un enseignant ou un élève (?), même si c’est pour un usage public pédagogique et non lucratif.

  2. celui qui la diffuse

  3. et les personnes morales (sauf l’État) mais, par exemple, les établissements publics.
    Cf. Le Guide Juridique du chef d’établissement (référence en annexe) sur le site du M.E.N.

15.Problème de la prescription (rendant impossible une poursuite judiciaire) :

C.principales exceptions au droit d’auteur

La source principale est l’ouvrage de BUYDENS, DUSOLLIER, POULLET - 2000 (Cf. Annexes)

D.cas essentiel: l’exception de citations et autres reproductions

1.Une réglementation générale complexe :

2.Le cas de «l’exception pour revue de presse» :

  1. elle porte sur des sujets d’actualité et les articles cités sont diversifiés : le pluralisme des articles est fortement recommandé.

  2. Elle montre une approche thématique ou analytique. Elle ne traite que d’un seul sujet (thème ou événement).
    ATTENTION: c’est différent d’un panorama de presse (plusieurs sujets traités), qui lui peut être soumis à redevance, via la CFC (Cf. La LIJ N°58 – octobre 2001).

  3. Si son auteur est lui-même un journaliste, il est soumis à la même pratique (c’est le droit de réciprocité) ; la revue de presse est alors très libre.



3.Pour des textes ou œuvres littéraires : droit de citation si :

  1. L’œuvre a été divulguée.

  2. les extraits de textes sont courts.

  3. La destination didactique est très claire.

  4. l’origine et l’auteur sont indiqués avec précision.

  5. La citation ne porte pas atteinte au droit moral

4.Rares œuvres «libres de droits» :

Leur reproduction et ou représentation est gratuite ou libre. Donc le droit à la citation ne pose pas de problème.

a)œuvres non protégées :

b)les œuvres du domaine public : règle des 70 ans.

Remarque : pour savoir si une œuvre est libre de droit, on peut consulter la liste des auteurs de l’ADAGP (Cf. http://www.adagp.fr puis Les Auteurs représentés).



c)des œuvres protégées dont la reproduction est autorisée :

Remarque : cette Notice a été largement utilisée pour décrire les listes ci-dessus. Mais attention elle ne concerne vraiment que les photocopies et vraisemblablement les impressions de documents scannés à destination des élèves. Sur ce point le Code la Propriété Intellectuelle (art. L.122-10) est très restrictif, car pour lui «la reprographie s’entend de la reproduction sous forme de copies sur papier ou support assimilé par une technique photographique ou d’effet équivalent permettant une étude directe». (Cf. LIJ n°76 – juin 2003)



Dans le cadre européen, le projet ENEE Espace Numérique d’Éducation Européen vise à fournir des documents libres de droits issus de grandes institutions (BBC, IGN, INSEE, Météo France, Musées…) Cf. http://www.educnet.education.fr/plan/enee.htm

5.Autres créations : peintures, photographies, œuvres musicales...

a)à cela s’ajoute le problème de la nature de certaines œuvres

b)à quoi penser avant l’utilisation d’une photo ou image ?



Attention: une photo ou une image permettant d’identifier une personne est considérée comme une donnée nominative, et donc impose de faire une déclaration à la CNIL pour le cas d’un site. Même si le document a été modifié par des procédés techniques (morphing), il reste considéré comme donnée nominative.

c)que faire en cas d’auteur inconnu ? ou de recherche ?

E.sociétés d’auteurs : organisation, regroupements, redevances...

Merci à Carole GUERNALEC pour ses nombreuses informations

1.Rappel général sur les Sociétés d’Auteur et de Droit Voisin:

2.Regroupements récents :

3.Le problème de la redevance sur les supports :

4.Accord récent avec la SACEM (01/08/2001)

Depuis l’été 2001, un accord (rendu public seulement en début 2002) entre les ministères de la Recherche et de l’Éducation Nationale d’une part et la SACEM et la SDRM d’autre part, cherche à faciliter un usage par les enseignants de programmes sonores et audiovisuels éducatifs.
Cf. http://www.educnet.education.fr/plan/indust.htm

IV.la protection des systèmes informatiques et des programmes et données qu’ils contiennent

1.s’introduire dans un système informatique: un acte grave

délit d’accès frauduleux sanctionné jusqu’à un an de prison ferme et 15 000 €. d’amende (Cf. Art. 323-1 du Code Pénal), même en absence de préjudices. En cas de dommage même involontaire, les peines sont doublées (2 ans et 30 000 €).

ainsi pour le simple «accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données» à partir des failles d’un navigateur du Web, le TGP de Paris du 13/02/2002 a proposé une peine (avec sursis) de 1 000 €.

2.introduire des éléments interdits et/ou modifier des données sont durement condamnés

délit de destruction (ou de modification des données) ou d’entrave (ou de tentative d’entrave), tous les deux sanctionnés jusqu’à 3 ans de prison ferme et 45 000 €. d’amende (Loi de 1992 et C.P. art.323-2) si le système est soit touché par des dysfonctionnements ou si les données sont altérées.

V.PROTÉGER les échanges et le commerce électronique :

A.PROTÉGER ses échanges et problème de la cryptographie

1.Quelques définitions diffusées sur le net (Cf. Références ci-après):

2.Principales méthodes utilisées :

3.L'exemple des États-Unis: évolution vers une libéralisation totale:

4.Le choix français récent: vers une ouverture très large:

5.Quelques références:

6.Le problème des firewalls ou logiciels de protection

B.Quelques remarques sur le commerce sur Internet :

1.Règles de base:

  1. Chaque «cybermarchand» va devoir mieux s’identifier en 2003. Sa page d’accueil devra indiquer nom, adresse, inscription au registre du commerce, capital social… c’est à dire toutes les mentions dites obligatoires.

  2. Le «droit (français) de la consommation s’applique sur Internet ... une transaction commerciale obéit à la réglementation de celui qui achète». Donc le pays d’origine de la transaction importe peu. Dans le cadre européen depuis décembre 2000, tout litige avec un site marchand situé dans un pays de l’U.E. peut être porté en justice dans le pays du client. Exemple, j’achète un produit au Danemark dans la société XYZ, il y a conflit et dommage, je peux désormais assigner la société danoise XYZ devant les tribunaux français. MAIS le projet de loi de début 2003 propose désormais qu’en cas de litige, c’est plutôt la législation du pays du marchand qui est prise en compte, et non pas celle du client.

  3. La vente sur Internet est assimilée à la VPC (Vente Par Correspondance), donc dépend des textes de la «vente à distance». (Art.L.121-16 du Code de la Consommation).

  4. Les règles françaises concernant la publicité s’appliquent aussi sur Internet.

    On peut donc s’opposer au spamming (envoi massif et intempestif de courriers électroniques publicitaires) malintentionné ou irrégulier. Des canadiens proposent le terme de pourriel pour traduire le mot spam. Le projet de loi sur la Société de l’Information va assez loin, en permettant un refus de tout spamming par l’inscription sur des registres d’opposition. Avec la Directive européenne n°2002/58/CE, l’interdiction du spam pour les personnes non consentantes est désormais la règle en Europe.

    De même toute publicité mensongère peut être durement sanctionnée (de 3 mois à 2 ans de prison - art.L.121-1 du Code de la Consommation).

    Et normalement le français devrait être obligatoire pour la publicité visant les consommateurs français, conformément à la loi TOUBON du 04/08/1994.

  5. les règles françaises concernant les interdictions à la vente (objets nazis par exemple, Affaire Yahoo 20/11/2000) s’appliquent sur l’Internet.

  6. Le commerce sur Internet, normalement, n’échappe pas aux droits de douane

    - libres au sein de l’U.E.,

    - exigibles pour les pays non U.E. si la valeur dépasse les 300 Fr (46 €).

  7. Le commerce sur Internet, normalement, n’échappe pas à la TVA.

    Mais encore actuellement (1999), le téléchargement (des prestations de services seulement, mais pas des biens matériels qui eux relèvent de la TVA) depuis des pays hors U.E. est toujours hors taxe. C’est une décision transitoire de l’OMC s’achevant en fin 1999.

  8. La vente forcée, du genre subordination de la vente d’un produit à l’achat d’un autre produit (Windows vendu avec l’ordinateur, Internet Explorer vendu avec Windows...) est interdite et sanctionnée jusqu’à 10 000 Fr. (1 525 €) d’amende. L’affaire Microsoft de 1998-99 va dans le même sens. En 1999 un utilisateur a obtenu le remboursement du prix de Windows en refusant ce logiciel «imposé» dans son ordinateur...

2.Garantie des sites commerciaux = «labellisation»?

Sous l’égide d’organismes nationaux et internationaux du commerce est proposée une labellisation des sites commerciaux aux sociétés qui s’engagent à respecter les réglementations et la déontologie du métier : c’est le cas surtout de L@belsite (http://www.labelsite.org), Webtrust (http://www.webtrust.net) ou de Trust-e (http://www.truste.org)... présentés dans le rapport parlementaire de Christian PAUL.

Un «label de qualité» commence à apparaître (2002), avec le logo «Elisite Label», créé par la société SYSQUA. Ce serait un des rares à être reconnu par le ministère français de l’Économie et des Finances. Après une période de 6 à 8 mois et selon environ 150 critères, un site pourrait donc obtenir ce label.

3.Sécurité des transactions électroniques:

4.La signature électronique

Légalisation de la signature électronique en France depuis la loi de 2000 et le décret de mars 2001 (Cf.. chapitre III.B.3.).



5.Le contrat électronique

Avec le projet de loi de 2003, le contrat électronique semble désormais encouragé. Il pourra se conclure sans avoir besoin de signer un document papier. Cette facilité risquée qui impose au commerçant de conserver tous les contrats virtuels devrait amener le consommateur à faire de même.



VI.protéger les «hébergeurs» et diffuseurs.

Rappel: le législateur distingue deux types principaux de fournisseurs de services sur internet:

  1. les fournisseurs d’accès, plutôt pour les services techniques,

  2. les fournisseurs d’hébergement, plutôt pour les contenus.

A.sur la déclaration des sites

B.quelles règles observer pour déclarer un site contenant des données NOMINATIVES ? exemple en milieu éducatif:

  1. En amont, demander l’autorisation de manière claire et compréhensible à chacune des personnes concernées, ou aux parents ou tuteurs s’il s’agit de mineurs.

  2. faire une déclaration à la CNIL en insistant bien

    – sur le type de données (ne pas oublier messageries, forums…)

    – et les usages prévus de ces données et du fichier les contenant.

    – Il est recommandé de joindre à cette déclaration un Projet d’Acte réglementaire

    Cette démarche est faite selon les cas par les responsables légaux plus que par les directeurs de publication

    pour le primaire, la signature de la demande d’avis devrait être faite par le responsable légal, c’est à dire l’Inspecteur d’Académie ou un IDEN s’il possède une délégation (le Directeur de publication, qui est le plus souvent le Directeur d’école, n’a pas cette compétence légalement).

    – les Chefs d’Établissement pour le secondaire

    – le Recteur pour les services académiques.

    Remarque: la CNIL a 2 mois pour répondre; s’il n’y a pas de réponse, l’avis est accepté, l’accord étant alors implicite.

  3. Le «document officiel» ou Acte réglementaire (un arrêté ou un acte administratif, par exemple) de déclaration demandé par la CNIL est pris:

    – pour les écoles, par l’IA-DSDEN concerné,

    – pour les EPLE du secondaire par le Chef d’établissement, après un vote du Conseil d’Administration,

    – pour un site académique par le Recteur.

    Remarque: depuis 2000, la déclaration auprès d’une instance judiciaire n’existe plus pour un service public.

C.quelle responsabilité pénale sur le contenu des informations ?

0. Préalable: si le FAI n’est qu’un fournisseur de connexions (et pas, en plus, un hébergeur de sites), il est normalement totalement étranger aux infractions reprochées.

1. Jusqu’en fin 1998/début 1999, en France, la jurisprudence protégeait les hébergeurs de sites : la responsabilité des documents sur le «web» étant de la responsabilité des auteurs et créateurs, et non des F.A.I. (Fournisseurs d’Accès à Internet) ou autres services accueillant des sites. Seulement pour des cas graves (atteinte à la dignité humaine, par exemple), les FAI pouvaient être condamnés par l’art.227-24 du Code Pénal (délit de «transport ou de diffusion»...). Le FAI n’est donc théoriquement ni un directeur de publication, ni un auteur, et ne devrait pas être inculpé à ce titre. Pour Sébastien CANEVET «le droit éditorial... est inapplicable au fournisseur d’accès » (p.15 de son article référencé).

2. Depuis début 1999, «l’affaire Estelle HALLIDAY» inverserait la jurisprudence. La Cour d’Appel de Paris a condamné l’hébergeur de sites (affaire Altern), et non pas le créateur du site qui contenait l’objet du litige: les images concernant le top-modèle.

Conséquences principales:

A. Cela transformerait de fait l’hébergeur de site en éditeur, donc responsable des informations diffusées, ce qui est contraire aux propositions formulées par le Conseil d’État.

B. Cela limiterait désormais la liberté d’expression et de diffusion, ne serait-ce que par l’autocensure que cette action juridique va accentuer. Altern et d’autres hébergeurs «gratuits» fermerait tous ses sites.

3. Mai 1999: vote d’amendements du député BLOCHE à la loi sur l’audiovisuel par l’Assemblée Nationale française : la responsabilité des «hébergeurs» est largement «dégagée».

4. Allemagne: novembre 1999. La Cour d’appel de Munich va dans le même sens en refusant de rendre pénalement responsable les FAI (résolution de l’affaire de la filiale allemande de COMPUSERVE, durement condamnée le 28/05/1998 pour un «délit» datant de fin 1995).

5. Depuis le 28 juin 2000 l’Assemblée Nationale française a voté un nouveau texte plus en faveur de la liberté d’expression et de communication, notamment pour déresponsabiliser les hébergeurs, mais de manière bien partielle puisque ceux-ci devraient s’assurer de l’identité des créateurs de sites qu’ils hébergent.(Cf. le Texte de l’Assemblée Nationale sur le site : www.assemblee-nationale.fr/ta/ta0553.asp). Valentin LACAMBRE pour Altern (http://altern.org), ou les animateurs du site www.article11.net en faveur de la liberté d’expression ont vivement condamné cette restriction). Cf. Loi n°2000-719 d’août 2000.

D.De quelques devoirs des hébergeurs ou FAI :

  1. un FAI doit assurer de multiples services définis par le Conseil National de la Consommation (avis du 18 février 1997) : frais d’accès et d’installation, kit de connexion, assistance technique, formation, type de contrat. Ce contrat doit impérativement comporter les références légales de la société, l’ensemble des services offerts, les données relatives aux prix et à la durée du contrat, les clauses pour ruptures ou renouvellement, litiges, compensations... Les directives européennes de mars 2002 pour les «communications électroniques» vont dans le même sens et imposent aux États membres de vérifier la transparence, l’actualisation et la qualité des contrats proposés.

  2. selon le droit français, le FAI est «soumis aux obligations de moyens et de résultats»; mais en réalité, d’après les experts du cabinet BENSOUSSAN, seule l’obligation de moyens est prise en compte. Donc on peut attaquer un FAI pour des erreurs techniques ou un matériel déficient, mais pas pour des accès difficiles au net. De plus le fournisseur, sauf cas précis, n’est pas responsable par exemple du modem, qui est évidemment à la charge de l’utilisateur.

  3. tout contrat doit être conforme aux règles en vigueur surtout en droit du commerce : pas de clause abusive, références exactes de la société, droit de rétractation explicitement indiqué.

  4. le FAI devrait également offrir à ses clients tout moyen pour sécuriser les accès au Net, et pour les filtrer selon des choix déontologiques ou éthiques... (art.43-loi 30/09/1986 & loi 01/08/2000)

  5. mais ATTENTION, dans ce même article (43.7) les prestataires sont obligés explicitement d’avertir les utilisateurs des filtres et moyens utilisés pour tout ce qui peut limiter ou sélectionner les accès à divers services.

  6. Pour le cas des forums, lieu public d’échanges, la responsabilité du FAI pourrait être engagée. Ainsi dans une affaire récente (Tribunal de Lyon-28/05/2002) opposant le site Pere-Noel.fr au site Defense-consommateur.org, le propriétaire de ce dernier est condamné pour diffamation à partir d’articles déposés dans un forum non modéré (c’est à dire non contrôlé, libre d’usage).

  7. Un FAI-Portail après «l’affaire Yahoo» sur la vente d’objets nazis, du 20/11/2000, est responsable des articles ou produits qu’il propose à la vente, et doit s’assurer de l’origine des internautes acheteurs pour savoir s’ils ont le droit de procéder à l’achat en question. L’État peut porter plainte et semble pouvoir poursuivre le diffuseur au-delà des frontières.

  8. Désormais (Directive communautaire et loi de 2000) un hébergeur est seulement tenu :

    – de s’assurer de l’identité des responsables et créateurs des sites qu’il héberge, et d’en remettre éventuellement la liste à la disposition de la justice, l’autorité judiciaire étant seule habilitée à recevoir cette information. Pour un site académique dans l’Éducation Nationale la liste d’adresses des créateurs et responsables entrerait plutôt dans un cadre professionnel, donc elle pourrait normalement être requise. En droit français, la liste ne peut être tenue publique que pour les sites à titre professionnel.

    – de retirer immédiatement toute information qui lui serait indiquée comme illicite par une autorité judiciaire seule habilitée (le Conseil Constitutionnel trouvant la notion de tiers prévue par la loi trop imprécise),

    – d’alerter l’autorité concernée s’il a connaissance d’activité illicite.

  9. Depuis novembre 2001, avec la Loi sur la Sécurité Quotidienne (LSQ), les fournisseurs d’accès doivent conserver les seules «données de connexion» (c’est à dire les identifiants, les adresses IP, les dates et heures, les mots de passe…) pendant un délai maximal d’un an: y auront éventuellement accès la justice, la police judiciaire, les services en charge de la sécurité de l’État. Depuis la Loi rectificative de Finance, du 07/12/2001, les agents des douanes et les enquêteurs de la COB (Commission des Opérations Boursières) y auraient également accès. Mais bien évidemment, les données proprement dites, les contenus… ne doivent pas être conservés. Le 30/05/2002, les députés européens votent à une petite majorité un texte encore plus restrictif: la durée d’un an est confirmée; elle ne concerne pas les contenus, elle augmente la liste des données conservées dont les adresses électroniques, les adresses de sites visités et les n° du téléphone.

  10. Remarque pour les Fournisseurs de transports et de caching sur l’Internet : ils seraient normalement exonérés en terme de délit sur les contenus, puisque ce ne sont que des prestataires techniques. Pour les Fournisseurs d’Accès, la responsabilité ne peut être en cause sur les données que s’ils sont eux-mêmes créateurs.

  11. La LOPSILoi d’Orientation et de Programmation sur la Sécurité Intérieure, approuvée en été 2002 cherche à accélérer et faciliter l’accès aux données informatiques pour les officiers de police judiciaire. Il semble que si on se base sur la liste fournie par Interpol, le nombre de données accessibles, et donc à conserver par les opérateurs, est devenu très important (Cf SVM octobre 2002) et pose d’énormes problèmes techniques (stockage et facilité de communication par exemple) et éthiques (respect des libertés individuelles et de la vie privée, Cf. le site d’IRIS http://www.iris.sgdg.orga):

    – date et heure de connexion

    – adresse IP

    – numéro de carte de crédit en option (formule évidemment floue)

    – noms des fichiers téléchargés, des sites et pages consultés

    – destinataires des courriers électroniques…

E.qui est donc responsable pour un site web?



Au niveau pénal et civil, pour un Fournisseur de contenu, c’est le responsable légal du site. Seul l’État ne peut pas être poursuivi comme personne morale.

L’auteur de l’infraction peut être poursuivi, sauf pour les infractions de presse.

Remarque pour les hébergeurs de l’Éducation Nationale: c’est l’autorité judiciaire qui poursuit, et non l’autorité administrative.



Les prestataires techniques (FAI, Services de caching, Transporteurs et même Hébergeurs…), considérés comme simples auxiliaires, ne sont pas responsables en droit européen et français, sauf sous conditions précises (refus d’obtempérer par exemple).



Pour les très nombreux délits de presse et de publication, la responsabilité «en cascade» s’applique: c’est le directeur de publication qui est responsable, sinon l’auteur incriminé, sinon le producteur.



Ces délits de presse concernent entre autres: diffamation, injure, fausses nouvelles, provocation aux crimes et délits, incitation au suicide, à la toxicomanie…



Mais qui alors est considéré comme directeur de publication?



F.que faut-il mettre comme informations légales sur un site?

Rappel: le défaut de formalités préalables peut entraîner une amende de 45 000 €

    1. le nom et prénom et l’adresse précise de la personne physique, ou la dénomination exacte ou raison sociale et l’adresse pour une personne morale responsable du site, par exemple le nom de l’établissement scolaire pour un site d’établissement.

    2. les nom et prénom du directeur de publication, qui peut être différent du responsable légal, et qui peut même appartenir à une entité qui n’a pas de personnalité juridique, comme un directeur d’école.

  1. les nom et prénom du responsable de rédaction, chargé du suivi éventuel du droit de réponse, avec le moyen de le contacter. Ce n’est qu’un simple gestionnaire, non responsable.
    Cf. loi du 29/07/1982

  2. les moyens de contacter le webmestre (une adresse électronique est préférable)

  3. s’il y a eu autorisation de la CNIL, il est recommandé de mettre
    le n° attribué, voire rendre accessible le texte de l’avis réglementaire
    Celui du site rectoral de Lyon est un modèle très complet Cf. http://www.education.gouv.fr/botexte/bo020214/MEND0102799A.htm
    les données nominatives concernées et leurs traitements
    et toujours avertir si des données sont recueillies ou émises systématiquement
    chaque service doit donc être explicité, et le nom du responsable connu, ainsi que les moyens de le contacter.

  4. si le point 5 est rempli, il serait bon de mettre clairement la référence à la Loi Informatique et Liberté de 1978 et aux droits des utilisateurs concernant l’accès aux données personnelles.

  5. 7. un Fournisseur d’accès (FAI) doit en plus informer sur les filtrages opérés, et offrir aux utilisateurs les moyens de filtrer ou contrôler eux-mêmes leurs accès.

  6. la mention du copyright est souhaitée, mais n’est pas obligatoire ni forcément utile; elle ne vaut que comme simple commencement de preuve; exemple; ©RaisonSociale-date (= mois et année de la première publication).

  7. une charte et les indications des textes juridiques européens et français doivent être accessibles depuis la page légale. Cette charte est surtout un texte de bon usage, explicitant les droits et devoirs des utilisateurs et les services rendus. Le rappel des textes concernant lois et règlements fait partie de «l’obligation de prévenir» même si «nul n’est censé ignorer la loi».

G.cas particulier: fautif étranger, diffuseur français...

  1. la loi est claire sur ce point, si le fautif (en matière de presse) est étranger et réside à l’étranger, c’est le diffuseur (vendeur ou distributeur) sur le sol national qui est responsable, et même peut-être poursuivi comme «auteur principal du délit».

    Mais la coopération internationale qui se développe en matière policière et juridique va permettre à terme de poursuivre les vrais coupables dans d’autres pays... C’est déjà largement le cas au sein de l’Union Européenne depuis la Convention de Bruxelles de 1968.

  2. si le fautif est étranger et réside sur le sol national, c’est le Code Pénal qui lui est appliqué (art.113-2 & 113-5)



Remarque : aux ÉU, les fournisseurs d’accès sont le plus souvent reconnus comme de simples véhicules de l’information, donc sont normalement non responsables des contenus de leurs sites.

D’autre part l’affaire Yahoo (TGI Paris 22/05/2000), société condamnée en France pour diffusion d’objets «nazis», amène à une vision pessimiste des accords internationaux, puisque ce jugement semble être difficilement applicable aux ÉU en fonction du poids du 1° Amendement (qui pose comme préalable la primauté accordée à la liberté d’expression).



VII.protéger les noms de «domaine»

1.Organisation internationale et française:

2.Pratique pour les attributions de noms en France :

3.Le problème des marques :

4.Protection des noms patronymiques

En général, l’emprunt d’un nom patronymique sans autorisation, et/ou son utilisation à des fins malveillantes ou répréhensibles (en fonction du contenu du site) sont souvent condamnés. C’est l’usage abusif du nom qui fait l’objet d’une condamnation.

Par exemple en 2000, les jugements concernant les affaires de détournement de noms célèbres (Amélie MAURESMO, PASQUA ou Bertrand DELANOË) ont donné raison aux plaignants. En été 2000, un nom patronymique utilisé comme nom de domaine d’un site pornographique est reconnu comme faute par le TGI de Paris (31/07/2001).



VIII.quelques autres droits des utilisateurs et consommateurs

A.protection spécifique des mineurs

B.protection contre l’usage abusif des TICE

Cf. Le décret de 1996 mettant en garde contre l’usage abusif des jeux vidéos, obligeant par exemple à mettre des avertissements sur les emballages et à prémunir contre les risques d’épilepsie.

C.protection contre dommages et défauts des produits

La loi du 19 mai 1998 est méconnue et pourtant fort intéressante. Tout fabricant ou loueur et vendeur professionnel est responsable de tout dommage ou défaut d’un produit, à condition qu’il soit prouvé (art.1386-9), et cela pendant une durée de 10 ans.

Comme la définition du produit est très large, elle englobe visiblement également les logiciels, comme l’affirme Mélanie CLÉMENT-FONTAINE (Cf. Annexes).

Cela concerne aussi bien les acquéreurs que les tiers utilisateurs.

D.Protection des candidats aux élections

E.protection contre toute incitation au suicide

Toute provocation au suicide (art.223-13 du Code pénal) et toute propagande en faveur de moyens de se donner la mort (art.223-14) sont sanctionnées, car Internet est alors considéré comme n’importe quel vecteur de diffusion.

F.Protection du secret des correspondances

Remarque préalable: depuis le J.O. du 20 juin 2003, le mot courriel remplace les mots «courrier électronique, mail, e-mail et mèl).



G.protection contre injures ou diffamations.

H.protection syndicale et dans l’exercice du télétravail

1.À propos du télétravail.

2.Surveillance et contrôles des travailleurs

3.TICE, droit d’expression des salariés et droits syndicaux… :

4.Droit au repos et à la «déconnexion»?

En tenant compte du droit des salariés à un repos quotidien (L220-1 du CT) et hebdomadaire (L221-4 du CT), on peut penser comme la Cour de Cassation du 10/07/2002 le rappelle que le temps de repos «suppose que le salarié soit totalement dispensé directement ou indirectement, sauf cas exceptionnels, d’accomplir pour son employeur une prestation de travail même si elle n’est qu’éventuelle ou occasionnelle», ce qui établit «un réel droit à la déconnexion» ajoute le Forum des droits.

5.Vers une négociation raisonnée systématique...

Depuis Mars 2001, nous disposons d’un Rapport de grande qualité émanant de la CNIL «La cybersurveillance des salariés dans l’entreprise» (en téléchargement sur le site de la CNIL). Outre les informations techniques qu’il rappelle sur la traçabilité, «inhérente à l’informatique», il met l’accent sur la nécessaire prise en compte, même sur le lieu de travail, du respect de la vie privée de tous les partenaires. Trois règles sont rappelées et énoncées pour définir un cadre cohérent et citoyen : la transparence et la loyauté, la proportionnalité et la discussion collective. Elles devraient permettre de tolérer un usage raisonnable à des fins privées des TIC sur le lieu de travail. Des annexes de ce rapport, très précises et riches, indiquent ce que pourrait être une charte pour cet usage raisonnable. Le second rapport de la CNIL en février 2002 sur « La cybersurveillance sur les lieux de travail» est encore plus explicite, et semble s’appliquer également à l’administration puisque la LiJ n°66 de juin 2002 s’en inspire. Le Site du Forum des Droits sur l’Internet, référencé par le site officiel http://www.Service-public.fr considère également en septembre 2002 «qu’il doit être reconnu au salarié une possibilité d’utilisation personnelle d’internet. Néanmoins cet usage doit être raisonnable…» et dans le cadre de «recommandations claires et explicites» rédigées après concertation.

Comme indiqué ci-dessus, depuis l’Arrêt de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation en date du 02/10/2001, qui s’en prend à une affaire où un dossier informatique «Personnel», dûment indiqué, avait été violé par l’employeur, le respect de la confidentialité des données personnelles (donc des méls) et d’une vie privée sur le lieu de travail est fortement réaffirmé, ce qui donne raison à la CNIL qui depuis de nombreux mois œuvrait en ce sens : «le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l’intimité de sa vie privée ; que celle-ci implique en particulier le secret des correspondances ; que l’employeur ne peut dès lors sans violation de cette liberté fondamentale prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié et reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail et ceci même au cas où l’employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l’ordinateur». 99-42.942 - Arrêt n°4164 du 02/10/2001



IX.autorégulation ou corégulation, déontologie et nétiquette.

Rappel : la déontologie est au sens général la «théorie des devoirs, en morale». Dans un sens plus juridique et professionnel, elle désigne «les devoirs qu’impose à des professionnels l’exercice de leur métier» (Le Nouveau Petit Robert, juin 1995).



  1. de multiples recommandations se manifestent pour un usage citoyen, respectueux des autres et de la bonne marche des réseaux : cette volonté émane autant des simples utilisateurs que des firmes sur le net. Ils essaient, en s’autorégulant et en s’auto-disciplinant, d’éviter l’intervention jugée intempestive des États. Or cette vision autonome n’est pas toujours présente dans la tradition française, plutôt centraliste. Mais la CNIL et le Rapport TOIS-2001 semblent parfois favorables à cette évolution.

  2. d’où la diffusion de nombreuses règles de bonne conduite ou de déontologie, comme par exemple dans les réseaux publics:

    - celle du réseau RENATER Réseau National de l’Éducation et de la Recherche (http://www.renater.fr/Services/Procedures/index.htm)

    - celle du CRU Comité Réseaux Universitaires (http://www.cru.fr/droits-deonto/)

    - pour le Canada, Cf. Les Règles de navigation du réseau Éducation-Médias diffusées dans la brochure « Le contenu illégal et offensant diffusé sur l’Internet» sur http://www.brancher.gc.ca/cyberaverti.

  3. projets de Code de l’Internet devenue Charte d’auto-règlementation:

    Cf. En France la Commission BEAUSSANT : proposition de Charte de l’Internet - 1997
    Cf. L’avis de l’AUI (Association des Utilisateurs d’Internet), à l’adresse suivante: http://www.aui.fr/Communiques/comm-charte-050397.html

  4. de nombreuses tentatives internationales pour l’autocontrôle, par exemple:

    - le projet ICRA (Internet Content Rating Association) qui tend à promouvoir un standard mondial pour assurer une recherche sur le web plus contrôlée

    - le système PICS (Platform for Internet Content selection) du MIT et WWW CONSORTIUM, qui est désormais intégré dans les navigateurs de NETSCAPE et de MICROSOFT.

  5. En France : initiatives intéressantes:

    - surtout de PACTE (Prospectives et Actions Communautaires pour la Technologie et l’Éthique) - (http://pacte.tethys-software.fr), pour débattre des questions d’éthique, d’autocontrôle...

    Cf. Notamment les actes du colloque au Sénat français, de janvier 1999 sur l’Info-éthique (référence ci-dessous).

    - Le GESTE (Groupement des Éditeurs de Service en Ligne) propose également une Charte de l’Internet : http://www.planete.net/code-internet/

  6. vers un «Forum ouvert et permanent des droits de l’Internet» (Rapport parlementaire de mai 2000) proposé par le député Christian PAUL, à la suite d’une décision du Premier Ministre qui l’avait chargé d’une mission de réflexion en novembre 1999 sur les problèmes de la «corégulation» ; un forum est accessible à :
    http://www.internet.gouv.fr/francais/textesref/pagsi2/lsi/rapportcpaul/sommaire.htm
    Ce rapport met l’accent sur la nécessaire corégulation, «espace entre régulation publique et autorégulation», dans le respect des règles démocratiques et du pluralisme.
    En mi-2001, «Le Forum des droits de l’Internet», association de type 1901, est ouvert sous la direction de Isabelle FALQUE-PIERROTIN sur http://www.foruminternet.net . C’est un conseil de sages, recueillant avis, idées et développant débats et sollicitations, dans un cadre général faisant primer l’idée de corégulation.

La netiquette, plus spécialement utilisée pour les diverses communications sur le net, peut être analysée à partir du texte proposé par http://www.fdn.org.



X.annexes:

A.quelques références

1.Livres et brochures plutôt juridiques...

Auteur

Titre & références

date

BERTRAND André

    La protection des logiciels
    Que sais-je ? n°2853


PAOLETTI Félix

    Informatique et monde contemporain - Documents de Travail
    MEN, DLC

1995

La Documentation Française

    Voix, image, protection des données personnelles
    Documentation Française

1996

ÉPI

    Matériaux pour l’option informatique. Vol.I
    Matériaux pour l’option informatique. Vol.II

1996

1998

Journal Officiel

    Code de la propriété Intellectuelle, Direction des Journaux Officiels, 26 rue Desaix, 75227 PARIS CEDEX 15

1997

La Documentation Française

    Guide de l’accès aux documents administratifs, 3° édition
    Documentation Française

1997

SÉNAT

    Rapport d’information n°169 - Images de synthèse et monde virtuel. Techniques et enjeux de société

1997 1998

BRETON/DUFOURD/HEILMAN

    L’option informatique au Lycée
    Hachette, Éducation

1998

GUERNALEC Carole
Coordinatrice

    Le multimédia dans l’enseignement supérieur. Petit guide juridique à l’usage des responsables et des enseignants
    proposé par le site EDUCNET du MEN, 98 pages

1998 ?

BENSOUSSAN Alain

    Internet, aspects juridiques
    Paris, Hermes

1998

BRAIBANT Guy

    Données personnelles et société de l’information
    Rapport remis au Premier Ministre Lionel JOSPIN

1998

GFII

    7 clés juridiques pour Internet
    Paris, AFNOR

1998

Association PACTE

    Info-éthique : quels acteurs face à quelles responsabilités ?
    Actes du colloque au Palais du Luxembourg - février 1999

1999

CANEVET Sébastien

    Fourniture d’accès à l’Internet et responsabilité pénale.
    Article publié sur http://canevet.com/doctrine/resp-fai.htm

1999

FÉRAL-SCHUHL C.

    Le cyberdroit
    Dalloz

1999

CLÉMENT-FONTAINE Mélanie

    La licence Publique Générale GNU (Logiciel libre)
    Publiée sur http://crao.net/gpl/

1999

BIBENT Michel

    Le droit du traitement de l’information
    Paris, Nathan

2000

BREESE Pierre

    Guide juridique de l’Internet et du commerce électronique
    Paris, Vuibert

2000

BROGLIE Gabriel de

  • Le droit d’auteur et l’internet
    http://www.culture.fr/culture/cspla/rapportbroglie.pdf

2000

BUYDENS Mireille

DUSOLLIER Séverine

POULLET Yves

    Droit d’auteur et accès à l’information dans l’environnement numérique
    UNESCO, 48 p.

2000

LE STANC C.

VIVANT M.

    Droit de l’informatique et des réseaux
    Lamy

2000

PAUL Christian

    Du droit et des libertés sur l’Internet
    Paris, Rapport parlementaire
    Publié par la Documentation Française en 2001.

mai
2000

Ligue des Droits de l’Homme

    Internet et la démocratie
    N°spécial d’Après-demain, n°430-431

Jan-Fév 2001

CARCENAC Thierry
député du Tarn

    Pour une administration électronique citoyenne. Méthodes et moyens
    Rapport au Premier Ministre

2001

CHASSIGNEUX Cynthia

    La protection des données personnelles en France
    -in-Lex Electronica, V.6, n°2

2001

CNIL

    La cybersurveillance des salariés dans l’entreprise mars

    La cybersurveillance sur les lieux de travail février

2001

2002

RONAI Maurice

TRUCHE Pierre…

    Administration électronique et protection des données personnelles – Livre blanc

2002

Revue Ac-tice

    Vigilance juridique
    n°24 de la revue Ac-tice, janvier-février

2002

TOIS Emmanuel

2002

FORUM DES DROITS

2003

2.Sites Internet sur les TICE juridiques (Sociétés d’auteurs, Cf. C)

Attention: les adresses de sites changent souvent. La liste ci-dessous peut donc contenir des erreurs dues à ces changements.

AFNIC - Association Française pour le Nommage Internet en Coopération

http://www.afnic.fr

AGERS - Ministère de la Communauté Française de Belgique

http://www.agers.cfwb.be/pedag/tice/jurid/jurid.htm

ANONYMAT.ORG site pour être protégé et anonyme sur le net

http://www.anonymat.org

APP Agence de protection des programmes

http://app.legalis.net/paris/index1.htm

ART - Agence de Régulation des Télécommunications

http://www.art-telecom.fr

ASBL - outil de recherche actualisé sur Droit et Nouvelles Technologies

http://www.droit-technologie.org

AVOCAT - Murielle CAHEN

http://www.murielle-cahen.com

AVOCAT - Blandine POITEVIN

http://www.jurisexpert.net

AVOCAT - Valérie SÉDAILLIAN

http://www.internet-juridique.net

BRM - Bureau d’avocats spécialisés

http://www.brmavocats.com/brm.asp

CABINET d’avocats G. BENAYOUN - CGB

http://www.avocats-cgb.com/intro.html

CABINET BENSOUSSAN

http://www.alain-bensoussan.tm.fr

CANEVET Sébastien - Site personnel –Jurisprudence/Doctrine/Législation

http://canevet.com/accueil/index.htm

CELOG - Centre d’expertise - Édition des Parques

http://www.celog.fr/cpi

COMMISSION EUROPÉENNE - LAB Legal Advisory Board

http://www.echo.lu/legal/fr/browsfr.html

CONSEIL D’ÉTAT Français
Programme d’action gouvernemental

http://www.internet.gouv.fr/francais/textesref/rapce98/accueil.htm

CNIL – Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés

http://www.cnil.fr

CNIL-Juniors

http://www.cnil.fr/juniors/index.html

CNRS

http://www.sg.cnrs.fr/Internet/legislation.htm

CORDIS Site multilingue de l’UE sur la propriété intellectuelle

http://www.cordis.lu/fr/home.html

contact : pr@ipr-helpdesk.org

CYBERAVERTI, du Gouvernement du Canada sur le «Contenu illégal et offensant diffusé sur l’Internet»

http://www.brancher.gc.ca/cyberaverti

DELIS - Droits et Libertés face à l’Informatisation de la Société

http://www.delis.sgdg.org

DESIRE - être détective sur l’Internet
Analyse des sources

http://www.desire.org/detective/fr/trainers.html

DIGIMARC (sur le «watermarking»)

http://www.digimarc.com

DROIT.ORG – Portail du Droit

http://www.droit.org/

DROIT & DOCUMENTATION, site de Didier FROCHOT

http://home.worldnet.fr/~frocho

Encyclopédie Universelle des Droits de l’Homme (président Robert BADINTER)

http://www.eudh.org/fr

FORUM DES DROITS &

DROIT DU NET

http://foruminternet.org

http://www.droitdunet.fr

GNU sur logiciels libres et copyleft

http://www.gnu.org

GUIDE ASSOCIATIF du GAES (Guide Annuaire de l’Économie Sociale)

http://www.gaes.org

ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers)

http://www.icann.org

INPI - Institut National de la Propriété Industrielle

http://www.inpi.fr/inpi

INTERDEPOSIT, 10, route de l'Aéroport - CP 41 CH1215 GENEVE 15 - Suisse
Tél. 41(22)788 63 83-Fax 41(22)788 63 90

iddn@iddn.org

http://www.legalis.net/iddn

http://www.iddn.org

L’INTERNET JURIDIQUE

http://www.internet-juridique.net

IRPI - Institut De Recherche en Propriété Intellectuelle, portail général

http://www.ccip.fr/irpi/index.html

JNET Jurisprudence relative à l’Internet du site LEGALIS

http://www.legalis.net/jnet

JUNKBUSTERS Alert on Web Privacy

http://www.junkbusters.com/cgi-bin/privacy

JURISCOM de Lionel THOURNYRE

Site très dense avec actualité mensuelle d’«Informations Rapides».

http://www.juriscom.net



http://www.juriscom.net/actu/index.htm

JURISEXPERT (avocate B. POITEVIN)

http://www.jurisexpert.net

LEGALnet (LEGALIS)
Jurisprudence sur l’Internet

http://www.legalis.net/legalnet

http://www.legalis.net/jnet

LÉGAMÉDIA très riche site juridique pour les enseignants

http://www.legamedia.education.fr

LEXBASE portail juridique très riche

http://www.lexbase.fr

MINISTÈRE français - ADMIFRANCE
LEGIFRANCE, JURIFRANCE

http://www.service-public.fr
http://www.legifrance.gouv.fr/citoyen

MINISTÈRE de l’Éducation

Guide Juridique ‘Chef d’établissement’

LÉGAMÉDIA

http://www.educnet.education.fr/juri

http://www.education.gouv.fr/sec/chefdet

http://www.legamedia.education.fr

MINISTÈRE de la Justice

http://www.justice.gouv.fr

MINISTÈRE des Télécommunications
et sa Revue du droit de l’informatique...

http://www.telecom.gouv.fr

http://www.dit.presse.fr

OMPI Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle

http://www.ompi.org/fre
http://www.wipo.org/fre

PRIVACY, site pour la défense et l’autonomie des internautes

http://www.privacy.org

UNIVERSITÉ de MONTRÉAL

http://www.droit.umontreal.ca

URFIST - répertoire de ressources

http://www.ccr.jussieu.fr/urfist/resjur.htm

WIPLA Agence Mondiale du droit de la propriété intellectuelle (privée)

http://www.wipla.com/frindex.html

B.textes principaux, lois & conventions...

Loi 29/07/1881

    Loi sur la liberté de la presse.

    Décret-loi 29/10/1936

    Contre le cumul de rémunérations pour les agents de l’État. (rémunérations pour droit d’auteur ?)

    Ordonnance 02/02/1945 – n°45-174

    Relative à l’enfance délinquante

    Loi 16/07/1949 - n°49-956

    Loi sur les publications destinées à la jeunesse.

    Loi 11/03/1957 - n°57-298

    Relative à la Propriété littéraire et artistique, concernant le Droit d’Auteur sur une œuvre de l’esprit.

    Loi 06/01/1978 - n°78-17

    Relative à l’informatique, aux fichiers, aux libertés... et fondation de la CNIL.

    Décret 23/12/1981 - n°81-1142

    Sur les sanctions pénales liées à la loi n°78-17.

    Convention Européenne du 28/01/1981 - n°81/108

    Conseil de l’Europe : protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel.

    Loi 29/07/1982 - n°82-652

    Sur l’obligation de nommer un directeur de publication responsable pour tout service de communication.

    Loi 03/07/1985 - n°85-660

    Protection juridique des logiciels, des auteurs, éditeurs et acquéreurs... incluse dans le droit d’auteur.

    Loi 01/08/1986 - n°86-897

    Modifiant la loi de 1881 sur le régime juridique de la presse.

    Loi 30/09/1986 - n°86-1067

    Relative à la liberté de communication notamment audiovisuelle. La notion de service audiovisuel au public s’applique aux sites internet.

    Note de service 31/03/1987
    n°87-099

    Pour l’Éducation nationale, cette note diffuse à tous les services l’information sur la Norme simplifiée n°29 concernant les traitements informatisés d’informations nominatives (Délibération n°86-115 du 02/12/1986)

    Loi 05/01/1988 - n°88-19

    Loi dite «GODFRAIN», modification du Code Pénal sur la fraude informatique.

    DC 26/07/1989 - n°89-259

    Décision Constitutionnelle modifiant la loi du 30/09/1986 relative à la liberté de communication

    Loi 29/12/1990 - n°90-1170

    Concernant la cryptographie et la réglementation des télécommunications.

    Directive 91/250/CEE du 14/05/1991

    Directive communautaire (Conseil) concernant le droit d’auteur pour un logiciel et la protection juridique des programmes d’ordinateur.

    Loi 10/07/1991 - n°91-646

    Sur le secret des correspondances émises par voie de télécommunications, donc des méls.

    Loi 20/06/1992 - n°92-546

    Sur l’obligation de dépôt légal de tout document diffusé ou publié.

    Loi 01/07/1992 - n°92-597

    Relative au Code de la Propriété Intellectuelle.

    Loi 22/07/1992 - n°92-683

    Nouveau Code Pénal prenant en compte les atteintes aux systèmes de traitement automatisé des données.

    DC 21/01/1994 - n°93-333

    Décision Constitutionnelle modifiant la loi du 30/09/1986 relative à la liberté de communication.

    Loi 05/02/1994 - n°94-102

    Relative à la répression de la contrefaçon.

    ADPIC 15/04/1994

    Accord communautaire européen sur les Droits de Propriété Intellectuelle touchant au Commerce.

    Loi 10/05/1994 - n°94-361

    Sur la protection juridique et la modification du CPI sur les programmes d’ordinateurs : par exemple droit de décompiler et de copier des interfaces sans accord de l’auteur en vue de l’interopérabilité (mise en réseau...).

    Loi 04/08/1994 - n°94-665

    Relative à l’emploi de la langue française

    Loi 21/01/1995 – n°95-73

    Relative à la sécurité (vidéosurveillance)

    Directive 95/46/CE - 24/10/1995

    Directive européenne relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données... Donc modification de la loi française de 1978, mais dans le même sens.

    Directive 95/51/CE - 18/10/1995

    Directive européenne concernant le câble.

    Directive 96/9/CE - 11/03/1996

    Directive européenne sur la protection des banques ou bases de données.

    Décret 23/04/1996 -n°96-360

    Relatif aux mises en garde concernant les jeux vidéos.

    DC 23/07/1996 - n°96-378

    Loi de réglementation des télécommunications.

    Loi 26/07/1996 - n°96-659

    Première libéralisation de la cryptologie

    Création de l’Agence de Régularisation des Télécommunications - A.R.T.

    Directive 97/66/CE - 15/12/1997

    Directive européenne pour protéger les données à caractère personnel et la protection de la vie privée (domaine des télécommunications).

    Décret 24/02/1998 - n°98-101

    Décret 23/03/1998 - n°98-206

    Sur les libertés d’utiliser la cryptologie.

    Loi 19/05/1998 - n°98-389

    Sur la responsabilisation des fabricants sur les défauts des produits qu’ils mettent en circulation, valable pour une durée de 10 ans pour tout dommage ou défaut prouvé, lié au produit.

    Rapport 02/07/1998 du Conseil d’État

    Le rapport «Internet et les réseaux numériques» donne des informations sur Droits et Réglementations, notamment sur le CPI - Code de propriété Intellectuelle appliqué au numérique.

    Directive 1998/71/CE - 13/10/1998

    Directive européenne sur protection juridique des dessins et modèles.

    Décision 25/01/1999 276/99/CE

    Création d’un plan communautaire pour lutter contre les messages à contenus illicites et préjudiciables sur l’Internet.

    Décrets 99-199 et 99-200
    de mars 1999

    Libéralisation plus grande de la cryptologie : passage de 40 à 128 bits notamment pour les clés de chiffrement.

    Circulaire du 07/10/1999

    Relative aux sites internet des services et des établissements publics de l’État

    Circulaire du 03/12/1999
    n°99-195

    Relative à la mise en œuvre du protocole d’accord du 17/11/1999 sur la reproduction par reprographie dans les EPLE.

    Directive 1999/93/CE - 13/12/1999

    Directive européenne (Parlement et Conseil) sur la signature électronique.

    Loi 13/03/2000 - n°2000-230

    Sur la signature électronique. Transposition de la DC du 13/12/1999.

    Directive 2000/31/CE 04/05/2000

    Directive européenne sur le commerce électronique.

    Décret 15/05/2000 -
    n°2000-405

    Création Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication.

    Déclarations communes Européennes du 14/07/2000

    Traité OMPI sur le droit d’auteur (WCT) - Organisation Mondiale de le Propriété Intellectuelle.

    Loi 01/08/2000 - n°2000-719

    Sur la communication publique sur Internet, la responsabilité des créateurs de sites et celle des hébergeurs, modifiant la loi 86-1067 du 30/09/1986.

    Règle 45/2001/CE du 18/12/2000

    Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel.

    Décret 2001-272 - 30/03/2001

    Application du Code Civil relatif à la signature électronique.

    Directive 2001/29/CE - 22/05/2001

    Directive européenne sur le droit d’auteur ; maintien du droit à la copie privée malgré la pression des éditeurs.

    Projet de loi 13/06/2001

    Projet dit LSI sur la Société de l’Information.

    Arrêt 99-42.942 n°4164 -
    02/10/2001

    Cet Arrêt de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation garantit la vie privée sur le lieu et le temps de travail.

    Loi 2001-1062 - 15/11/2001

    Relative à la sécurité quotidienne, et permettant le contrôle de l’usage criminel des TIC (cryptographie, durée de conservation des données…) = LSQ.

    Loi 2002-303 - 04/03/2002

    Sur les droits des malades et la qualité du système de santé, et donc l’accès direct aux fichiers médicaux.

    Directives 2002/2x/CE –
    mars 2002

    Le Conseil et le Parlement Européen adoptent 4 directives pour demander aux États membres de créer un cadre réglementaire commun pour les réseaux et services de communications électroniques et assurer un « service universel ».

    Juillet - Août 2002

    LOPSI – Loi d’Orientation et de Programmation sur la Sécurité Intérieure, facilitant l’accès aux données informatiques.

    Directive 2002/58/CE

    Directive européenne s’opposant aux courriers électroniques publicitaires (spam) envoyés à des personnes qui n’auraient pas donné leur consentement préalable.

C.les sociétés d’auteurs et leurs sites

Les sociétés d’auteur proprement dites (concernant les droits d’auteurs)

(environ une vingtaine de SPRD = Société de Perception et de Répartition des Droits)

AAM

Association des Auteurs Multimédias
3 rue Troyon - 75017 PARIS - Tel. 01.46.94.67.04

ADAGP

Société des Auteurs dans les Arts Graphiques et Plastiques
11 rue Berryer - 75008 PARIS - Tel.01.43.59.79

http://www.adagp.fr

ALPA

Association de Lutte contre la Piraterie Informatique
6 rue de Madrid - 75008 PARIS - Tel. 01.45.22.07.07

APP

Agence de Protection des Programmes
119 rue de Flandre - 75019 PARIS - Tel.01.40.35.03.03

http://app.legalis.net/paris/index.htm

ARP

Société des Auteurs, Réalisateurs, Producteurs

7 avenue de Clichy - 75017 PARIS – Tel. 01.53.42.40.00

CFC

Centre Français d’exploitation du droit de Copie

20 rue des Grands Augustins – 75006 PARIS - Tel.01.44.07.47.70

http://www.cfcopies.com/vous_utilisez/index.htm

FCM

Fonds pour la Création Musicale

141 rue La Fayette - 75010 PARIS – Tel.01.48.78.50.60

SACD

Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques
11 bis rue Ballu – 75009 PARIS – Tel.01.40.23.44.44

http://www.sacd.fr

SACEM

Société des Auteurs Compositeurs et Éditeurs de Musique
225 rue Charles de Gaulle – 92521 NEUILLY/SEINE – Tel.01.47.15.17.15

http://www.sacem.fr

SAIF

Société des Auteurs des Arts Visuels et de l’Image Fixe

SCAM

Société Civile des Auteurs Multimédia

5 avenue Velazquez – 75008 PARIS - Tel.01.56.69.58.58

http://www.scam.fr/

SCELF

Société Civile de l’Édition Littéraire Française

9 rue Bleue - 75009 PARIS - Tel.01.53.34.97.10

SCPA

Société Civile des Producteurs Associés (pour SCPP et SPPF)

159-161 avenue du Général de GAULLE - 92200 NEUILLY sur SEINE
Tel. 01.46.40.10.00

SDI

Société de l’Image


SDRM

Société pour les Droits de Reproduction Mécanique

= ADAGP, SACD, SACEM, SCAM et lien avec SESAM
225 avenue Charles de Gaulle – 92200 NEUILLY/SEINE – Tel.01.47.15.47.15

http://www.sacem.fr/percevoirs/sdrm/index.html

SEAM

Société des Éditeurs et Auteurs de Musique

175 rue St Honoré - 75001 PARIS - Tel. 01.42.96.89.11

SESAM

Société commune de gestion des droits d’Auteurs Multimédia
= ADAGP, SACD, SACEM, SCAM
et lien avec SDRM
BP 11593 16 place de la Fontaine aux Lions 75019 PARIS Tel. 01.47.15.49.06

http://www.sesam.org

SGDL

Société des Gens de Lettres

Hôtel de Massa 3, 8 rue du Fg St Jacques – 75014 PARIS – Tel.01.53.10.12.00

http://www.sgdl.org/somm.htm

SNAC

Syndicat National des Auteurs Compositeurs

80 rue Taitbout – 75009 PARIS – Tel.01.48.74.96.30

http://www.snac.fr/

SOFIA

Société Française des Intérêts des Auteurs de l’Écrit depuis 1999

mél : sofia3@wanadoo.fr
site : http://www.la-sofia.org

SPPI

Syndicat des Producteurs de Phonogrammes Informatiques

1 Impasse Champeau 21800 Quetigny - FRANCE - http://www.sppinfo.org-

UNAC

Union Nationale des Auteurs et Compositeurs

2 rue du Général Lanzerac 92521 NEUILLY sur SEINE Tel/Fax 01.30.56.51.40

Sociétés d’artistes interprètes (concernant les droits voisins)

ADAMI

Société pour l’Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes
14-16 rue Ballu – 75009 PARIS – Tel.01.44.63.10.00

http://www.adami.org

ANGOA

Association Nationale pour la Gestion des Œuvres Audiovisuelles
11 bis rue J. Goujon - 75008 PARIS – Tel.01.53.83.91.91

PROCIREP

Société civile des Droits de Représentation Publique des Films Cinématographiques

11 bis rue J. Goujon - 75008 PARIS – Tel.04.53.83.91.91

SCPA

Société Civile des Producteurs Associés (SCPP + SPPF)
159-161 avenue du Général De GAULLE 92200 NEUILLY sur Seine
Tel. 01.46.40.10.00

SCPP

Société Civile des Producteurs Phonographiques

159-161 avenue du Général de Gaulle – NEUILLY+/SEINE – Tel.01.46.40.10.00
http://www.scpp.fr

SIPLA

Syndicat International pour la protection Littéraire et Artistique
Dépôt et protection des œuvres de tout domaine ; conseils, assistances…
255 rue St Honoré - 75001 PARIS – Tel. 01.48.98.30.06

SPEDIDAM

Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes interprètes de la Musique et de la Danse

16 rue Amélie - 75343 PARIS CEDEX 07 – Tel. 01.44.18.58.58

SPPF

Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France (et/ou Vidéogrammes)

22-24 rue de Courcelles – 75008 PARIS – Tel.01.53.77.21.21
http://www.sppf.com

SPRE

Société civile pour la Perception de la Rémunération Équitable de la communication au public des phonogrammes du commerce

128 rue La Boétie 75008 PARIS Tel. 01.53.77.21.21

D.quelques autres associations :

AFDIT

Association Française du Droit de l’Information et de la Télécommunication

http://www.legalis.net/afdit

CISAC

Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et de Compositeurs

http://www.cisac.org

COPIE FRANCE

Société pour la Rémunération de la Copie Privée Audiovisuelle
pour ADAMI, SDRM, SPEDIDAM et PROCIREP agissant pour SCPA
Cité de la musique, 16 place de la Fontaine aux Lions, BP 11593 - 75920 PARIS CEDEX 19 - Tel.01.47.15.47.15

CITADEL

Association en faveur de la liberté d’expression
http://www.citadeleff.org/droit

GRITA

Groupement Informatique et télématique des auteurs (ADAMI, SACD, SCPP)
12 rue Ballu - 74442 PARIS CEDEX 9 – Tel.01.44.53.46.00

INPI

Institut National de la Propriété Industrielle
26 bis rue de St Péterbourg - 75008 PARIS Tel. 01.53.04.53.04
http://www.inpi.fr

IRPI

Institut de recherche en Propriété Intellectuelle Henri DESBOIS lié à la CCI Paris

http://www.ccip.fr/irpi/recherche/index.html

SORECOP

Société pour la Rémunération de la Copie Privée Sonore

pour ADAMI, SDRM, SPEDIDAM et SCPA (SCPP-SCPF)
Cité de la Musique 16 place de la fontaine aux Lions – BP 11593 - PARIS CEDEX 19 - Tel. 01.47.15.47.15

UNESCO

Division du livre et du droit d’auteur
1 rue Miollis 75732 PARIS CEDEX 15

E.Mesures à ne pas oublier pour une création multimédia scolaire

  1. Utiliser des logiciels et des matériels dûment acquis et vérifier ce que la licence ou le contrat permet d’en faire, dans quel lieu, dans quelle situation : par exemple les cliparts d’un logiciel pourtant correctement acheté, ne peuvent pas être réutilisés dans certaines finalités (pour vente de produits les comportant...).

  2. Demander systématiquement toutes les autorisations relevant du droit d‘auteur et de la propriété intellectuelle pour toutes les données utilisées : images, textes, sons... même si ce ne sont que des citations ou de courts extraits, car en fait le droit de citation est TRÈS limité. Si l’auteur est inconnu, il est conseillé de ne pas utiliser l’œuvre en question car le risque est toujours présent.

    Pour des liens ou hyperliens, l’autorisation n’est pas obligatoire mais recommandée par la netiquette et la prudence, surtout si la page (ou l’objet visé) se trouve sur un site commercial à péage, dont les responsables pourraient vous demander des indemnités, ou sur un site malfaisant ou proposant des actions illégales.

  3. Dans le même esprit du respect du droit d’auteur, chaque création, objet multimédia ou citation doit être dûment référencé, et comporter le nom de son auteur.

    Cela pose cependant un problème juridique si l’auteur est mineur, puisqu’on ne doit pas diffuser son identité. L’autorisation est alors ici d’autant plus importante.

  4. Demander systématiquement toutes les autorisations concernant le droit à l’image aux personnes concernées si on utilise des documents (photos, images numériques...) où les personnes sont identifiables, même intégrées à un groupe important, notamment s’il s’agit de mineurs.

    Il faut se rappeler que les sujets impersonnels se trouvant également sur une photo: œuvres d’art, machines dans une usine, bâtiments publics, paysages dans une propriété privée, logos de société… sont également soumis à autorisation.

    L’autorisation doit être explicite, sur les conditions de la prise de vue et sur les usages et supports concernés. Par exemple une utilisation des photos sur un autre support que celui indiqué lors de la demande d’autorisation nécessite une nouvelle autorisation.

  5. Faire signer un contrat de cession des droits d’auteur à tous les participants : membres du personnel, élèves, parents et autres personnes associées, même si on pense que l’œuvre créée est une œuvre collective, car cette notion, qui est une exception au droit d’auteur, reste floue et largement interprétable, donc peu sûre, dans un cadre juridique. Il vaut mieux se dire que toute œuvre est une œuvre de collaboration, donc que tout auteur dispose de ses droits, pour éviter d’éventuelles complications.

  6. Dans ce contrat, prévoir précisément le type de cession,

    - concernant autant les droits de reproduction (sur cédérom ou site «web» par exemple)

    - que les droits de représentation (Pour quel public ? Dans quel cadre ? Dans quel lieu? etc...).

  7. Si l’œuvre est commercialisée ou offerte contre participation financière,

    - il faut le stipuler clairement dans le contrat

    - et s’assurer que l’organisme public ou le F.S.E. d’un établissement scolaire a le droit de le faire.







Précaution : il s’agit d’un document évolutif : ce texte est mis à jour très régulièrement, en fonction des nouveaux textes et jurisprudences, et en tenant compte des remarques qui me sont faites. Je tiens à remercier plus particulièrement Laurence COLIN, Brigitte DELIVET, Jean DUCHAINE, Carole GUERNALEC et Pierre PEREZ.



Remarque de prudence : cet ensemble d’informations est réalisé par un non juriste, qui a avant tout cherché à donner à ses collègues (tous les personnels de l’Éducation nationale de Franche-Comté) et aux internautes intéressés, des moyens pour qu’ils soient correctement informés. Ce n’est pas un texte administratif. Il ne contient donc aucune vérité absolue.



Propriété intellectuelle : j’ai veillé à ne pas prendre de trop larges citations, ni à oublier d’indiquer les références utilisées. Si quelqu’un se sentait lésé, qu’il m’en excuse et me le signale rapidement afin que je corrige mon éventuelle omission.

J’offre gracieusement ce document, dans un total esprit mutualiste. Je tiens cependant à ce que les sources (auteur et lien) soient dûment indiquées notamment pour que tous ceux qui veulent m’aider à corriger et enrichir ce texte puissent le faire.

Meilleures salutations à tous et bon usage des outils informatiques et de ceux d’Internet.

© Michel ANTONY



Michel.Antony@ac-besancon.fr

Dernière mise à jour : 30.01.04



Tous les droits, en particulier le droit à la reproduction et à la diffusion de même qu?à la traduction, sont réservés. Aucune partie de l?ouvrage ne doit être ni reproduite et sous aucune forme (photocopie, microfilm ou autres procédés) ni modifiée, diffusée ou propagée par l?emploi d?un système électronique, sans l?autorisation écrite du détenteur des droits.

1 Internet, aspects juridiques, p.72

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