European Medi@Culture-Online http://www.european-mediaculture.org

Auteurs: Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), .

Titre: Étude sur la propriété des médias européens: menaces sur le paysage médiatique.

Source: Fédération Européenne des Journalistes (FEJ). Bruxelles 2002.

Editeur: Fédération Européenne des Journalistes (FEJ).

La publication est faite avec lŽaimable autorisation des éditeurs.



Granville Williams

Étude sur la propriété
des médias européens:
menaces sur le paysage médiatique

Edité par: Fédération européenne des journalistes
Bruxelles, septembre 2002
Avec le soutien de la Commission européenne

Table des Matières

Préface et conclusions finales 12

Introduction 12

Conclusions principales 14

Menaces pour le service public de diffusion 14

Menaces sur le pluralisme 14

Les menaces pesant sur les marchés émergeants d’Europe de l’Est 16

ALLEMAGNE 16

Contexte 16

Les principaux groupes médiatiques 18

BERTELSMANN AG 18

TV et radio 18

Télévision 18

Radio 19

Production de contenus 19

Nouveaux médias 19

Édition 19

Gruner+Jahr 19

Édition de livres 20

Musique 20

Services directs au consommateur 20

Services médiatiques 20

KIRCH 20

Structure de la société 21

KirchMedia 21

KirchPayTV 21

KirchBeteiligings 21

SLEC Holdings 21

HOLTZBRINCK 21

Journaux 22

Édition de livres 22

Services en ligne et Internet 23

SPRINGER VERLAG 23

TV et radio 23

Édition 23

Journaux et magazines 23

Livres 24

BAUER 24

Allemagne 24

RU 25

Médias électroniques 25

BURDA 25

AUTRICHE 26

TV et radio terrestres 26

Câble, satellite et multimédias 27

Journaux et magazines 27

Mediaprint 28

News Group 28

Styrian Medien 28

Radda and Dressler 29

BELGIQUE 29

TV et radio terrestres 29

Câble, satellite et multimédias 30

Journaux et magazines 30

Les principaux intervenants 30

Groupe Roularta Media (RMG) 30

Journaux 31

Magazines 31

Livres 31

Édition musicale 31

Impression 31

Services en ligne 31

Télévision et radio 31

Autres 32

DANEMARK 32

TV et radio terrestres 33

Câble, satellite et multimédias 33

Journaux et magazines 34

Édition de livres 35

Magazines et bandes dessinées 35

Marketing et publicité 35

Films 36

Télévision 36

Services en ligne et jeux 36

ESPAGNE 36

TV et radio terrestres 37

Câble, satellite et multimédias 38

Journaux et magazines 39

Principaux intervenants 39

Grupo Prisa 39

Grupo Zeta 40

Hachette Filipacchi Médias 41

Recolétas 41

FINLANDE 41

Télévision et radio 41

Câble, satellite et multimédias 42

Journaux et magazines 43

Les principaux intervenants 44

SONOMA WSOY 44

Avoirs 44

Journaux 44

Magazines 45

Livres 45

Radio/télédiffusion 45

Multimédias 45

Services de gestion des droits et d'actualité 45

Distribution 46

Vente au détail 46

Cinémas et distribution de films 46

Autres 46

ALMA MEDIA 46

Alpress (édition) 47

Radio/télédiffusion 47

Nouveaux médias 47

Groupe d'informations commerciales 47

FRANCE 48

Télévision 49

Câble et satellite 49

Journaux et magazines 50

Les principaux groupes sont: 51

IRLANDE 56

Télévision et radio 56

Câble, satellite et multimédias 56

Journaux et magazines 57

Un groupe médiatique mondial basé en Irlande 57

Independent News and Media plc (INM) 57

Autres avoirs au sein de l'UE: 58

Independent Newspapers (RU) 58

ITALIE 59

TV terrestre 61

Câble, Satellite, Multimédias 62

Journaux 62

FININVEST/MEDIASET 63

Télévision et multimédias 63

Édition 64

Publicité 65

Cinéma et divertissement 65

Finance 65

Développement et construction de biens immobiliers 65

Sport 66

Vente au détail 66

GROUPE L'ESPRESSO 66

Avoirs 67

Journaux 67

Magazines 67

Radio 67

Télévision 67

Formation 67

Publicité 68

Services en ligne 68

RCS EDITORI 68

Avoirs 68

Journaux 68

Magazines 68

Publications de RCS Periodici 69

Édition de livres 69

Publicité 69

Distribution 69

Sport 69

Services en ligne 69

NORVEGE 70

TV et radio terrestres 70

Câble, satellite et multimédias 70

Journaux et magazines 71

Les principaux intervenants 71

A-PRESSEN 71

Avoirs 71

Journaux 71

Télévision 71

Impression 72

Services en ligne 72

ORKLA SA 72

Avoirs 72

Journaux 72

Magazines 73

Distribution et vente 73

Services en ligne 73

Marketing direct 73

SCHIBSTED 74

Avoirs 74

Journaux et magazines 74

Télévision 74

Édition de livres 74

Production cinématographique et télévisée 74

Agences Photo et d'information 74

Distribution de films et télévisée 75

PAYS-BAS 75

TV et radio terrestres 75

Câble, satellite et multimédias 77

United Pan-Europe Communications (UPC) 77

MISE À JOUR 78

Journaux et magazines 78

Les principaux intervenants 79

PCM Uitgevers 79

Journaux 79

Livres 79

Magazines 79

Radio/télédiffusion 79

Journaux 79

Magazines 80

Radio/télédiffusion 80

Autres 80

Wegener 80

Journaux 81

Sanoma Uitgevers 81

GROUPES TRANSNATIONAUX 82

Verenigde Nederlandse Uitgeverijen (VNU) 82

Annuaires: 83

PORTUGAL 85

Télévision et radio 86

Câble, satellite et multimédias 87

Journaux et magazines 87

Les principaux intervenants 88

PT/Lusomundo 88

Impresa 88

Media Capital 88

Impala 88

ROYAUME-UNI 89

TV et radio terrestres 90

BBC 90

ITV 91

Granada 91

Scottish Media Group (SMG) 92

Ulster Television 92

Channel 4 92

Channel Five 93

Câble, satellite et multimédias 93

Journaux 94

News International 94

Trinity Mirror 94

Daily Mail and General Trust 94

Northern and Shell 94

Journaux régionaux 95

Trinity Mirror 95

Newsquest 95

Northcliffe Newspapers 95

Johnston Press 95

Magazines 95

IPC Media Ltd 96

Les principaux intervenants 96

News International 96

Principaux avoirs 97

Journaux 97

Suppléments du Times 97

Édition de livres 97

Radio/télédiffusion 97

Technologies et multimédias 98

Autres 98

Pearson 98

Principaux avoirs 98

Média presse 98

Édition de livres 99

Consommateurs 99

SUEDE 99

Télévision et radio 99

Câble, satellite, multimédias 100

UPC Suède 101

Canal Digital 101

Modern Times Group (MTG) 101

Journaux et magazines 101

LE GROUPE BONNIER 102

Principaux avoirs (organisés par les divisions commerciales de Bonnier) 102

Presse d'affaires de Bonnier 102

Journaux du matin de Bonnier 103

Livres et magazines de Bonnier 103

Informations commerciales de Bonnier 104

SUISSE 104

Télévision et radio terrestres 105

Câble, satellite et multimédias 105

TeleZüri 106

Journaux et magazines 106

Les principaux intervenants 107

Ringier 107

Edipresse 107

Journaux et périodiques en Suisse 107

Basler Medien Gruppe 108

Neue Zürcher Zeitung 108

Tamedia AG 108



Préface et conclusions finales

Introduction

Chaque année, le processus de concentration des médias s’accélère, générant une préoccupation croissante pour son impact sur la qualité, le pluralisme et la diversité de médias.

La préoccupation générale quant à la domination politique ou économique sur les médias ou l’information est plus grande que jamais. La confiance des lecteurs, des téléspectateurs, des auditeurs et des utilisateurs d'information n’est pas très élevée et il règne une impression croissante que le journalisme ne remplit pas son rôle de gardien de la société en raison des intérêts qui déterminent l’économie des médias. Non sans surprise, même les politiciens s’inquiètent également de cet état de fait.

Un groupe de membres du Parlement européen a exprimé leur exaspération auprès de la Commission européenne dans des question orales en date du 29 août 2002, notant que «en 1997, 5 ans après le Livre Vert sur le pluralisme, la concentration des médias et le marché intérieur, la Commission a décidé de remettre indéfiniment toute proposition de directive relative à l’harmonisation des lois nationales sur la propriété des médias. Ceci, en dépit d'une série de résolutions du Parlement européen appelant à l’élaboration d’une telle directive».

Le Parlement a noté une évolution significative dans le domaine des médias depuis que la Commission, s’inclinant face au travail acharné des groupes de pression des organismes de médias, a décidé d’abandonner les projets de régulation dans le secteur. Il n’y a pas eu de développements non plus en Italie, où le premier ministre et magnat médiatique Silvio Berlusconi a la main basse sur l’audiovisuel privé et public, créant par là même un conflit d'intérêt et une influence politique inconcevable dans n'importe quelle démocratie moderne.

La présente étude sur la propriété européenne des médias, qui a été soutenue par la Commission européenne en tant qu'élément du projet de la FEJ sur le thème de «la globalisation et les médias: L'ordre du jour européen», est une étude menée tardivement, mais qui montre opportunément la nécessité pressante de répondre à un souci public sur la concentration des médias.

La crise liée à la concentration des médias a paralysé les preneurs de décision, mais comme cette étude le met le évidence, il est temps de stimuler le débat et de préparer des actions concrètes pour répondre à la toute-puissance des grands groupes des médias.

Nous espérons que ce tour d’horizon motivera les travailleurs des médias dans leurs activités syndicales, politiques ou au sein de campagnes spécifiques pour améliorer la démocratie et la responsabilité au sein des médias. Par dessus tout, il existe un besoin croissant de contrer l’actuelle complaisance politique envers l’exploitation commerciale des médias, qui érode les normes de qualité et mine l'importance des médias libres dans les sociétés démocratiques.

Au moment de publier ce rapport, nous souhaitons remercier en particulier Granville Williams, son auteur, de la Campagne pour la liberté de la presse et de la diffusion basée au Royaume-Uni, pour la diligence de ses recherches et l’excellence de son analyse.

Aidan White
Secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes

Conclusions principales

Ce rapport conclut que les raisons de s’inquiéter ne manquent pas dans le paysage médiatique européen. Pour ne citer que quelques exemples parmi les menaces identifiées: menaces politiques et d’ordre privé sur les services publics de diffusion, contrôle de la puissance de médias mondiaux entre les mains d’un groupe restreint de personnes, concentration des médias de plus en plus importante, menace sur les marchés émergeants et réglementation de plus en plus faible à mesure à mesure que la puissance des médias augmente.

Menaces pour le service public de diffusion

Au Danemark, le gouvernement Libéral-Conservateur projette de privatiser TV2 ; au Portugal, le gouvernement de centre-droite prévoit de fermer la deuxième chaîne de service public RTP 2. En Italie, Silvio Berlusconi a mis la RAI sous sa coupe en nommant ses sympathisants aux postes-clé de RAI 1 et RAI 2. Au Royaume-Uni, l’indépendance de la BBC est menacée par l’action des groupes commerciaux qui font pression pour que la BBC passe sous le contrôle réglementaire du futur «superrégulateur», l’OFCOM.

Le service public audiovisuel est menacé. Limité sur le plan financier, il ne peut concurrencer les énormes ressources que les grands groupes médiatiques mondiaux peuvent mobiliser pour créer des programmes, acquérir des droits sur des évènements sportifs, et lancer de nouvelles chaînes à abonnement ou de vente programme par programme. Il est évident que des groupes commerciaux tels que Kirch et ITV visent trop haut et vont droit vers la faillite. Mais l’image de la diffusion publique en Europe est morne. Le concept de services publics de diffusion, qui est un label de qualité en Europe, est en perte de puissance.

Menaces sur le pluralisme

Au même moment, nous voyons une poignée de puissants groupes médiatiques mondiaux prendre le contrôle du marché florissant des médias et des loisirs, englobant les films, la télévision, l’édition de livres, la musique, les nouveaux médias en ligne, les parcs à thème le sport, la presse écrite et même le théâtre. L’Europe possède ses propres grands groupes médiatiques : Bertelsmann et Vivendi Universal, et le Royaume-Uni constitue pour Rupert Murdoch une tête de pont pour son empire médiatique mondial, News Corporation, qui possède quatre journaux nationaux et le service par satellite BskyB qui domine, après la faillite de ITV Digital, la télévision par abonnement avec six millions d’abonnés.

Nous pouvons également constater que les groupes médiatiques mondiaux s’européanisent. AOL Time Warner vient d’ouvrir un parc à thème près de Madrid. MTV Networks Europe a annoncé son intention de lancer MTV Romania en partenariat avec un diffuseur roumain, MTS, le 15 juin 2002. Un million quatre cent mille foyers capteront la chaîne qui combinera, selon l’administrateur délégué de MTV Europe du Nord, «la puissance musicale et rédactionnelle traditionnelle de la marque avec l’expérience et l’expertise locale de MTS en Roumanie». Il s’agit du dernier exemple de toute une série de partenariats, passés entre les groupes médiatiques locaux (MTV fait partie du géant américain Viacom) et les diffuseurs européens.

Alors que les gouvernements européens constatent la croissance implacable des groupes médiatiques mondiaux et une concentration de plus en plus importante des médias à l’intérieur de leurs propres frontières, curieusement, ils légifèrent dans le sens d’une accélération du processus. La «Communication Bill» du gouvernement britannique du 7 mai 2002 supprime des réglementations sur la propriété des médias, notamment l’interdiction pour les pays qui ne sont pas membres de l’UE de posséder des chaînes de télévision régionales. De plus en plus de journaux locaux et régionaux seront possédés par de moins en moins de groupes et la propriété croisée de chaînes de radio et de télévision et de journaux encouragée. Les menaces qui planent sur la diversité et la pluralité de nos médias n’ont jamais été aussi importantes et leur impact sur le type et la qualité du travail que les journalistes fournissent sera également important.

La tendance vers des groupes médiatiques toujours plus puissants est présentée comme étant inévitablement liée au développement des médias par les législateurs complaisants. Ils disent que l’augmentation du nombre de chaînes, l’arrivée des médias digitaux et la convergence entre la diffusion, le secteur informatique et les télécommunications rendent les réglementations sur la concentration des médias et la propriété croisée des médias obsolètes. Est-ce réellement vrai ? L’expérience aux Etats-Unis, depuis le «Telecommunications Act» de 1996, a montré qu’un petit nombre de groupes médiatiques ont pris une position dominante par l’acquisition de pans de médias américains. La dérégulation a non seulement décuplé la puissance commerciale de compagnies telles que AOL Time Warner, Viacom ou Disney, mais elle leur a également donné une puissance politique. Ils demandent également un plus grand adoucissement des réglementations sur la propriété des médias, dépensant d’énormes sommes en donations politiques pour faire du lobbying sur les politiciens occupant une position clé.

Les menaces pesant sur les marchés émergeants d’Europe de l’Est

Durant les années qui ont suivi la chute des régimes communistes en Europe centrale et de l’est, l’invasion par les groupes médiatiques occidentaux ont empêché ou freiné le développement de groupes médiatiques indépendants ou nationaux. Les données sur la propriété des médias dans ces pays qui sont présentées ici démontrent cette tendance très clairement.

Un bon exemple, même s’il n’a pas été très médiatisé, est la cas du groupe de presse allemand de taille moyenne Passauer Neue Presse (PNP), basé à Passau, en Bavière, à proximité de la frontière avec l’Autriche et la République tchèque. Il n’y a pas de restrictions quant à la propriété par des groupes étrangers de médias tchèques et en automne 1990 PNP a commencé à acheter des journaux régionaux dans la République tchèque. En 2001, elle contrôlait presque 100% du marché des journaux régionaux et une partie du marché national via l’acquisition en 2001 de deux quotidiens à Prague (Slovo et ZN Zemske Noviny). PNP s’est étendu vers la Pologne en 1994, en achetant des quotidiens régionaux et en fondant le titre régional «Polskapresse». En 1999, il est passé à la Slovaquie où il a adopté le même processus d’acquisition que celui appliqué en République tchèque.

ALLEMAGNE

Contexte

Le marché allemand de la télévision est le plus grand d'Europe – il comptait 50 stations de télévision nationales en 2001, dont 35 stations commerciales, et 15 télédiffuseurs du service public. La grande majorité des stations est transmise via les réseaux câblés et satellitaires allemands, les deux télédiffuseurs du service public, ARD et ZDF, ayant également recours à la transmission terrestre.

Les chiffres fournis par le gouvernement à la mi-2001 indiquent que seuls 8% de la population dépendaient uniquement de la réception terrestre, 32% captaient les programmes via satellite et 60% via le réseau câblé. En octobre 2001, le pays comptait 22 millions d'abonnés au réseau câblé, ce qui en fait le plus grand marché à large bande d'Europe.

Depuis 1996, les opérateurs privés sont autorisés à construire et à exploiter des réseaux câblés. En 1998, une réglementation de l'Union européenne a exigé de Deutsche Telecom (DT), qui avait développé le réseau câblé au cours des vingt dernières années et avait le quasi-monopole du marché, de renoncer à ses réseaux câblés. Ce processus n'est pas encore achevé, et une grosse opération avec la société Liberty Media de John Malone concernant l'acquisition de six sociétés de télévision câblée régionale de DT a été bloquée par le Bureau du cartel en février 2002. En conséquence, Liberty Media a également renoncé à acheter les systèmes câblés de TeleColumbus GmbH. La conclusion de cette affaire dépendait de la réalisation de la transaction avec DT.

Callahan Associates est l'un des nouveaux venus sur le marché allemand du réseau câblé. La société a des intérêts mondiaux dans la télévision câblée et dans les communications sans fil à large bande. Elle a acquis 55% des opérations câblées de DT dans la région Nord Rhin Westphalie en février 2000, ainsi qu'une participation similaire dans les opérations câblées de DT dans la région de Baden Württemberg.

La société United Pan-Europe Communications (UPC), dont le siège se trouve aux Pays-Bas, est un autre grand opérateur de réseau câblé. Basée aux Pays-Bas, la société est détenue par la compagnie américaine UnitedGlobalCom (51%) et par Microsoft (8%).

Deux groupes commerciaux dominent le marché de la télévision terrestre – le groupe RTL et ProSiebenSat.1 de KirchMedia. La part d'audience des télédiffuseurs publics ARD et ZDF en novembre 2001, de 8,8% et 8,4% respectivement, contraste violemment avec la position qu'ils occupaient en 1990, époque à laquelle leur part de marché combinée était de 60%. Les quatre chaînes de ProSiebenSat ont une part d'audience combinée de 28,1% et la chaîne de télévision commerciale la plus populaire du pays, RTL, a une part d'audience de 15,9%. Avec les stations de télévision contrôlées par le groupe RTL, Kirch Media AG réalise une part d'audience d'environ 28%.

Le groupe Kirch a, néanmoins, a été l'objet d'une entreprise risquée. Leo Kirch pensait que les Allemands paieraient pour voir des films récents et des matches de football de début de soirée sur un service numérique à décodeur appelé Premiere. Il avait besoin de 4 millions d'abonnés pour atteindre l'équilibre financier, mais il n'a vendu que 2,4 millions d'abonnements. Kirch a emprunté d'importantes sommes pour continuer à offrir ce service, mais a annoncé son insolvabilité le 8 avril 2002.

Le lancement de la télévision numérique terrestre n'en est qu'à une phase initiale, en partie à cause de l'importante couverture des services fournis par câble et par satellite.

Le secteur des journaux compte un petit nombre de journaux nationaux, dominé par le titre d'Axel Springer, Bild, qui se vend dix fois plus que son plus proche rival. Il s'agit d'un journal de droite. La presse régionale allemande compte un grand nombre de titres, ce qui pourrait laisser supposer qu'elle est produite au niveau local et diversifiée. En fait, le gros du contenu éditorial est produit dans des bureaux centraux, ou encore plusieurs titres sont liés entre eux sous les auspices d'une même agence.

Le marché allemand des magazines de consommateurs est dominé par les guides télévisés et les magazines féminins qui, à l'instar d'autres pays, réalisent les meilleures ventes.

Les principaux groupes médiatiques

BERTELSMANN AG

La plus grande entreprise médiatique en Europe et l'un des dix principaux groupes médiatiques mondiaux.

En 2000/2001, les revenus du groupe s'élevaient à 20,35 milliards d'euros, les USA étant son plus grand marché (32,2%), suivi par l'Europe (31,5%) et par l'Allemagne (30,6%).

TV et radio

Participation majoritaire dans le groupe RTL (89%) – 23 stations de télévision et 17 stations de radio dans dix pays –, ce qui en fait le plus grand groupe de télévision et de radio en Europe. Chaque année, RTL produit 10.000 heures de programmes et possède une bibliothèque de contenus de 17.500 heures.

Télévision

RTL Télé Lëtzebuerg, RTL 9 (Luxembourg); RTL, RTL 2, Super RTL, Vox (Allemagne); RTL TVI et Club RTL (Belgique); RTL 4, RTL 5 Nieuws and Weer, Yorin (Pays-Bas); M6 (France); Channel 5 (RU); TMC (Monaco); Antena 3 (Espagne); RTL Club (Hongrie).

Super RTL est conjointement détenu par RTL et Disney, et occupe une position de force sur le marché de la télévision pour enfants (de 3 à 13 ans). Il existe une marque croisée entre le site web Toggo (le site web pour enfants le plus populaire d'Allemagne) et la chaîne.

Radio

RTL Radio, 104.6RTL, RTL Radio Die Grössten Oldies, Berliner Rundfunk, Radio hamburg, Radio NRW, Antenne Bayern (Allemagne); RTL, RTL2, Fun Radio (France); RTL (Luxembourg); Yorin FM (Pays-Bas); Bel RTL, Radio Contact (Belgique); RTL Wien (Autriche).

Production de contenus

Ufa Film and TV, UFA Sports, Trebitsch Produktion, BMG Video (Allemagne); CLT-Ufa International, Delux Productions (Luxembourg); Regent, Talkback (RU).

Nouveaux médias

85 sites web de marque, dont RTL Net (France); NEWMEDIA (Allemagne); RTL IMedia (Pays-Bas); IP – Web.net (paneuropéen).

Édition

Gruner+Jahr

Actif sur les marchés européen et américain. 100 magazines et journaux dans 14 pays, dont l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Italie, l'Autriche, les Pays-Bas, la Russie et les USA. 34 magazines en Allemagne, dont l'hebdomadaire d'affaires Stern (1,15 million de copies par semaine) et le magazine bimensuel féminin, Brigitte (875.000)

Participations dans le secteur de la presse écrite allemande – Berliner Kurier, Berliner Zeitung, Säschsische Zeitung et sept autres titres, dont la version allemande du Financial Times qui est la concurrente directe du journal à la réputation bien établie, Handelsblatt.

Bertelsmann publie également des revues scientifiques et techniques via sa filiale Bertelsmann Springer (700 magazines commerciaux et 2.000 nouveaux ouvrages chaque année).

Édition de livres

Le groupe Random House est l'un des cinq plus grands groupes d'édition de livres, avec 150 éditeurs à travers le monde. Ses activités sont essentiellement axées sur l'Amérique du Nord qui génère plus de 70% des revenus du groupe. Il prévoit néanmoins d'étendre ses opérations aux pays hispanophones.

Musique

Bertelsmann Music Group (BMG) opère dans 54 pays et compte plus de 200 labels de disques, dont RCA.

Services directs au consommateur

Bertelsmann vend à très grande échelle via des cercles de lecture et de musique et par commerce électronique. La société prétend compter 28 millions de membres dans ses cercles de lecture répartis dans 22 pays à travers le monde.

Services médiatiques

Via sa filiale Arvato AG, Bertelsmann dispose d'importants services d'impression et autres, dont des centres d'appels, des infrastructures TI et des données sur les consommateurs. Il possède également l'agence publicitaire multimédia, Pixelpark, qui gère de grandes marques.

KIRCH

L'avenir du groupe Kirch est sombre. À la mi-mai 2002, ses deux principales unités d'exploitation – Kirch Media et Kirch PayTV – ont déposé une demande d'insolvabilité.

La société centrale du holding, Taurus Holding, semblait suivre le même chemin lorsque la société de télévision par satellite de Rupert Murdoch, BSkyB, laquelle avait une participation de 22,03% dans KirchPayTV, a exercé son "option de vente" – promesse faite à un investisseur de lui rendre son argent s'il désire retirer son investissement. Murdoch exige le remboursement de 1,7 milliard d'euros. Taurus Holding ne dispose pas de liquidités pour satisfaire cette requête.

La transparence des données financières de la société, y compris son niveau d'endettement, a également fait l'objet de critiques. En tant que société privée, le groupe Kirch n'est pas tenu de révéler l'ensemble de ses chiffres financiers.

KirchMedia fournit, quant à lui, des informations détaillées.

Structure de la société

TaurusHolding est la société coordinatrice des trois divisions du groupe Kirch.

KirchMedia

Société de holding de production, d'octroi de licences et de production cinématographique et télévisée. Intérêts à Hollywood – 500 millions de dollars dans la production de 30 films.

ProSiebenSat.1, le plus grand réseau de télévision commerciale gratuite en Allemagne.

Telecino (Espagne, participation de 25%)

KirchSport détient les droits de retransmission des Coupes du monde 2002 et 2006. KirchMedia est aujourd'hui en faillite et est entre les mains de ses banquiers. Il a jusqu'à juin pour élaborer des projets d'avenir.

La société Fininvest de Silvio Berlusconi détient une participation de 2,48%.

KirchPayTV

Télévision à péage, télédiffusion numérique et production de programmes pour la télévision payante, y compris Premiere et Discovery Channel.

A également déposé une demande d'insolvabilité. La société BSkyB de Rupert Murdoch détient une participation minoritaire (22,03%)

KirchBeteiligings

Rassemble les participations de Kirch dans les domaines de l'impression, de la musique, du cinéma et des technologies de communication numérique.

SLEC Holdings

Société de holding spécialisée dans les courses automobiles lucratives de Formule 1. Participation de 40,33% dans Axel Springer Verlag.

HOLTZBRINCK

Verlagsgruppe Georg von Holtzbrinck est l'un des plus grands éditeurs et fournisseurs de contenus allemands et est toujours détenu par la famille von Holtzbrink. Dans les documents de sa société, il promeut une philosophie selon laquelle la qualité et les normes passent avant la maximalisation des profits. Il s'agit également d'un groupe médiatique international qui tirait 42% de ses revenus de l'étranger en 2000 – 20% des USA, 12% du RU et 10% essentiellement des pays du Commonwealth.

En 2000, ses revenus étaient estimés à 4,6 milliards DM.

Journaux

L'hebdomadaire, Die Zeit (tirage 438.000) et le quotidien berlinois, Der Tagesspiegel. Les autres titres nationaux produits par la division chargée de l'édition d'affaires et d'information, Handelsblatt, incluent le magazine financier mensuel, DM (189.000), le quotidien financier, Handelsblatt Zeitung (150.000) et le magazine hebdomadaire de l'investissement, Die Telebörse (170.000).

Holtzbrink est le deuxième plus grand éditeur de quotidiens régionaux, essentiellement disponibles en ligne.

Saarbrücker Zeitung (182.000) dans le sud-ouest de l'Allemagne, Main-Post dans la région d'Unterfranken (177.000), Lausitzer Rundschau basé à Cottbus (155.000), Südkurier dans le sud, et Trierischer Volksfreund (99.000) dans l'ouest de l'Allemagne.

Handelsblatt détient une participation de 56,5% dans Economia, un éditeur tchèque d'affaires et d'information, ainsi qu'une participation de 49% dans le Wall Street Journal Europe.

Handelsblatt détient une participation de 28% dans la chaîne d'information allemande diffusée 24 heures sur 24, n-tn. Parmi les autres actionnaires figure AOL Time Warner avec une participation de 49%. La chaîne atteint 29,24 millions de foyers allemands, la moitié des ménages suisses et autrichiens et 28,25 millions de foyers dans d'autres régions d'Europe via le satellite Astra.

Ses intérêts dans la production télévisée incluent Die Zeit TV, qui produit des documentaires pour ZDF et ARTE, et AVE für Fernsehproduktion qui produit des programmes d'information et de divertissement pour des chaînes de télévision publiques et commerciales.

Édition de livres

Un grand éditeur de livres de fiction et de non-fiction avec Fischer Verlag, Henry Holt et le groupe Macmillan.

Publications pédagogiques, scientifiques et commerciales. (Plus de la moitié des revenus de la société – 2,4 milliards DM – provient de l'édition de livres).

Services en ligne et Internet

Holtzbrinck a également investi dans des entreprises de commerce électronique et a consolidé ses activités dans une nouvelle unité, holtzbrinck networXs AG.

SPRINGER VERLAG

Axel Springer Verlag AG prétend être la plus grande société d'édition de journaux en Europe. Il a également des intérêts dans la télédiffusion. En 2000, ses revenus étaient estimés à 2,9 milliards d'euros, avec des ventes en-dehors de l'Allemagne s'élevant à 430 millions d'euros.

TV et radio

La société a tout un éventail d'intérêts dans la télévision et la radio, Internet, et des sociétés de production télévisée et radiophonique. Elle détient une participation de 11,4% dans ProSiebenSat.1 et une participation de 25% dans la chaîne sportive en ligne, Sport One, avec Bertelsmann.

Édition

Journaux et magazines

Bild est le quotidien national qui réalise les meilleures ventes en Europe, avec un tirage d'environ 4,5 millions d'exemplaires. Son plus proche rival, Süddeutsche Zeitung, est tiré à quelque 430.000 exemplaires. Axel Springer publie également Die Welt.

L'équivalent du dimanche de Bild domine le marché du dimanche avec des ventes de plus de 2,5 millions d'exemplaires. Axel Springer publie également les deuxième et troisième journaux du dimanche les plus populaires – Welt am Sonntag et B.Z. am Sonntag.

Il est également présent sur le marché allemand des journaux régionaux. Outre les 31 éditions régionales de Bild, il publie plusieurs journaux locaux: ZTG-G-Thüringen (basé à Erfurt et tiré à plus de 440.000 exemplaires), Leipziger Volkszeitung (300.000) et BZ (Berlin, 250.000).

Trois magazines dominent le marché des guides télévisés – Hörzu, Funk Uhr et TV Neu. Plusieurs magazines populaires sont associés à Bild: le magazine féminin Bild der Frau (1,75 million), le magazine automobile Auto Bild (760.000), Sport Bild (540.000) et la revue d'intérêt général Bildwoche (400.000).

Springer publie des journaux et des magazines en dehors de l'Allemagne. En Hongrie, il possède huit titres quotidiens régionaux et un titre du dimanche, mais il se focalise essentiellement sur l'édition de magazines. En Pologne, il possède 14 titres, dont l'hebdomadaire féminin, Pani Domu (500.000), le mensuel féminin, Olivia (470.000), et deux mensuels pour les jeunes, Dziewczyni (180.000) et Popcorn (150.000).

Springer publie 16 magazines en Hongrie. Ceux-ci incluent quatre guides télévisés, deux magazines féminins, des magazines de jeux, des magazines de cuisine et de décoration d'intérieur et deux magazines pour les jeunes.

Sa filiale espagnole, Grupo Axel Springer, publie 11 titres, dont trois publications sur la décoration d'intérieur: Mi Casa (140.000), Nuevo Estilo (116.000) et Chalet Deco (62.000). Computer Hoy (130.000) est la version espagnole du magazine informatique allemand, Computer Bild.

Livres

Springer possède 16 sociétés d'édition de livres et ses propres imprimeries et sociétés de distribution.

BAUER

L'un des plus grands éditeurs de magazines en Europe avec 108 titres dans neuf pays. Ses activités se répartissent entre l'édition en Allemagne, l'édition à l'étranger et les médias électroniques. En 2001, ses revenus étaient estimés à 3,3 milliards DM.

Allemagne

33 titres. Quatre des six principaux guides télévisés – TV Movie, Auf Einen Blick, TV 14 et TV-Hören. Il occupe également une position solide dans le secteur des magazines féminins et de mode – Neue Post (1,2 million), Das Neue Blatt (1 million) et Tina. Il possède aussi des magazines spécialisés – Auto Zeitung (voitures),

Kochen & Geniessen (cuisine) et Wohnidee (maisons et intérieurs).

Bauer possède une filiale qu'il détient à cent pour cent, Pabel-Moewig Verlag, qui publie 33 autres titres, dont les hebdomadaires féminins, Avanti et Mini .

RU

Le deuxième plus grand marché de Bauer après l'Allemagne. 21 titres, dont Take a Break (1,1 millions) et Bella (530.000).

Bauer publie neuf titres en Espagne, quatre en France et un au Portugal. En Europe centrale et orientale, il publie 18 magazines en Pologne, dix en République tchèque, quatre en Hongrie et un en Roumanie. Aux USA, il publie sept titres, dont First for Women et Woman’s World.

Médias électroniques

Radio Hamburg (participation de 25%)

RTL2 (31,5%)

Dock 23 – société Internet pour développer ses activités en ligne.

BURDA

Hubert Burda Media produit 200 magazines et journaux dans 28 pays. Il a diversifié ses activités et s'est lancé dans la radio/télédiffusion et les services en ligne. Il s'est étendu au niveau international à l'Asie, à l'Europe centrale et au Brésil. Son marché en Allemagne reste néanmoins le plus important. En 2000, ses revenus étaient estimés à 3,25 milliards DM.

Le propriétaire et président du groupe, Hubert Burda, a davantage axé les activités du groupe en ligne; 16 magazines ont leur propre site web et Focus Digital est le plus grand groupe médiatique Internet du pays, grâce à l'acquisition du département de services en ligne de la maison d'édition Milchstrasse. La société possède également des entreprises de radio/télédiffusion, dont le télédiffuseur par câble et par satellite, RTL 2.

Focus, un magazine hebdomadaire d'actualité (tiré à 815.000 exemplaires), est le concurrent de Stern et Der Spiegel . Parmi ses autres principaux titres, citons le magazine mensuel consacré à la maison et au jardin, Das Haus (1,9 million), l'hebdomadaire féminin, Freizeit Revue (1,1 million) et le magazine de mode et de beauté, Elle (200.000).

InStyle, un magazine sur les célébrités, lancé en 1999, a un tirage de plus de 250.000 exemplaires. La série de magazines Lisa, destinés aux jeunes femmes: Lisa (600.000) et quatre autres titres réalisant des ventes qui s'élèvent entre 150.000 et 200.000 exemplaires – Lisa Fit, Lisa Wohnen & Dekorieren, Lisa Blumen & Pflanzen et Lisa Kuchen & Backen.

Bunte, un magazine sur l'industrie du spectacle et de divertissement, se vend à 840.000 exemplaires.

Burda Verlag Osteruropa organise les opérations d'édition de la société en Europe orientale et centrale. 46 titres sont publiés en République tchèque, en Hongrie, au Kazakhstan, en Pologne, en Roumanie et en Ukraine.

En 2000, Burda est entré en partenariat avec le groupe d'édition italien RCS Editori afin d'étendre ses intérêts en Grèce et en Turquie. Burda RCS possède 40% de l'éditeur Hürgüc, basé à Istanbul. La société est également en joint-venture avec le groupe médiatique italien Rizzoli, RCS Periodici, et a étendu ses activités à la Thaïlande, l'Indonésie et la Corée du Sud.

AUTRICHE

TV et radio terrestres

L'Autriche est le dernier pays européen à détenir un monopole public sur la transmission de programmes télévisés par l'intermédiaire de l'ORF. Il s'agit du seul télédiffuseur terrestre possédant deux chaînes nationales, ORF1 et 2, et neuf stations locales. Il exploite également son propre réseau de transmission. Ce monopole est en partie dû à la rareté des fréquences, le caractère montagneux du pays ne permettant que trois fréquences.

Il existe des projets de lancement d'un télédiffuseur privé national pour concurrencer l'ORF. L'ORF est néanmoins confronté à la concurrence des chaînes commerciales et publiques allemandes car plus des deux tiers des ménages autrichiens peuvent recevoir des programmes allemands via le câble ou le satellite. ORF 1 avait une part d'audience de 24% en 2000, contre 33% pour ORF 2. Les programmes étrangers représentent une part de 43%, RTL étant la chaîne la plus populaire avec une part de 6%, tandis que Sat-1 et Pro-7 ont chacune une part de 5%.

Le marché de la radiophonie est ouvert aux radiodiffuseurs privés depuis 1993 et compte dix stations régionales et 44 stations locales. Le niveau de propriété de stations radio par des maisons d'édition a été limité à 26%, en raison de plaintes portant sur le niveau d'implication des sociétés de média presse.

Mediaprint, le plus gros propriétaire de journaux en Autriche, a également des intérêts dans la radio privée.

Câble, satellite et multimédias

Quelque 32% des ménages autrichiens sont reliés au câble – soit un peu plus d'un million à la fin 2000, mais de nombreux opérateurs de réseaux câblés sont de petite taille. Austria Television (ATV) exploite la chaîne câblée de Vienne, Wien 1, qui est distribuée au niveau national via le câble et le satellite. United Pan-Europe Communications détient une participation de 26% dans ATV. UPC Telecabel est détenu à 95% par le même groupe basé aux Pays-Bas, et possède cinq réseaux dans les villes, les 5% restants étant détenus par les conseils municipaux de ces villes.

45% des ménages sont reliés par satellite – 1,45 million. En 2000, la chaîne à péage la plus populaire était Premiere World du groupe allemand Kirch.

Journaux et magazines

Le marché autrichien des journaux est dominé par les éditeurs Mediaprint et Styria Media qui possèdent les quatre journaux qui enregistrent les meilleures ventes. Le principal journal de Mediaprint, Neue Kronenzeitung, était tiré à 888.000 exemplaires au cours des trois premiers mois de 2001, et Kurier à 184.000 exemplaires. Styria est davantage impliqué dans les journaux régionaux. Il publie Kleine Zeitung, qui était tiré à 253.000 exemplaires au cours du premier trimestre 2001, et Kleine Zeitung Graz, qui était tiré à 166.000 exemplaires.

Les journaux régionaux à gros titres absorbent jusqu'à 90% de leur marché régional, comme c'est le cas de Kleine Zeitung à Graz. Les principaux concurrents de ces journaux sont les éditions régionales de Neue Kronenzeitung de Mediaprint. Parmi les journaux régionaux figure le plus vieux journal du monde, le Wiener Zeitung, qui a été créé en 1703 et est tiré à 10.000 exemplaires.

Les investissements allemands dans le marché de l'impression autrichien sont importants. Gruner+Jahr, une filiale de Bertelsmann, détient une participation de 75% dans News Group. WAZ est un actionnaire majeur de Mediaprint. Le groupe suédois Bonnier est associé à l'éditeur local Radda & Dressler, et produit le quotidien d'affaires Wirtschafts Blatt, sur le modèle du journal suédois Dagens Industri .

Dans le secteur du magazine, les principaux intervenants sont News Group, soutenu par les Allemands, WTZ, une filiale de Mediaprint, et Radda & Dressler, soutenu par le groupe Bonnier.

Mediaprint

Mediaprint est la maison d'édition la plus importante d'Autriche, avec pour principal actionnaire le groupe médiatique allemand, Westdeutsche Allgemeine Zeitung (WAZ). Outre la publication des deux grands journaux quotidiens, Neue Kronenzeitung et Kurier, cette société de holding s'occupe de tous les aspects commerciaux, publicitaires et de distribution des deux journaux. Elle publie également un hebdomadaire régional, Kärntner Tageszeitung, et est actionnaire de Wirtschafts-Trend-Zeitschriftenverlag, qui publie les magazines populaires, Trend (62.000 exemplaires) et Profil (83.000 exemplaires).

Mediaprint a investi dans de nouvelles infrastructures d'impression – douze presses typographiques à 48 pages – à Vienne, à Salzbourg et dans le sud de l'Autriche.

News Group

Détenu par Gruner+Jahr (75%), lui-même contrôlé par Bertelsmann, et par la famille Fellner (25%), il produit le magazine d'affaires qui se vend le mieux, Format (91.000), le principal guide télévisé, TV Media (295.000), et le journal d'actualité, News (294.000).

Gruner+Jahr publie également quatre autres titres en Autriche: Brigitte, Geo, Parents et Schöner Wohnen.

Styrian Medien

Le troisième groupe médiatique le plus important en Autriche publie les deux principaux quotidiens régionaux, Keine Zeitung et Kleine Zeitung Graz. Il publie également un journal quotidien de grand format de qualité, Die Presse (78.000), ainsi que des magazines, plusieurs journaux hebdomadaires de moindre importance et deux journaux gratuits, Grazer Woche et Kärntner Woche.

Styria a des intérêts dans l'édition de livres (Verlag Styria) et a acquis Pichler Publishing, une société viennoise, en 2001.

Ses intérêts dans la diffusion concernent la radiodiffusion (Antenne Steiermark, Antenne Wien, Antenne Kärtnen) et la télédiffusion (SAT 1 Österreich).

Diepresse.com, chargé de développer le profil de Die Presse en ligne, et Media Consult Austria, qui fournit les services d'un magazine spécialisé dans l'édition d'entreprise, sont deux nouvelles filiales du groupe.

Radda and Dressler

Essentiellement actif dans le secteur du magazine, il publie sept titres dont le magazine féminin, Diva. Il a formé une joint-venture à 50/50 avec Bonnier pour produire le quotidien d'affaires, Wirtschafts Blatt (31.000 exemplaires).

BELGIQUE

La Belgique est un État fédéral organisé autour de divisions géographiques et linguistiques – essentiellement la Flandre néerlandophone, la Wallonie francophone et la région de Bruxelles capitale.

L'organe de réglementation de la télévision terrestre, du réseau câblé et de la radio est le Vlaamse Commisariat voor de Media (VCM) en Flandre, et le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en Wallonie, qui ont tous deux les mêmes attributions.

TV et radio terrestres

En communauté flamande, le radio/télédiffuseur public est le Vlaamse Radio-en Televisieomroep (VRT) qui diffuse deux chaînes. Pour la communauté francophone du sud de la Belgique, la Radio-Télévision belge de la Communauté française (RTBF) possède également deux chaînes.

La chaîne commerciale Vlaamse Televisie Maatschappij (VTM) a été lancée en 1989. L'actionnaire majoritaire est Vlaamse Media Holding, une joint-venture à 50/50 entre le Groupe Roularta Media et De Persgroep.

Il possède une seconde chaîne, Kanaal 2, et ces deux chaînes dominent un tiers de l'audience flamande.

Les programmes en français diffusés en Wallonie au départ du Luxembourg par RTL-TV1 et RTL Club de Bertelsmann soustraient des parts d'audience à la RTBF.

Câble, satellite et multimédias

La Belgique est le pays le plus densément câblé d'Europe (94%). Telenet est le groupe câblé le plus important de Belgique, avec la participation de Callahan Associates. Ce dernier a décidé d'acheter 54,2% de Telenet en 2000, lui donnant ainsi accès à 1,5 million environ d'abonnés.

Les services de télédiffusion directe par satellite sont minimes en Belgique.

Canal+ et VT4, une chaîne non payante et en clair émise à partir du RU, sont toutes deux captées par câble.

Journaux et magazines

Le secteur des journaux connaît un processus de concentration de la propriété depuis les années 1960.

Trois éditeurs contrôlent le marché en Flandre.

VUM: De Standaard, Het Nieuwsblad, De Centenaar, Het Volk.

De Persgroep: Het Laatste Nieuws, De Nieuwe Gazet, De Morgen.

de RUG: Gazet van Antwerpen, Het Belang van Limburg.

La presse francophone de Belgique est également dominée par trois groupes:

N.V.Rossel: Le Soir, La Meuse, La Lanterne, La Nouvelle Gazette, La Province.

IPM: La Libre Belgique, La Dernière Heure.

Mediabel: Vers l’Avenir, Le Jour/Le Courrier, Le Courrier de l’Escaut, l’Avenir de Luxemburg, Le Rappel.

Les principaux intervenants

Groupe Roularta Media (RMG)

Il s'agit du conglomérat médiatique le plus important de Belgique avec des filiales et des partenariats au Portugal, en France, aux Pays-Bas et en Norvège. Sa participation dans le groupe portugais Impresa est la plus significative.

Journaux

De Zontag (journal du dimanche gratuit, avec 12 éditions et un tirage de 450.000 exemplaires)

De Streekkrant/De Weekkrant (journal gratuit, 3 millions de copies hebdomadaires; deux fois par semaine à Bruges et à Gand)

De Weekbode, Brugsch Handelsblad, De Zeewacht, Kortrijks Handelsblad, Het Wekelijks Nieuws ont fusionné sous le titre Krant van West-Vlaanderen qui se vend à 424.000 exemplaires en Flandre occidentale.

Journal da Região (Portugal). Journal gratuit tiré à 700.000 exemplaires et distribué en éditions régionales dans les grandes villes.

À Nous Paris. Journal gratuit tiré à 400.000 exemplaires et distribué dans le métro parisien.

Magazines

21 magazines d'affaires, de loisirs/des consommateurs en néerlandais, français et allemand, dont le magazine d'affaires Trends/Tendances (44.000).

Lenz et Vi Over 60, en association avec l'éditeur français Bayard.

Livres

Éditions pédagogiques et d'intérêt général sous l'égide de Roularta Books.

Édition musicale

Reproduction de CD, cassettes vidéo et DVD.

Impression

39% de Mercator Printing Group. Impression de livres, journaux, magazines et calendriers.

Services en ligne

Développement de portails et de multimédias.

Télévision et radio

Participation de 50% dans le groupe de télévision et de radio flamand, Vlaamse Media Maatschappij (VMM): réseaux radiophoniques Top Radio et Radio Mango; station de télévision VTM; station de télévision pour les jeunes JIM; Kanaal Z et Canal Z – chaînes d'informations commerciales en français et en néerlandais.

Une participation d'un tiers dans le groupe médiatique portugais, Imprensa, qui possède la chaîne de télévision commerciale, SIC.

Autres

Participation de 50% dans Studio Press – éditeur de magazines musicaux en français

Roularta Events – salons professionnels

Participation de 50% dans Grieg Media, Norvège

De Persgroep

Publie le principal quotidien belge, Het Laatste Nieuws (280.000), le journal régional d'Anvers, De Nieuwe Gazet et De Morgen.

Il publie des magazines via sa filiale Sparta. Parmi les titres publiés, citons le guide télévisé Dag Allemaal + Zondagsnieuws (344.000) et le magazine d'intérêt général Blik (79.000).

Il détient également 50% de participation dans la société de télévision flamande, Vlaamse Media Maatschappij, les 50% restants étant détenus par Roularta.

Mediaaxis

VNU a cédé sa large gamme de magazines de consommateurs au groupe médiatique scandinave, Sanoma WSOY. Ces revues incluent neuf magazines en français et douze magazines en néerlandais, dont certains sont des versions de magazines paneuropéens, tels que Marie Claire, ainsi que plusieurs des principaux guides télévisés ( Humo, 238.000; TeVe-Blad, 199.000) et des magazines féminins tels que Libelle NL/Het Rijk der Vrouw (215.000) et Flair (126.000).

DANEMARK

Un changement au sein du gouvernement danois a créé un climat d'incertitude quant à la direction suivie en matière de politique des médias. Le gouvernement libéral/conservateur a indiqué son intention de privatiser la chaîne de télévision, TV2, qui est en partie financée par la redevance télévisée.

À l'heure actuelle, le Danemark dispose de règles strictes en matière de publicité télévisée. Les spots publicitaires ne peuvent pas être diffusés pendant les programmes, ils ne peuvent excéder 15% des programmes journaliers d'une station, ou douze minutes par heure. L'alcool, le tabac et les médicaments sans ordonnance sont interdits, de même que la publicité pour des groupes politiques ou religieux.

Certaines stations de télévision sont désormais diffusées par satellite au départ de l'Angleterre afin de se soustraire à ces règlements.

TV et radio terrestres

Danmarks Radio (DR) est le radio/télédiffuseur national du service public danois qui diffuse deux chaînes – DR1, chaîne terrestre, et DR2 uniquement par satellite. DR1 a une part d'audience d'environ 32%, contre 36% pour son principal concurrent, TV2, la chaîne commerciale terrestre nationale du Danemark.

DR est financé à 90% par la redevance télévisée (sur le total des revenus issus de la redevance, recueillis par le gouvernement, DR a reçu 82,1% en 2001; TV2, 16,8% et les stations de télévision et de radio locales, 1,1%).

TV2 possède également huit stations régionales et est tenue de produire ses propres programmes d'information et d'actualité. TV2 est gérée par un conseil de direction composé de onze membres désignés par le ministre de la Culture. Elle tire ses revenus de la redevance télévisée (27%), de la publicité (67%) et autres (6%). TV2 doit être privatisée en 2003, et aura l'obligation de respecter la mission d'un service public.

Il existe des projets pour trois multiplex de TNT, dont un qui sera partagé par DR et TV2.

DR jouit d'un monopole sur la radiodiffusion nationale, avec trois stations nationales et neuf stations régionales. Le pays compte environ 230 stations de radio locales privées.

Câble, satellite et multimédias

La couverture des services de télévision câblée est d'environ 60% – un chiffre

supérieur à celui de ses voisins scandinaves, la Suède et la Norvège. Les

opérateurs commerciaux sont:

Tele Danmark Kabel TV (TDK) qui revendiquait 801.000 connexions en 2001. TDK a lancé des services de télévision numérique par câble en 1998 sous le label Selector, proposant un grand bouquet de chaînes fourni par la société Canal Digital de Telenor, ainsi qu'une série de plus petites chaînes spécialisées. Quelque 50 chaînes numériques étaient ainsi proposées.

L'autre grand opérateur, Telia Stofer, compte environ 610.000 abonnés et propose également un accès à Internet à grande vitesse.

Le troisième opérateur commercial, NESA-Kabel TV, a son siège sur l'île de Zélande et compte environ 16.500 abonnés.

Le marché de la télévision par satellite est divisé entre Canal Digital et ViaSat, qui rivalisent pour l'acquisition de nouveaux abonnés sur tous les marchés scandinaves.

Canal Digital gère les chaînes premium de télévision payante par satellite de Canal+.

Canal Digital ne ventile pas ses abonnés nordiques, mais à la mi-2001, il revendiquait 569.000 abonnés numériques au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède.

Le principal rival de Canal Digital est la plateforme ViaSat du groupe Modern Times. À la mi-2001, ViaSat revendiquait 1.115.000 abonnés dans toute la Scandinavie et la région des pays baltes. MTG émet également la chaîne commerciale par satellite, TV3, qui est diffusée à partir de Londres, afin de bénéficier de la plus grande souplesse des règlements britanniques en matière de publicité.

En novembre 2000, ViaSat, Canal Digital et TDK sont parvenus à un accord concernant une norme commune pour le développement d'une plateforme numérique interactive. De la sorte, ces sociétés rivaliseront sur le contenu et les services proposés, plutôt que sur des différences techniques.

Journaux et magazines

Le nombre de journaux sur le marché danois a connu une baisse constante, qui a eu un impact au niveau national et régional. En outre, la presse régionale gratuite a connu une hausse au niveau local – 150 titres avec un tirage combiné de cinq millions d'exemplaires à la mi-2001.

En décembre 2001, le conglomérat nordique, Orkla, a acheté le groupe médiatique danois, Det Berlingske Il a acquis ainsi deux quotidiens nationaux, Berlingske Tidende (tiré à 152.000 exemplaires) et BT (tiré à 122.000 exemplaires), la revue hebdomadaire d'actualité, Weekendavisen, quatre quotidiens régionaux, dont Arhus Stiftstidende, tiré à 62.000 exemplaires, et Jydske Vestkysten, tiré à 89.000 exemplaires, ainsi que 6 quotidiens locaux et 49 journaux régionaux.

Le marché du magazine a également connu une baisse, les magazines d'intérêt général ayant été supplantés par les guides télévisés. Aller publie le magazine hebdomadaire féminin le mieux vendu, Familie Journalen (237.000), et le troisième magazine le plus populaire, Ude og Hjemme (178.000). Egmont publie Hjemmet (200.000).

Le groupe Aller, détenu à cent pour cent par la famille Aller, est le plus grand éditeur de magazines danois et prétend détenir 70% du marché en termes de tirage.

Il publie les guides télévisés Se og Hor (215.000) et Billed Bladet (183.000). Sous les éditions Aller Press, Bladforlaget, Forlaget IN, g&s International et Aller Laeserservice, il publie des magazines d'intérêt général, dont le magazine des collectionneurs, Antik & Auction (25.000) et un magazine de décoration d'intérieur, Mad og Bolig (60.000).

Egmont est l'un des plus grands éditeurs européens de magazines et de livres pour enfants. Basé à Copenhague, il opère dans 26 pays et ses principaux domaines d'activité sont:

Édition de livres

14 éditions au Danemark, en Norvège, en Allemagne et en Suède Édition pour enfants dans 24 pays, de la Chine à la Bulgarie, en passant par la Turquie et la Pologne.

Magazines et bandes dessinées

50 publications pour jeunes et adultes au Danemark, en Allemagne, en Norvège, au RU et en Suède et 25 services d'édition de bandes dessinées à travers le monde.

Marketing et publicité

Nordic Media Link AB. Joint-venture pour la vente de projections publicitaires dans les cinémas danois, suédois et finlandais GO-CARD et Egmont Respons

Films

Nordisk Film and TV. Production cinématographique, télévisée et commerciale, avec des bureaux au Danemark, en Norvège et en Finlande

Infrastructures de post-production Nordisk en Norvège, au Danemark, en Suède et en Finlande

Felicia Films. Maison de production suédoise

Northern Lights. Maison de production norvégienne

Locomotion. Producteur de publicités et de vidéos musicales au Danemark et en Norvège

Egmont Imagination. Studios d'animation au Danemark, au RU et en Estonie.

Egmont Entertainment. Distribution

Nordisk Distribution. Partenariat avec Columbia Tristar et d'autres studios dans le bloc nordique

Nordisk Film Biografer. Exploitant de salles de cinéma au Danemark et en Norvège

Télévision

Participation de 33% dans la chaîne commerciale nationale norvégienne,TV2

Participation de 16,5% dans TVNorge (TV2 a une participation distincte)

Participation de 25% dans la chaîne commerciale finlandaise, Channel Four

Participation dans la chaîne régionale suédoise, TV-Linköping

Services en ligne et jeux

Egmont Online – inclut la distribution pour Sony PlayStation

Nordisk Film and TV. Société de production de jeux et de contenus sur Internet

Fun Online

IO Interactive (43%) – jeux.

ESPAGNE

Depuis la mort de Franco en 1975, et la transition vers la démocratie, les médias ont subi d'importants changements en Espagne. Les élections de mai 1996 ont marqué la fin de 13 années au pouvoir du Parti socialiste espagnol (PSOE). Le Partido Popular (PP) de centre droite, dirigé par José Maria Aznar, a remporté un nouveau mandat de quatre ans en mars 2000. Les médias de radio/télédiffusion et de télécommunications ont été libéralisés et privatisés.

En février 1998, la directive de l'UE, Télévision sans frontières, a été officiellement adoptée dans la législation espagnole et les investissements dans la production audiovisuelle espagnole ont pratiquement augmenté de 100% en 1999.

Les formes de responsabilité des médias sont limitées. Il n'existe aucun organe de réglementation officiel pour la presse (bien que certains journaux disposent d'ombudsmen), et hormis le Conseil de l’Audiovisuel de Catalunya en Catalogne, qui est un organe plus consultatif qu'exécutif, il y a la Commission du marché des télécommunications qui traite du développement des nouvelles technologies et des problèmes de concurrence.

TV et radio terrestres

Le radio/télédiffuseur public espagnol, Radio-Televisión Española (RTVE), exploite deux chaînes de télévision nationales, TVE 1 et La2, et quatre réseaux radiophoniques nationaux. Il diffuse également cinq chaînes internationales, et émet des programmes produits en Espagne par satellite.

L'introduction de la télévision commerciale a provoqué une baisse de la part d'audience, celle de RTE1 étant passée de 52,4% en 1990 à 24,5% en 2000. La part d'audience de La2 est, quant à elle, passée de 20,2% à 7,9% au cours de la même période. Il n'y a pas de redevance radiophonique ou télévisée et le radio/télédiffuseur génère ses revenus par le biais de la publicité. Avec une dette s'élevant à 4,8 milliards d'euros à la mi-2000, sa gestion est confiée à une unité spéciale du ministère des Finances depuis septembre 2000. L'avenir de RTVE reste encore incertain.

Les deux principaux radio/télédiffuseurs commerciaux sont Telecinco et Antena 3, qui ont chacun une part d'audience équivalente d'environ 22%. La part d'audience restante de la télévision terrestre se répartit entre Canal+ España et de nombreuses chaînes régionales.

Antena 3 a été la principale chaîne commerciale du pays pendant une grande partie des années 1990, mais sa concurrente, Telecinco, a comblé son retard au cours des dernières années. Antena 3 International est diffusée dans les régions hispanophones des Amériques, via la plate-forme numérique Galaxy Latin American, par le biais des réseaux câblés du groupe mexicain Multivision, et de l'opérateur américain de télévision à péage, DirecTV.

Elle est détenue par Telefonica Media à 47,5%, par le Banco Santander à 17%, et par RTL à 17%.

Telecinco est devenue la deuxième chaîne de télévision la plus populaire d'Espagne, après TVE1. Elle est détenue à 40% par la société Mediaset de Silvio Berlusconi.

En ce qui concerne la radio, en plus de ses quatre chaînes de radio nationales, RTVE exploite également Radio Nacional de España (RNE) qui compte environ 450 stations de radio AM et FM. La Sociedad de Servicios Radiofónicas Unión Radio (Unión Radio) gère la majorité des stations de radio commerciales du pays – 380 à la fin 2000. La société est détenue à 80% par Grupo Prisa.

Telefonica a des intérêts dans la radio – Onda Cero Radio et Radio Voz.

Le gouvernement espagnol a fait avancer la télévision numérique terrestre (TNT) à grands pas. Queiro TV a officiellement lancé son service de télévision numérique en mai 2000, proposant 14 chaînes de télévision, quatre chaînes payantes, cinq stations de radio, des services d'accès à Internet et autres services. L'objectif est d'atteindre un million d'abonnés avant 2004. Deux autres services de télévision numérique terrestre sont également en voie de développement, Veo TV (qui fait partie du consortium dirigé par Recoletos et Unedisa qui publie le journal quotidien, El Mundo) et Net TV, qui est détenu à 25% par Prensa Española qui imprime le journal quotidien ABC.

Câble, satellite et multimédias

L'Espagne possède l'une des industries du câble qui connaît la croissance la plus rapide d'Europe. Un grand nombre d'opérateurs locaux se sont consolidés; les principaux sont: Grupo Auna, Ono et Telefonica. Ces opérateurs sont néanmoins partis de pratiquement rien et au cours des prochaines années, jusqu'à ce que le marché se soit développé et consolidé, le satellite restera la plateforme pour la télévision multichaîne.

Telefonica est le principal actionnaire de Via Digital qui propose 97 chaînes de télévision et vidéo, 30 services audio et 48 services interactifs, y compris de messagerie électronique. Il comptait 710.000 abonnés en juin 2001.

Canal Satellite Digital, dont le propriétaire majoritaire est Sogecable, est le plus grand opérateur de services câblés. Le nombre de ses abonnés était estimé à 820.000 à la fin juin 2001. Il propose 70 chaînes de télévision, 66 chaînes européennes gratuites et 30 chaînes audio, plus tout un éventail de services interactifs.

Journaux et magazines

Vingt journaux représentent quelque 70% du tirage total et 60% de tous les journaux sont détenus par les trois groupes médiatiques espagnols: Prisa, Correo et Zeta ou par des propriétaires étrangers tels que Recolétos (détenu par Pearson).

Le pays compte trois journaux nationaux d'information générale: El Pais (tiré à 436.000 exemplaires), publié par Grupo Prisa; ABC (292.000), publié par Prensa Española; et El Mundo (291.000), publié par Recolétos.

Toutefois, dans bon nombre de régions autonomes, les journaux régionaux se vendent mieux que les journaux nationaux. En Catalogne, La Vanguardia et El Periódico se sont vendus à respectivement 192.000 et 184.000 exemplaires en 2000. Au Pays basque, El Correo s'est vendu à 132.000 exemplaires, et en Galice, La Voz de Galicia, s'est vendue à 108.000 exemplaires.

Il existe plusieurs quotidiens sportifs. Marca (403.000) est publié par Recolétos, et AS se vend à 159.000 exemplaires par jour. Il y a aussi des quotidiens sportifs régionaux qui jouissent d'une grande popularité. Les deux principaux quotidiens économiques sont Expansion (63.000) et Cinco Dias.

Sur le marché du magazine, ce sont les magazines féminins qui se vendent le mieux. Pronto se vend à 981.000 exemplaires et Hola! à 574.000 exemplaires. Sur le marché des magazines d'intérêt général, c'est la revue Muy Interessante de Gruner+Jahr qui réalise les meilleures ventes avec 273.000 exemplaires, et la revue mensuelle Cosmopolitan qui se vend à 172.000 exemplaires. Le marché des guides télévisés est dominé par Hachette Filipacchi Médias, qui publie les quatre principaux titres.

Principaux intervenants

Grupo Prisa

Le plus grand groupe médiatique privé d'Espagne. Ses principaux intérêts dans le monde de l'édition se concentrent dans El Pais, le quotidien espagnol qui réalise les meilleures ventes en Espagne (tirage de 435.000 exemplaires en 2000). Il est publié en dix éditions, dont une édition basque. Pour conserver son avantage sur son plus proche rival, Marca, il inclut également des suppléments sur papier couché et des magazines mensuels. Parmi ces magazines, citons Cyberp@is, un supplément mensuel sur les technologies de l'information, Propriedades (immobilier), et Babelia (littérature).

Prisa détient également Grupo de Medios Impresos (GMI), une société de holding qui s'occupe des intérêts de Prisa dans le domaine de la presse, à l'exception du quotidien El Pais. GMI englobe Estructura qui publie le quotidien financier, Cinco Dias (28.000), et le quotidien sportif AS (159.000). Progresa publie plusieurs magazines dont Cinemania (33.000) et Rolling Stone (37.000).

Dans le marché de la presse régionale, GMI détient une participation de 75% dans Espacio Editorial Andaluza Holding, la société mère des maisons d'édition des journaux El Correo de Andalucia, Odiel Información et Diario Jaén, ainsi qu'une participation de 32% dans La Voz de Almeria.

Il détient également une participation de 77% dans une grande maison d'édition bolivienne de journaux quotidiens.

Parmi ses autres intérêts majeurs dans les médias, citons une participation de 80% dans Union Radio et une participation de 21,27% dans Sogecable, qui englobe la chaîne de télévision payante, Canal+España. La société compte d'autres divisions parmi lesquelles: musique – Grana Via Musical (GVM); groupe d'édition en langue espagnole, Santillana; agence de publicité, Gerencia de Medios (GDM) et Prisacom, qui possède des sociétés d'impression et de distribution et développe également des activités numériques.

Grupo Zeta

Publie onze journaux et 20 magazines. Il publie le deuxième quotidien régional le plus vendu, El Periodico de Cataluña (184.000), un hebdomadaire sportif national (107.000) et plusieurs journaux régionaux de plus petite taille. Il publie également le magazine d'intérêt général, Interviu (159.000).

Sa filiale, Ediciones Reunidas, publie des magazines, dont Tiempo (55.000), Woman (82.000) et Man (70.000).

Hachette Filipacchi Médias

Cette société est la filiale détenue à cent pour cent du conglomérat français Lagardère. Elle est le plus grand éditeur de magazines en Espagne en termes de tirage, avec 17 titres. Ses deux secteurs d'activité les plus importants sont les magazines féminins et les guides télévisés. Les quatre guides télévisés les plus vendus sont publiés par Hachette: Tele Programa (186.000), Telenovela (129.000), Super Tele (104.000) et Tele Indiscreta (94.000). Deux hebdomadaires féminins font partie des dix meilleures ventes de magazines: Diez Minutos (239.000) et Que Me Dices? (164.000).

Recolétas

La société est détenue à 74% par le groupe britannique Pearson. Elle publie le deuxième quotidien sportif le plus vendu, Marca (403.000). Elle est également actionnaire à 30% de El Mundo, le quatrième plus grand journal quotidien avec un tirage de 291.000 exemplaires en 2000. Le quotidien d'affaires, Expansion, a un tirage de 63.000 exemplaires.

Recolétas détient également une participation de 25,5% dans Veo TV, qui a obtenu une licence de TNT en novembre 2000.

FINLANDE

Télévision et radio

La télévision numérique terrestre (TNT) se développe avec succès en Finlande.

Digita, une filiale du radio/télédiffuseur public Yleisradio Oy(YLE), a été chargée de construire le réseau numérique et de gérer les réseaux de diffusion et de transmission analogiques. Télédiffusion de France détient une participation de 49% dans Digita.

Il existe trois multiplex de TNT, avec une couverture de 70% à la fin 2001, et l'engagement d'une couverture totale avant la fin 2006.

Les principales sociétés de télévision sont:

YLE, le télédiffuseur du service public exploite deux chaînes nationales, YLE TV1 et YLE TV2, qui ont une part d'audience combinée d'environ 42%. FST, en langue suédoise, a des créneaux sur les chaînes nationales, TV Finland, une chaîne non commerciale à abonnement disponible par satellite, et SVT Europa (programmes produits par le télédiffuseur suédois SVT, disponible dans les régions côtières de la Suède).

YLE est le propriétaire unique du Multiplex A de TNT et ses cinq créneaux peuvent être captés grâce aux versions numériques de TV1, TV2, YLE24 (nouvelles et actualité), YLE Teema (culture, sciences et éducation) et FST, la chaîne en langue suédoise.

Channel Four Finland est détenu à 50% par Swelcom, une filiale détenue à cent pour cent du plus grand groupe médiatique finlandais Sanoma WSOY; à 25% par le holding Egmont, éditeur de journaux ayant son siège à Turku; à 14% par TSGroup; et à 11% par VBH-Television. Channel Four Finland atteint environ 80% de la population et ses programmes sont conçus pour attirer un public citadin actif âgé de 10 à 44 ans. Elle a une part d'audience d'environ 11%. Une version numérique de C4F est diffusée sur le multiplex C de TNT, et sa société mère, Sanoma WSOY, possède une autre chaîne (Swelcom Fil channel) sur le même multiplex, ainsi qu'une chaîne sportive payante sur le multiplex B (Suomen Urheilutelevision).

MTV3 est détenu par le deuxième plus grand groupe médiatique finlandais, Alma Media. MTV3 est la principale chaîne de télévision commerciale finlandaise, avec une part d'audience d'environ 40%. Alma Media possède également une autre chaîne, Sub TV. Il émet des versions numériques de MTV3 et de Sub TV sur le multiplex B de TNT et possède également 50% de la chaîne sportive payante, Suomen Urheilutelevision.

Câble, satellite et multimédias

Le plus grand opérateur de réseau câblé est Helsinki Television (HTV), une filiale détenue à cent pour cent de Swelcom, qui appartient, quant à lui, à Sanoma WSOY. Il compte quelque 215.000 abonnés, est complètement numérisé, propose un accès à Internet à grande vitesse, et dispose d'un service à large bande destiné aux consommateurs, Welho.

Swelcom gère toutes les opérations de Sonama dans les domaines des réseaux de téléphonie fixe et mobile, de la télévision câblée et de la télévision numérique.

Son plus proche rival est l'opérateur national finlandais de télécommunications, Sonera, qui compte environ 150.000 abonnés au câble. Via sa filiale Sonera Plaza, il est le principal fournisseur de services Internet en Finlande, avec plus de 240.000 abonnés. Sonera propose également un accès à Internet sous le label Quicknet, ainsi qu'un accès à Internet à grande vitesse via la technologie ADSL.

Canal Digital est détenu à cent pour cent par la société norvégienne Telenor après l'achat par cette dernière des 50% de participation détenus par Canal+, l'opérateur paneuropéen de télévision à péage. Canal Digital propose tout un éventail de chaînes dans toute la région nordique, dont bon nombre sont toujours fournies par Canal+, et revendique plus de 570.000 abonnés numériques.

ViaSat Broadcasting fait partie du conglomérat médiatique suédois, le groupe Modern Times. Il revendique plus de 1.115.000 abonnés en Scandinavie, mais, à l'instar de Canal Digital, il ne ventile pas ses abonnés par pays.

Journaux et magazines

Le secteur de la presse écrite domine le marché de la publicité finlandais, 73% des dépenses en matière de publicités dans les médias étant destinées aux journaux quotidiens, aux magazines et aux journaux distribués gratuitement. Cette tendance est très nette dans la plupart des pays nordiques, à l'exception de la Norvège, où la télévision représente 35% du marché total des publicités dans les médias. Les modèles de consommation médiatique au sein de la communauté nordique présentent plusieurs facteurs communs. Un pourcentage élevé de journaux est commandé sur la base d'abonnements annuels et livré aux abonnés tôt le matin. Les journaux ont un caractère local très fort, ce qui resserre les liens existant entre l'annonceur publicitaire, l'éditeur du journal et le lecteur/consommateur. De nombreux annonceurs publicitaires internationaux considèrent les pays nordiques comme un marché unique et utilisent les mêmes publicités ou des publicités similaires dans tous ces pays.

Les deux principaux quotidiens nationaux, Helsingin Sanomat (440.000) et Ilta-Sanomat (214.000), appartiennent au groupe Sanoma WSOY. Le troisième journal en termes de tirage, Iltalehti , un quotidien national du soir, est tiré à 133.000 exemplaires. Ce dernier et le principal quotidien régional, dont le siège se trouve à Tampere, Aahulehti (135.000), sont publiés par Alpress. Les deux principaux journaux du dimanche sont les éditions hebdomadaires des principaux quotidiens nationaux, Helsingin Sanomat (510.000) et Ilta-Sanomat (243.000). Les troisième et quatrième hebdomadaires les plus populaires sont les éditions du dimanche de Italeheti (166.000) et d' Aamulehti (143.000)

United Magazines est le deuxième plus grand éditeur finlandais de magazines de consommateurs. Il publie le magazine d'intérêt général le plus vendu, Suera (266.000), et le bimensuel féminin, Kotiliesi (195.000). Il est présent dans les kiosques à journaux avec 33 titres au total.

A-lehdet publie 20 magazines de consommateurs finlandais dans les domaines de la santé et de la beauté, de l'automobile, du sport, du jardinage, des affaires et de l'économie. Son titre le plus vendu est le magazine hebdomadaire consacré à la famille, Apu (250.000).

Les principaux intervenants

SONOMA WSOY

Basé à Helsinki, Sanoma WSOY est le deuxième plus grand groupe médiatique nordique, après le groupe suédois Bonnier. Il a été créé à la suite de la fusion des éditeurs Sanoma et WSOY avec Helsinki Media, un groupe spécialisé dans l'impression et la radio/télédiffusion. Au cours du second semestre 2001, il a acheté les magazines de consommateurs (plus de 200 titres) du groupe néerlandais VNU.

Cette acquisition permet au groupe d'être présent en Europe orientale, centrale et occidentale, et de détenir 50% du marché néerlandais du magazine et 39% du marché belge.

Avoirs

Journaux

Le groupe produit le principal tabloïd finlandais, ainsi que des journaux de grand format et financiers:

Helsingin Sanomat, Ilta-Sanomat et Taloussanomat

Journaux régionaux. Kymen Lehtimedia – 3 journaux quotidiens ( Kymen Sanomat, Kouvolan Sanomat et Etelä-Saimaa, 6 journaux locaux et 1 journal gratuit distribué dans le sud-est de la Finlande.

Imprimeries à Kouvola et à Lappeenranta.

Journaux gratuits en Finlande – Kultainen Pörssi (plus grand journal gratuit finlandais), et en Estonie – Kuldne Börs.

Magazines

La division magazines de Sanoma est leader sur le marché finlandais dans le domaine des magazines féminins et consacrés à la famille, des magazines professionnels et informatiques, et des bandes dessinées – 47 titres en Finlande et 3 titres en Suède.

Grâce à son acquisition des titres de VNU, il possède 3.000 titres en Belgique, en Grande-Bretagne, en République tchèque, en Finlande, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Roumanie, en Slovaquie et en Suède. Il est désormais le leader des marchés belge, tchèque, finlandais, hongrois et néerlandais.

Il possède également Aldipress, la plus grande organisation commerciale néerlandaise de distribution et de vente (70% du marché).

Livres

Le groupe est le principal éditeur de livres en Finlande dans les domaines de la littérature générale, de l'éducation et de plusieurs publications spécialisées. Il est le leader du marché dans le domaine de l'impression de livres et le principal éditeur de calendriers dans la région nordique.

Radio/télédiffusion

Channel Four Finland, la deuxième chaîne commerciale finlandaise

Helsinki Television – la plus grande société de réseau câblé de Finlande

Tuotantotalo Werne – fournisseur spécialisé de services de télévision, vidéo et audio

Måndag – services de reproduction de vidéos et de production de CD et de DVD.

Multimédias

ilse Media Groep – Moteur de recherche et portail néerlandais

Services de gestion des droits et d'actualité

Lehtikuva – agence photo

Startel (905) – services d'informations commerciales

Esmerk – services sur mesure d'analyses et de synthèses d'informations en Europe, en Russie, dans les pays baltes, en Asie et en Amérique.

Distribution

Lehtipiste – distribution de presse en Finlande

Lehepunkt – joint-venture avec l'éditeur estonien, Ekspress Grupp

Vente au détail

Chaîne de librairies Suomalainen Kirjakauppa – 59 librairies; trois librairies

Yliopistokirjakauppa et un magasin multimédia Dose.

Astro Raamatud (60%) – détaillant de livres estonien

Rautakirja (56,97%) – kiosques en Finlande et en Estonie

Chaînes de restoroutes (Eurostrada et Motorest)

Chaîne de bureaux de paris

Cinémas et distribution de films

Finnkino group – cinémas en Finlande, en Estonie et en Lettonie

Finnkino – importations de films

Ventes et locations de vidéos

RCV Entertainment – Plus grand distributeur de films dans les pays du Benelux

Autres

Le groupe détient une participation de 29,6% dans le groupe médiatique norvégien, A-pressen ASA.

Geomatic- Marketing direct

HPR Holding – organisateur de foires accessibles au public et de salons

professionnels

ALMA MEDIA

Créé en 1998 à la suite de la fusion de l'éditeur finlandais Aamulehti et du groupe de télévision commerciale, MTV Corporation, il s'agit du deuxième plus grand groupe médiatique en Finlande. L'un des principaux actionnaires d'Alma Media est le groupe médiatique suédois, Bonnier (26,8%). Alma est actif en Finlande, en Lituanie, en Estonie et en Lettonie.

Alma Media comporte cinq divisions d'exploitation:

Alpress (édition)

Le portefeuille de journaux finlandais comporte 30 titres, dont le tabloïd Iltalehti (paraissant l'après-midi), le quotidien financier, Kauppalehti (82.000) et un large éventail de journaux régionaux: Aamulehti (Tampere), Satukunnan Kansa (Pori), Lapin Kansa (Rovaniemi), Pohjolan Sanomat (Kemi), et Kainuun Sanomay (Kajaani).

Radio/télédiffusion

MTV3 – principale chaîne commerciale finlandaise

Sub TV

Radio Nova (61%) – diffuseur commercial national avec une part d'audience de 11%

TV4AB – station de télévision commerciale suédoise (23,4%)

Alprint – spécialisé dans l'impression de magazines et de catalogues.

Nouveaux médias

Alma Media Interactive est chargé des activités médiatiques interactives et de l'assistance technique aux services de réseaux. Alma Media a plus de 30 services sur le web.

Groupe d'informations commerciales

Baltic News Service a son siège à Tallinn, en Estonie. Il produit des nouvelles dans cinq langues: estonien, letton, lituanien, russe et anglais.

Balance Consulting Service. Analyse de rapports financiers et de résultats à partir d'une base de données de 11.000 sociétés

Kauppalehti. Développement des cinq sujets hebdomadaires traités par le magazine d'affaires du même nom. Comprend le magazine bimensuel Kauppalehti Optio et un service web, www.kauppalehti.fi

FRANCE

La politique de la France en matière de médias est fortement façonnée par la défense culturelle et linguistique de son espace audiovisuel. L'exemple récent le plus frappant de l'importance accordée à ce paramètre est le cas de l'ancien directeur général de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier, qui doit sa chute à son ambition de créer un groupe médiatique mondial. En 2001, aux USA, il a décidé d'acquérir un éditeur de livres, Houghton Mifflin, un site web de musique mp3.com, une participation de 10% dans le groupe de télévision payante Echostar, ainsi qu'USA Networks (10,8 milliards de dollars). Jusqu'en décembre 2001, il a acquis des sociétés médiatiques américaines pour un montant de 50 milliards de dollars et déclaré que sa société était désormais un intervenant médiatique de premier plan.

À certains égards, Vivendi Universal a pâti de la faillite de dot.com, tout comme AOL Time Warner. Le portail Internet Vizzavi, détenu conjointement avec Vodaphone, était censé être au cœur de l'affaire. Estimé à 30 milliards € par certains analystes en 2000, il ne vaut plus rien aujourd'hui.

Mais la déclaration de Messier selon laquelle "l'exception culturelle française était morte" et son emménagement dans un appartement de Park Avenue à New York de 17 millions de dollars ont fait craindre que Vivendi Universal devienne un cheval de Troie pour l'hollywoodisation de la culture populaire française. Le renvoi du président de Canal Plus, Pierre Lescure, a provoqué de vives protestations en France et au fil des mois, le prix des actions de Vivendi Universal a dégringolé. En Amérique du Nord, les principaux actionnaires ont également décidé que sa stratégie ne fonctionnait pas. En juillet, Jean-Marie Messier a été remplacé par Jean-René Fourtou aux postes de président et de directeur général. Sa tâche consiste à réduire le poids de la dette de 19 milliards € et de restaurer la confiance des investisseurs dans le groupe médiatique, ce qui passera inévitablement par la vente de certains avoirs du groupe.

La France a également joué un rôle actif dans la formulation de la politique de l'Union européenne (UE) en matière de médias, notamment dans l'adoption de la directive Télévision sans frontières (1989, révisée en 1997) qui demande aux chaînes de télévision de passer plus de 50% de programmes produits au sein de l'UE quand elles le peuvent. La directive continue à faire l'objet de controverses et certains pays ne s'y conforment pas réellement (le RU, par exemple, autorise 40 chaînes câblées ou par satellite à passer outre cette directive), mais la France est très exigeante envers ses services de télévision. L'organe de réglementation, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), impose des quotas sur les programmes européens et des règles sur les heures de projection des films.

Télévision

La télévision terrestre est dominée par les trois chaînes du télédiffuseur public, France Télévisions: France 2, France 3 et France 5 qui ont une part d'audience moyenne de 40%. Les deux principales chaînes commerciales sont TF1 et M6, tandis que la chaîne payante Canal+ compte environ trois millions d'abonnés terrestres sur les 4,6 millions que compte sa base d'abonnés, ce qui lui confère une part d'audience de 4%. Canal+ est également distribué par câble et par satellite, et est en partie détenu par Vivendi Universal.

TF1 était la première chaîne du service public en France. À la suite de sa privatisation en 1987, le groupe Bouyges est devenu son principal actionnaire. Elle a obtenu une nouvelle licence de diffusion de dix ans en 1997, malgré les amendes qui lui ont été infligées pour non-respect du quota prescrit de 60% de programmes produits au sein de l'UE.

M6 est majoritairement détenue par RTL (qui fait partie du groupe Bertelsmann) et cible les jeunes. Son audience et ses revenus ayant augmenté, elle a également dû dépenser de l'argent pour ses programmes, comme prescrit par le CSA.

La télévision numérique terrestre a connu un lancement timide en France; les télédiffuseurs privés ont, en effet, fait preuve de peu d'enthousiasme, mais se sont vu offrir des encouragements pour participer au processus. France Télévisions prévoit de lancer trois nouvelles chaînes, et de numériser ses chaînes analogiques actuelles.

Câble et satellite

Chaque opérateur de réseau câblé peut servir jusqu'à 8 millions de personnes, mais l'association commerciale AVICAM souhaiterait que ce plafond passe à 15 millions. En septembre 2001, Noos (détenu par Suez Lyonnaise Télécom à concurrence de 50,1%; par NTL à concurrence de 27%; et par Morgan Stanley à concurrence de 22,9%) comptait 857.000 abonnés. France Télécom Câble avait un peu plus de 800.000 abonnés, et NC-Numéricâble, une filiale à cent pour cent de Canal+, en comptait 712.000.

La France compte deux services rivaux de télédiffusion directe par satellite. Le plus important, Canalsatellite, détenu par Canal+ (66%) et par Lagardère (34%), comptait 1,8 million d'abonnés en novembre 2001. Télévision par Satellite (TPS), qui est détenue par TF1 à 50%, par M6 à 25% et par Suez Lyonnaise à 25%, comptait, quant à lui, 1,2 million d'abonnés en août 2001.

Journaux et magazines

La presse française jouit d'une protection sous la forme de soutien à la publicité. Les supermarchés, les avocats, les cinémas, les sociétés d'édition, la presse et les sites web ne peuvent pas faire de publicité à la télévision ou à la radio. Ces règles pourraient être assouplies avec le développement de la télévision numérique terrestre.

Les quotidiens nationaux de qualité sont Le Monde, Le Figaro et Libération, mais le gros des tirages de journaux français est dû aux ventes de journaux locaux et régionaux. Il existe aussi des quotidiens spécialisés dans l'économie et la finance ( Les Échos, détenu par le groupe britannique Pearson, éditeur de The Financial Times, et La Tribune Desfossés). L'Equipe est un quotidien sportif.

Métro a été lancé en France (à Paris et dans la banlieue) le 18 février 2002, et a ensuite été distribué à Marseille et à Lyon. En avril, il se tirait à quelque 300.000 exemplaires à Paris, 100.000 exemplaires à Marseille et 50.000 à Lyon. En mai, les lecteurs journaliers étaient estimés à plus de 460.000 dans la région parisienne. Il existe aussi un autre journal gratuit, "20 minutes", publié par le groupe norvégien "Schibsted" depuis le 15 mars.

Dans les premières semaines de sa parution, la distribution du Métro, et celle du "20 minutes", ont été perturbées par le "Syndicat du Livre-CGT", en raison des conditions de travail du personnel chargé de l'impression et de la distribution, qui ne s'inscrivaient pas dans le système de presse "traditionnel" en France. Des membres de la CGT ont, entre autres, confisqué et détruit des journaux (4 d'entre eux ont été arrêtés par la police). Ils ont mis fin à leur action le 16 avril et sont parvenus à un accord avec le groupe Métro en mai. La plupart des exemplaires sont imprimés avec le matériel du journal "France Soir". Certains journaux traditionnels ont décidé de lancer des numéros gratuits: "La Provence" a lancé un journal gratuit "Marseilleplus" à Marseille, pour concurrencer Métro.

Les principaux groupes sont:

Le Groupe Hersant, via sa société de holding Socpresse (70% sont détenus par la famille Hersant et 30% par Serge Dassault). Le groupe a été créé par Robert Hersant (éditeur d'extrême droite sous l'occupation allemande, et fondateur du parti politique Jeune Front). Il est décédé en 1996 et, depuis lors, le groupe qui, à un moment donné, détenait 30% des journaux français, vend les parts qu'il détient dans des publications en mauvaise santé. Parmi les publications nationales, citons Le Figaro et France-Soir. Le groupe publie également une série de journaux locaux dans le nord de la France.

Il détient une participation de 40% dans le groupe de presse francophone belge, N.V. Rossel. Il possède également des journaux au Sénégal, en Martinique, en Guyane française, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.

Il possède 40 magazines de consommateurs/spécialisés, dont Paris-Turf, TV Magazine, L'Auto Journal et Version Femme.

En partenariat avec Silvio Berlusconi, Hersant a lancé la chaîne de télévision "La Cinq" en 1986, mais après avoir subi de lourdes pertes, a renoncé à sa licence en 1990.

Hachette-Filipacchi Presse fait partie du conglomérat industriel français (voitures, munitions, télécommunications, domaine aérospatial) Lagardère. Le groupe médiatique Hachette a fusionné avec la société de télécommunications et de technologies Matra en 1993. Il a des intérêts dans les industries d'édition de livres, de magazines et multimédia, et est présent partout en Europe via l'octroi de licences pour l'édition locale de ses revues (par exemple, 31 éditions de Elle, 15 de Elle Décoration et 11 de Car and Driver).

Lagardère Media possède quatre filiales:

Hachette Livre est responsable de la publication de livres pédagogiques, d'ouvrages de référence et généraux, ainsi que de livres de loisir en France (Hachette, Éditions Filipacchi et Le Livre de Poche), en Espagne, en Italie, aux USA et au RU. Gollancz, Weidenfeld and Nicolson, Orion, Cassell et le groupe d'édition Octopus font partie de ses avoirs au RU.

Hachette Filipacchi Médias (HFM) est la division consacrée à l'actualité et aux magazines. Il s'agit d'un des plus grands éditeurs de magazines au monde, avec 200 titres dans 33 pays et la moitié de ses ventes réalisées en dehors de la France. Parmi les publications françaises, citons Elle, le guide télévisé Télé 7 Jours et Paris Match.

Parmi les journaux du marché français, citons L'Écho, Le Républicain, La Provence et Vers Matin, Le Parisien et L'Equipe.

Hachette Distribution Services (HDS) contrôle la distribution des produits de presse et autres médias. Ces holdings de vente en gros et de détail, dont l'exploitation est identique à celle de la société britannique, W.H. Smith, incluent Hachette UCS et la plus grande chaîne canadienne de kiosques à journaux.

Lagardère Active s'occupe de production cinématographique et télévisée et de radiodiffusion. Le groupe publicitaire Interdeco, le principal acheteur média en France, est également détenu par Lagardère, et Hachette Filipacchi Global Advertising opère en dehors du territoire français, et est spécialisé dans la promotion et la vente des magazines du groupe.

Le groupe Ouest-France basé à Rennes prétend être le plus grand éditeur de journaux français avec 30% du tirage national. Il lui est néanmoins impossible de se développer davantage en raison des limites imposées en matière de parts de marché. Ouest-France, avec dix-sept éditions distribuées en Bretagne, en Normandie et dans la Loire, a un tirage de 800.000 exemplaires. Le groupe possède également plusieurs autres journaux payants.

Le groupe possède aussi SPIR Communications qui publie quelque 150 journaux gratuits dans toute la France, dont Aix Hebdo, Le Galibot et Boum Boum, qui représentent un tirage allant jusqu'à 440.000 exemplaires.

Bayard est le cinquième groupe de presse le plus important en France en termes de tirage et publie 95 journaux et magazines en Europe, en Amérique du Nord et dans d'autres régions. Il est spécialisé dans quatre domaines: les publications pour enfants, la presse consacrée aux plus de 50 ans, les magazines de chasse et de pêche et la presse religieuse catholique romane.

Les groupes médiatiques européens ayant des intérêts dans les magazines français sont EMAP France et Gruner & Jahr/Prisma Presse (qui fait partie du groupe Bertelsmann), lequel prétend être le deuxième éditeur de magazines le plus important en France avec 15 publications et 18% du marché des magazines.

Avenir incertain pour le groupe médiatique mondial VIVENDI UNIVERSAL

À l'origine, la Compagnie générale des eaux, fondée en 1853, était une compagnie de distribution d'eau. Elle est devenue Vivendi en 1998. Cette même année, Vivendi et Havas, le plus grand éditeur français de livres et de publications consacrées aux informations d'affaires, ont fusionné. En 2000, Vivendi, Canal+ et la société médiatique et de distillerie canadienne, Seagram, ont annoncé leur projet de fusion et de création de Vivendi Universal.

Dans son édition du 15 juillet 2002, le Time estime que la valeur des parts de la société pourrait s'élever, en cas de liquidation, à 55 milliards de dollars – soit trois fois plus que leur valeur actuelle –, la valeur des parts sociales de la société étant de 17,4 milliards de dollars. Voici une liste sélective des avoirs du groupe:

Groupe Universal Music

Ses intérêts dans le disque incluent

MCA Records

Decca Records

Universal Records

Deutsche Grammophon

Mercury

Motown

Polydor

Verve

Édition et distribution musicale

Polygram Music Publishing

Island Music

Universal Music and Distribution

MCA Music Publishing

Universal Concerts (promotion de concerts)

Les ventes globales sont en baisse et le piratage a également eu une incidence.

Parmi les artistes, citons le groupe U2, et son leader Bono, et Eminem.

Télécommunications

Le groupe détient des parts dans des services de téléphonie en Europe et en Afrique, y compris dans la société française Cegetel (44%).

Édition

Vivendi Universal Publishing est le plus grand éditeur d'affaires européen (80 publications d'intérêt général, d'affaires et professionnelles; exploitation de 60 salons professionnels; dix éditions spécialisées). Il est également le second plus grand éditeur d'ouvrages pédagogiques au monde.

Ses intérêts dans l'édition de livres consistent en cinquante éditions à travers l'Europe dans les domaines des affaires, des ouvrages de référence et pédagogiques. Il possède Houghton Mifflin et a d'autres intérêts dans l'édition aux USA. Groupe Express est la division d'exploitation pour la France, et est spécialisé dans trois domaines: l'éducation, la littérature et les jeux, une presse des consommateurs et une unité commerciale. Ses éditions incluent Larousse, Dunod, Dalloz, Le Robert, Harrap, Chambers et Presses de la Cité.

Parmi les journaux et les magazines, citons L'Express, L'Expansion, Courrier International, L'Étudiant et La France Agricole.

La production et la distribution cinématographiques incluent:

Universal Studios. Succès le plus récent: A Beautiful Mind, avec Russell Crowe

United International Pictures

Working Title

Polygram DA

Polygram Television

Polygram Film International

La production et la distribution télévisées et vidéo incluent:

Universal Television Group

Polygram Video

Abbey Home Entertainment

Gramercy

Vision Video

Télévision câblée et radiodiffusée

USA Networks. Les chaînes incluent Sci-Fi, Trio et USA

Télévision payante universelle (distribution internationale)

Production et diffusion cinématographiques/télévisées françaises de

Canal+

EchoStar Communications

Une participation de 10% dans le service américain de télévision par satellite.

Vivendi détient également des parts dans d'autres groupes médiatiques, y compris MTV Asia (50%) avec Viacom, Telecine (Brésil) et HBO Asia (avec AOL Time Warner).

Universal Theme Parks

Six à travers le monde, dont un nouvel emplacement en Espagne et un au Japon.

Cinémas

Cineplex Odeon Corporation (42%) – cinémas aux USA et au Canada

United Cinemas International (49%) en partenariat avec Viacom

Jeux vidéo

Le deuxième plus grand éditeur de jeux PC au monde avec Universal Interactive Studios, Interplay et Universal Digital Arts.

Vivendi Environment

Détient une participation de 63% dans la plus grande compagnie de traitement des eaux et des eaux usées au monde, qui opère dans 100 pays. Gère également la compagnie ferroviaire britannique Connex.

Autres avoirs

Participation dans le géant des produits chimiques, DuPont, investissements dans l'immobilier, la construction et autres.

IRLANDE

Télévision et radio

La RTE est l'organisation de radio/télédiffusion nationale irlandaise. Jusqu'à la mi-1998, le marché de la télévision consistait en trois chaînes nationales: RTE 1, Network 2 (N2) et Teilifis na Gaeilge (TG4). RTE 1 a une part d'audience de 30%, N2 de 15% et T4G était regardée par 1,6% des téléspectateurs en 2000.

La RTE possède également quatre stations de radio nationales.

La quatrième chaîne nationale irlandaise, TV3, a été créée en 1998. Le principal actionnaire est CanWest Global Communications (45%). Elle revendiquait une part d'audience de 7% en 2000. La société canadienne possède également 29,9% de Ulster Television, chaîne de télévision indépendante d'Irlande du Nord rattachée au réseau ITV et deuxième station la plus populaire en termes de chiffres d'audience, dans la République. Granada Media a également acquis une participation de 45% dans TV3 plus tard dans l'année.

Une grande partie de l'Irlande peut également recevoir la télévision britannique.

Câble, satellite et multimédias

Les opérateurs de réseaux câblés sont au nombre de deux. NTL (Eire) est le plus important avec 370.000 abonnés en février 2001. Chorus Communications, une société détenue conjointement par Independent News and Media et Liberty Media fournit des services de réseau câblé à 250.000 abonnés. Ces deux compagnies développent des services combinés d'Internet, de téléphonie et de télévision.

BSkyB est le seul fournisseur, via Sky Digital, de services de télévision numérique en Irlande. L'antenne parabolique n'est pas très chère à installer et un abonnement d'un an à Sky Digital fournit le décodeur nécessaire sans frais. Il y a actuellement quelque 194.000 abonnés. Ce service a fait l'objet d'une importante controverse au cours de l'été 2002, lorsque BSkyB a acheté les droits de diffusion des matches de football irlandais, obligeant les gens à s'abonner au service pour suivre les matches. BSkyB a utilisé cette stratégie au RU pour augmenter ses abonnements au satellite.

Journaux et magazines

Les éditeurs irlandais ont exercé des pressions afin d'obtenir un certain nombre de changements destinés à améliorer les conditions dans lesquelles ils opèrent. Ces changements incluent l'abolition de la vente de publications importées à vil prix et la réduction de la TVA sur les journaux irlandais de 12,5% à 0%.

Les importations de journaux britanniques constituent une menace constante pour les éditeurs irlandais – au cours du second semestre 2000, ils représentaient 28% de tous les journaux quotidiens vendus dans la République, British Sundays représentant 33% des ventes.

Le groupe de journaux régionaux basé au RU, Trinity International Holdings (aujourd'hui Trinity Mirror), a acquis le Sunday Business Post (51.000) en 1998, ainsi que la plupart des journaux régionaux dans le Donegal.

La presse irlandaise consiste en quatre quotidiens nationaux et deux éditions nationales du soir, cinq journaux nationaux du dimanche et quelque cinquante journaux régionaux et douze journaux locaux. Il y a aussi environ trente journaux gratuits, essentiellement dans les villes.

Le journal national qui se vend le mieux est The Irish Independent (168.000), suivi par le Irish Times (116.000) et le Evening Herald (95.000). Le Sunday World se vend à 314.000 exemplaires, suivi par le Sunday Independent (309.000 exemplaires).

Le plus grand éditeur irlandais de magazines est Smurfit Publications, une filiale d'une société multinationale de fabrication de papier et d'emballage, Jefferson Smurfit Group. Woman’s Way est le magazine qui se vend le mieux (66.000).

Le magazine le plus populaire, avec un tirage de 146.000 exemplaires, est l'hebdomadaire RTE Guide, édité par la RTE.

Un groupe médiatique mondial basé en Irlande

Independent News and Media plc (INM)

INM est un groupe médiatique international contrôlé par la famille O’Reilly. Tandis qu'il dirigeait le géant alimentaire Heinz, Tony O’Reilly amassaient des avoirs personnels dans les domaines des investissements, de l'immobilier, des médias, et faisait l'acquisition de sociétés telles que Waterford Crystal. Il serait le plus grand actionnaire individuel de Heinz, avec une participation de 2%. Il détient une participation de 27% dans INM et en est le principal actionnaire.

Independent Newspapers publie le Irish Independent, le quotidien de grand format ayant le plus grand tirage en Irlande, deux des cinq journaux nationaux du dimanche ( Sunday Independent et Sunday World), le journal national du soir, Evening Herald, quelque 20% de la presse locale/régionale et l'édition irlandaise du Daily Star.

Independent Newspapers domine l'industrie irlandaise des journaux. 80% des journaux irlandais vendus en Irlande proviennent de sociétés détenues entièrement ou partiellement par Independent Newspapers.

En 2000, INM a acquis The Belfast Telegraph, qui publie The Belfast Telegraph (112.000) et Sunday Life (95.000).

INM détient une participation de 50% dans Chorus, le second plus grand opérateur de réseau câblé et Tony O’Reilly préside le consortium Valentia qui a acheté Eircom, l'ancien opérateur monopolistique irlandais de télécommunications qui a été privatisé. Eircom exploite également l'un des plus grands services en ligne en Irlande.

Autres avoirs au sein de l'UE:

Independent Newspapers (RU)

Independent

Independent on Sunday

21 journaux hebdomadaires payants et 21 journaux hebdomadaires gratuits dans la zone du Grand Londres.

Portugal: participation de 19,1% dans Lusomundo Média (éditeur des premier et troisième quotidiens portugais, Journal de Noticias et Diario de Noticias) et filiale de PT Multimedia, qui fait partie de Portugal Telecom.

INM détient des parts du plus grand groupe médiatique d'Afrique du Sud, dont les publications incluent The Star à Johannesburg et le Cape Times. Il a formé une jointventure avec la filiale d'Advance, Conde Nast, pour la publication de magazines tels que Vogue.

INM est le principal actionnaire d'APN, le plus grand opérateur australien dans les domaines de la presse régionale, de la radiodiffusion et de la publicité en plein air. Il possède, par exemple, 11 stations de radio métropolitaines en Australie et 55 en Nouvelle-Zélande. APN et le géant américain Clear Channel Communications dirigent conjointement l'Australian Radio Network (ARN). INM possède également Wilson and Hurton, l'éditeur basé en Nouvelle-Zélande du principal journal du pays, The New Zealand Herald. Wilson and Horton est également le plus grand éditeur de journaux régionaux avec une part de marché de 58%, et publie des magazines.

ITALIE

Le manque de contrôle exercé sur les médias italiens est surprenant. Silvio Berlusconi ( Sua Emittenza – "Prince des émetteurs"- et l'homme le plus riche du pays) s'est servi de cette absence totale de réglementation des mass media dans les années 1980 pour joindre à sa chaîne, Canale 5, deux autres chaînes commerciales entre 1982 et 1984, Italia 1 et Rete 4. Il a acheté l'un des principaux clubs de football italiens, le Milan AC, en 1986 et a créé une "fusion d'un genre complètement nouveau entre les deux principaux services de divertissement en Italie, le football et la télévision".

La participation de Berlusconi dans la chaîne commerciale française, La Cinq, s'est terminée de manière désastreuse, mais il détient encore une participation importante (40%) dans la société de télévision espagnole, Grupo Telecinco. Ce qui distingue Berlusconi des autres c'est que son pouvoir commercial et médiatique n'est pas dispersé à travers le monde, mais fortement concentré dans un seul pays. Le terme "berlusconisme" est utilisé pour décrire un mode de vie: les gens vivent dans des maisons construites par Berlusconi (par exemple, l'ensemble immobilier Milano 2), regardent des chaînes de télévision contrôlées par Berlusconi, font leurs courses dans des supermarchés détenus par Berlusconi, mangent dans des restaurants construits par Berlusconi, et se relaxent sur les courts de tennis de Berlusconi ou supportent son équipe de football.

Ses trois chaînes réalisent 45% de part d'audience et plus de 60% des ventes publicitaires totales. Il est présent dans le monde de la publicité (Publitalia 80) et de l'édition (Mondadori). La société de holding, Fininvest, que la famille Berlusconi possède à 96%, a une participation majoritaire (48,6%) dans Mediaset, le groupe de télévision terrestre concurrent du radio/télédiffuseur national, la RAI.

Le nombre de lecteurs de journaux en Italie est relativement bas, ce qui contribue à augmenter l'importance de la télévision. 82% des Italiens dépendent exclusivement de la télévision pour se tenir informés, ce qui représente le pourcentage le plus élevé au sein de l'UE. C'est dans ce contexte que le chevauchement des médias et du pouvoir politique met en évidence des questions vitales pour les processus démocratiques italiens. L'empire commercial et médiatique de Berlusconi s'est développé grâce à des relations clientélistes douteuses avec certains hommes politiques et autres organisations. Des poursuites ont été engagées contre Berlusconi pour fraude fiscale, anomalies comptables et subornation de policiers et de juges. En avril 2001, The Economist prétendait qu'il avait versé 23 milliards de lires sur les comptes bancaires offshore de Craxi.

En 1984, l'arrêt Berlusconi du Premier ministre Craxi a annulé une ordonnance d'un tribunal interdisant à Berlusconi de diffuser, et en 1990, la Legge Mammi a formalisé le duopole Berlusconi/RAI.

À la suite de l'effondrement des anciennes élites et partis politiques après 1992, dans le climat d'accusations de corruption de "Tangentopoli", Berlusconi s'est employé à combler le vide laissé en créant le parti populiste Forza Italia, en collaboration avec les partis néo-fascistes Alleanza Nazionale et la Ligue du Nord. Dans son ouvrage Italy and Its Discontents, Paul Ginborg souligne: "Pour choisir le nom et l'image de sa nouvelle organisation, il a eu recours à toutes les techniques de marketing, de publicité et d'enquête préalable de Fininvest. Jamais en Italie la création d'une force politique n'avait été aussi minutieusement et scientifiquement étudiée, et jamais auparavant elle n'avait pris la forme d'un parti aussi étroitement lié à une seule entreprise commerciale". Sa première incursion dans la sphère politique n'a duré que de mars à décembre 1994, mais Berlusconi a été réélu en mai 2001 avec une majorité beaucoup plus forte au parlement et au sénat.

Via Mediaset et la RAI, dont le conseil de direction est désigné par le parlement, le Premier ministre contrôle environ 90% de l'indice d'écoute de la télévision italienne. Ce qui est paradoxal dans sa situation c'est qu'il reçoit les licences pour ses trois chaînes de télévision privées Mediaset de la part de l'État, qu'il a été désigné pour diriger. Parallèlement, une loi de 1957 stipule que le bénéficiaire de licences délivrées par l'État n'est pas autorisé à siéger au parlement.

Berlusconi n'a rien fait pour résoudre le conflit d'intérêt existant entre son pouvoir politique et son pouvoir médiatique. Il n'a pas tenu les vagues promesses qu'il avaient faites de renoncer à ses avoirs médiatiques – au contraire, il a acquis de nouvelles infrastructures d'impression et radiophoniques, qui appartenaient au groupe Il Sole 24 Ore, en 2001. Berlusconi insiste sur le fait que les Italiens ne sont pas intéressés par ce conflit d'intérêt. Plus récemment, le gouvernement a présenté un projet de loi qui permettrait aux accusés de demander l'annulation d'un procès s'ils soupçonnent les juges de partialité. D'après ses détracteurs, cette loi lui permettrait de devancer le verdict d'un procès de corruption à Milan dans lequel il est accusé de subornation. Cette nouvelle loi permettrait à ses avocats de demander la tenue d'un nouveau procès sur la base de "suspicion légitime" concernant les juges de Milan, qui se sont spécialisés dans les enquêtes en matière de corruption politique depuis que l'opération "Mani pulite" a détruit les Démocrates chrétiens et les Socialistes en 1992.

Berlusconi a récemment déclaré qu'il présenterait sa candidature à la présidence si la constitution était réformée de manière à donner au président des pouvoirs élargis comme c'est le cas des systèmes présidentiels français ou américain. Ces propos ont incité le président Ciampi à envoyer une déclaration écrite au parlement demandant l'adoption d'une nouvelle législation destinée à réglementer l'industrie italienne des multimédias et de la télévision. Il a déclaré qu'une nouvelle loi était nécessaire pour garantir le "pluralisme et l'impartialité dans le secteur italien des communications".

En soulignant que le pluralisme et l'impartialité sont l'épine dorsale d'une démocratie, il a remis en question l'emprise de Berlusconi sur la télévision, ainsi que le système de propriété de la presse écrite et diffusée italienne.

TV terrestre

La décision du gouvernement de libéraliser le marché de la télévision et de la radio terrestres en 1976 a débouché sur une augmentation importante du nombre de radio/télédiffuseurs locaux et régionaux. À la mi-2001, le pays comptait plus de 700 télédiffuseurs locaux et régionaux et plus de 2.000 stations de radio locales. Toutefois, le marché est complètement dominé par Radiotelevisione Italia (RAI) et Mediaset. Ces deux sociétés exploitent trois chaînes qui atteignent entre 97% et 100% de la population.

En octobre 2001, la RAI avait un taux d'audience combiné de 47,5%, RAI 1 attirant 25,7% de spectateurs, contre 12,8% et 9% respectivement pour RAI 2 et 3. La chaîne vedette de Mediaset est Canale 5 dont la part d'audience était de 23,9% au cours du même mois, Italia 1 et Rete 4 attirant respectivement 9,5% et 9,7% des téléspectateurs.

En 2001, la tentative de créer un troisième groupe de chaînes s'est soldée par un échec. Lancée en juin, la nouvelle chaîne de télévision, la7, recherchait la collaboration de journalistes italiens de renom car elle se voulait une chaîne essentiellement consacrée à l'information. La chaîne a périclité en partie à cause de difficultés financières, mais aussi parce que TMC TV, une autre chaîne appartenant au même groupe, a été vendue à Telcom Italia.

La surcharge du secteur analogique terrestre et l'absence de spectre numérique ont empêché le développement de la télévision numérique terrestre. Pour libérer leurs ondes, la RAI, Mediaset et la principale plateforme satellitaire Tele+ doivent placer leurs chaînes sur satellite et sur des plateformes câblées. Avant la fin 2003, RAI3, Rete 4 et Tele+ Nero doivent passer de l'analogique au numérique.

Câble, Satellite, Multimédias

Stream est un opérateur de réseau câblé et de satellite, détenu par la société News Corporation de Rupert Murdoch, mais ses intérêts sont essentiellement axés sur le développement d'une clientèle pour la télévision payante par satellite. Son concurrent, Tele +, a eu plus de réussite dans la constitution de sa base d'abonnés. À l'origine, Vivendi Universal était en pourparlers avec Stream concernant son rachat. Vu les problèmes financiers qui ont secoué Vivendi Universal, c'est désormais News Corporation qui négocie les conditions de la fusion et du contrôle de la société.

Journaux

Une étude réalisée pour le compte du gouvernement en 1995 a révélé que seuls 60% de la population lit un journal au moins une fois par semaine et que plus d'un tiers admet ne jamais lire le journal. Le tirage global des douze principaux quotidiens est de moins de 3,7 millions d'exemplaires. Une baisse constante des ventes et le succès croissant des journaux gratuits et des magazines ont entraîné une diminution des revenus du secteur et il en a résulté que bon nombre de sociétés non spécialisées dans l'édition ont investi dans le marché du média presse, souvent pour influencer l'opinion publique et les politiques. Comme l'indique Paul Ginsborg "L'absence de contrôle sur la télévision s'est reflété dans celle sur les médias en général. Vers le milieu des années 1980, par exemple, FIAT contrôlait La Stampa, Il Corriere della Serra, La Gazzetta dello Sport, et tous les magazines de la maison d'édition Rizzoli.

Le milliardaire du pétrole Attilio Monti possédait un grand empire dans le domaine de la presse dans différentes provinces italiennes, y compris des quotidiens en Toscane, en Émilie-Romagne et dans le Friuli-Venezia-Giulia.

Cecchi Gori dominait la production cinématographique et possédait toute une kyrielle de cinémas. Tout ceci se résumait à un oligopole inégalé dans d'autres démocraties européennes". Les noms ont peut-être légèrement changé, mais le modèle reste le même aujourd'hui.

FININVEST/MEDIASET

Des participations croisées, des sociétés prête-nom et autres dispositifs ne permettent pas d'avoir une vision claire du groupe. Fininvest ne publie pas ses résultats financiers, mais le gros des revenus de Mediaset, près de 90%, provient de la vente de publicités commerciales sur ses trois chaînes de télévision nationales, en coordination avec sa filiale Publitalia '80.

Fininvest répartit ses opérations dans les secteurs commerciaux suivants:

Télévision et multimédias

Les trois chaînes de Mediaset sont: Canale 5 qui est la plus regardée. Elle passe des programmes d'actualité, de divertissement, de sport et pour les enfants. Canale 5 détient également l'exclusivité des droits de diffusion du championnat de football européen en Italie et cela ne fait qu'augmenter la popularité de la chaîne.

Rete 4 cible un public plus mûr en passant des programmes d'actualité, factuels et des films. Italia 1 adresse ses spectacles de divertissements aux jeunes adultes, aux adolescents et aux enfants. Selon Auditel (dans lequel Mediaset a une participation de 30%), l'organe chargé de mesurer les parts d'audience nationales, la part d'audience combinée de ces trois chaînes était de 43,1% en octobre 2001.

En plus d'une participation de 2,98% dans l'infortuné groupe médiatique allemand Kirch, il détient également une participation de 16,53% dans la société de télévision payante de Kirch qui a provoqué la chute du groupe, ProsiebenSAT1Media. À la fin du mois de juillet 2002, il fallait soumettre des offres pour KirchMedia. Une offre a été soumise par un consortium d'entreprises qui comprend trois des actionnaires actuels, News Corporation de Rupert Murdoch, le groupe Mediaset de Berlusconi et Lehman Brothers.

Grâce à sa participation de 40% dans Grupo Telecinco, il a des intérêts dans la société de télédiffusion Telecinco, la société de publicité Publiespaña et la société de production Estudios Telcinco.

Participation de 13% dans le groupe de télévision câblée breton, TV Breizh.

Mediaset est également impliqué dans la publicité et la production de disques.

Il est également entré dans le monde des télécommunications en acquérant une participation de 19,5% dans l'opérateur de lignes fixes Albacom et une participation de 9% dans le tout nouvel opérateur italien de téléphonie mobile, Blu, qu'il a revendue en 2001.

La filiale Mediadigit s'occupe des activités Mediaset dans le domaine des nouveaux médias, y compris les chaînes de télévision thématiques, Internet et les activités de télétexte.

Édition

Mondadori (50,3%) est l'une des maisons d'édition les plus importantes en Europe. Avec plus de 50 filiales et sociétés affiliées, Mondadori opère via des entreprises d'impression et d'édition en Espagne, en Allemagne, au RU et en Amérique latine. Mondadori revendique 31% du marché italien du livre (éditions dont Elemond Group, Giulio Einaudi Editore, Sperling and Kupfer SpA, Edizioni Frasinelli, Librerie Mondadori Elleme) et quelque 60% du secteur des magazines, avec plus de 50 titres, dont l'hebdomadaire Panorama (de janvier à décembre 2000, 579.000 exemplaires tirés, ce qui en fait le magazine hebdomadaire d'actualité le plus populaire en Italie), des magazines féminins ( Moderna, Grazia et Marie Claire), des magazines d'intérêt général tels que Chi et Tu, et le guide télévisé le mieux vendu en Italie, Sorrisi e Canzoni TV (tirage de 1.505.000 exemplaires de janvier à décembre 2000).

Mondadori est également impliqué dans des joint-ventures telles que Cosmopolitan avec Hearst Corporation; Man’s Health avec Rodale Press; et plusieurs magazines, dont le magazine d'intérêt général, Focus, avec la filiale de Bertelsmann, Gruner & Jahr/Mondadori SpA. Il est aussi impliqué dans l'impression en Allemagne et en Espagne.

Mondadori.com coordonne toutes les activités d'édition sur Internet du groupe.

Fininvest contrôle également un journal national de premier plan, Il Giornale (tiré à 226.000 exemplaires de janvier à décembre 2000) et Il Foglio.

Il publie des annuaires téléphoniques – Pagine Utili – et possède des services de distribution de livres en Colombie, en Argentine, en Espagne, au Chili, en Uruguay et au Venezuela via le groupe Grijalbo en Espagne.

Publicité

Publitalia ‘80 est un groupe publicitaire très puissant. À la fin des années 1980, il détenait 42% de toutes les publicités faites dans les mass media italiens.

Cinéma et divertissement

Medusa Films

Penta (distribution de films) 50%

Cinema 5

Accords concernant l'achat de films avec MCA-Universal, Twentieth Century Fox, Sony Columbia, Warner Bros et International Dreamworks.

Finance

Mediolanum – assurances générales

Mediolanum Vita – assurances-vie

Plusieurs fonds de retraite

Services de crédit-bail et autres services financiers

Développement et construction de biens immobiliers

Edilnord

Cantierie Riuniti Milanesi

Sport

Club de football Milan AC

Clubs de hockey et de volley-ball

Vente au détail

Blockbuster Italia – location de vidéos (51%) avec Viacom

Groupe de grands magasins La Standa

Chaîne de supermarchés Supermercato

GROUPE L'ESPRESSO

Le groupe est contrôlé par Carlo de Benedetti ("L'Ingénieur") via ses conglomérats industriels, Compagnie Industriali Riunite (CIR) et Finegil. Avec ses journaux, ses magazines et ses services de radio/télédiffusion, il est le concurrent du groupe Mediaset/Fininvest de la famille Berlusconi et du groupe RCS. Les intérêts de de Benedetti englobent la fabrication de machines industrielles, de produits alimentaires, la production d'énergie, les télécommunications et les nouveaux médias, ainsi que l'édition.

Le père de Carlo de Benedetti a créé un groupe d'industrie lourde en Italie et aux USA. Son fils a brièvement travaillé pour le conglomérat FIAT de la famille Agnelli avant d'acquérir des parts dans le géant de l'électronique, Olivetti, et d'en être le directeur général de 1978 à 1996. À cette époque, il a agrandi les intérêts de sa famille en achetant des entreprises industrielles, médiatiques et de biens de consommation. En 1992, de Benedetti a fait l'objet de nombreuses critiques à la suite de la faillite du Banco Ambrosiano en 1982.

Il a obtenu le contrôle du groupe L'Espresso à la suite d'un âpre conflit l'opposant à Berlusconi à propos du contrôle du groupe d'impression et d'édition Mondadori en 1991. Son magazine d'affaires hebdomadaire, L'Espresso, et le deuxième journal le plus populaire d'Italie, La Repubblica, ont une position critique sur les activités commerciales et politiques de Berlusconi.

L'explication de Gianpietro Mazzoleni situe avec précision les intérêts médiatiques de Carlo de Benedetti: "La média presse n'était pas la base politique de la plupart des magnats… la majorité des magnats actuels a acheté des médias avec de l'argent acquis dans d'autres secteurs. La presse quotidienne, en particulier, a toujours été considérée comme un investissement stratégique par les groupes industriels ambitieux; il a pu en être ainsi en raison de l'allégeance traditionnelle de la presse à l'établissement politique et économique en Italie. En conséquence, l'exercice de l'influence politique est la raison majeure pour laquelle un magnat de l'industrie ou des affaires cherche à acquérir des intérêts médiatiques: la visibilité publique et l'influence privée (et publique) comptent plus que la rentabilité des actifs". ( The Media Moguls, Jeremy Tunstall et Michael Palmer).

Avoirs

Journaux

La Repubblica – journal national, avec huit suppléments hebdomadaires (tiré à 567.000 exemplaires de janvier à décembre 2000).

Dix-sept journaux régionaux/locaux, dont la Gazzatta di Mantova et la Gazzetta di Reggio.

Magazines

L'Espresso, qui traite d'affaires, d'économie et de politique. Tirage de 383.000 exemplaires de janvier à décembre 2000.

National Geographic Italia – avec la National Geographic Society.

Le Scienze – avec Holtzbrinck.

Limes

Micromega

Le Guide dell'Expresso

Radio

Trois stations: Radio DeeJay, Radio Capital, Italia Radio.

Télévision

Chaîne de télévision musicale numérique, DeeJay

Formation

Le département de formation professionnelle Somedia organise des séminaires, des conférences, des événements et des formations techniques et professionnelles en ligne.

Publicité

A. Manzoni & C réalise principalement des publicités avec le Gruppo Editoriale L'Espresso.

Services en ligne

Kataweb propose des solutions de commerce électronique et gère les divers portails du groupe.

RCS EDITORI

RCS Editori est le groupe holding d'une des plus importantes sociétés médiatiques en Europe, le groupe RCS Rizzoli Corriere della Sera. Le groupe s'aligne sur la famille Agnelli, dont la société de holding, Giovanni Agnelli & C, a des intérêts considérables dans le conglomérat industriel FIAT, les assurances, l'immobilier, le sucre, les produits chimiques, la vente au détail et autres activités.

Avoirs

Journaux

Corriere della Sera, principal journal quotidien en Italie. Tiré à 614.000 exemplaires de janvier à décembre 2000.

La Stampa, journal quotidien, tiré à 360.000 exemplaires de janvier à décembre 2000.

Gazzetta dello Sport, quotidien sportif le plus populaire, tiré à 374.000 exemplaires de janvier à décembre 2000.

Le groupe détient une participation de 50% dans Unidad Editorial, l'éditeur de El Mundo, le second plus grand journal national espagnol, qui a également des intérêts dans la radio/télédiffusion et dans l'édition de magazines.

Magazines

Dans le marché du magazine, le groupe RCS opère via une société indépendante, RCS Periodici, dont 70% sont détenus par RCS Editori et 30% par Burda, la maison d'édition allemande. Il dit être le second éditeur le plus important de magazines de consommateurs après Mondadori. RCS Periodici détient, quant à lui, une participation de 50% dans deux joint-ventures, De Agostini Rizzzoli Periodici – DARP – (les 50% restants étant contrôlés par l'Instituto Geografico De Agostini), et Edizioni Italo Francesi – EDIF (les 50% restants étant contrôlés par Hachette Filipacchi, la maison d'édition française).

Publications de RCS Periodici

Oggi (hebdomadaire). Tiré à 717.000 exemplaires de janvier à décembre 2000.

20 autres publications, dont Max, Il Mondo et Amica.

DARP

Une série de 14 publications mensuelles, dont Amadeus, Carnet et Yacht Design.

EDIF

Elle et Elle Decor.

Édition de livres

Parmi les éditeurs figurent:

Rizzoli (Italie)

Flammarion (France)

RCS Scuola – ouvrages de référence

Et 23 autres éditeurs, dont Universe et Rizzoli Books aux USA.

Publicité

RCS Pubblicità – vend des espaces publicitaires dans des journaux, des magazines et les nouveaux médias; promeut les publications; crée des campagnes publicitaires spéciales et offre des opportunités de parrainage.

Participation de 50% dans IGP – publicité en plein air.

Distribution

RCS Diffusione – distribution de journaux/magazines

37 librairies en Italie; d'autres aux USA

Sport

RCS Sport – gestion et promotion d'événements sportifs, y compris le tour d'Italie en vélo, le Giro.

Services en ligne

RCS Web

Ediphone (participation de 67%)

NORVEGE

La Norvège n'est pas membre de l'UE. Elle fait partie de l'Espace économique européen (EEE), mais lors d'un référendum organisé en novembre 1994, les Norvégiens ont voté contre l'adhésion de leur pays à l'UE. C'est le seul pays scandinave à ne pas faire partie de l'UE.

TV et radio terrestres

La station de radio/télédiffusion du service public, NRK, ne passe pas de spots publicitaires, mais reçoit des subventions pour la diffusion d'événements sportifs et de programmes éducatifs destinés à un public autre que les enfants et les jeunes. NRK 1 est la chaîne la plus populaire (avec une part d'audience d'environ 38%). NRK 2, qui a été lancée en 1996, est destinée à un public plus jeune et a une part d'audience moindre (environ 3%). Depuis 1992, la première chaîne commerciale norvégienne, TV2, est la rivale de NRK et met sa position en question, avec les chaînes TV2 et TV3.

La principale station locale, TV Norge, qui jouit d'une part d'audience de 9,5%, est détenue par SBS Broadcasting (50,67%) et TV2 (49,33%).

NRK possède trois stations de radio et le pays compte une station de radio privée.

Le gouvernement développe actuellement la télévision numérique terrestre, avec une capacité numérique garantie pour NRK et TV2.

Câble, satellite et multimédias

Le marché du câble norvégien est dominé par Telenor et UPC Norge, la filiale norvégienne du groupe néerlandais de réseau câblé, UPC.

En Norvège, le marché du satellite est florissant. Viasat Broadcasting est la filiale télévisée du groupe suédois Modern Times et la Norvège constitue le marché le plus important pour sa plateforme numérique par satellite, Viasat Gold. Canal+Norway/Canal Digital émet sur la plateforme de Canal Digital qui est détenue à cent pour cent par Telenor. Telenor, qui était entièrement détenue par l'État jusqu'à ce que 21% de la société soient vendus en 2000, est le principal fournisseur de télécommunications en Norvège et est actif dans les marchés du satellite et multimédias.

United Pan Europe Communications Norway (UPC Norway) possède et exploite 16 réseaux câblés dans le sud de la Norvège. Il détient une part d'environ 42% du marché norvégien de la télévision câblée.

Journaux et magazines

Le marché norvégien des journaux est dominé par trois principaux groupes médiatiques – Schibsted, Orkla et A-Pressen. La géographie de la Norvège fournit un environnement favorable aux journaux locaux et régionaux, qui ont d'importants tirages et jouissent d'un lectorat fidèle. Depuis 1969, le marché de la presse écrite est subventionné afin de permettre aux journaux de plus petite taille de survivre. Les subventions sont distribuées en fonction du tirage, avec une préférence pour les journaux de petite taille. C'est une manière de soutenir la diversité et la pluralité, et d'éviter les monopoles médiatiques locaux et régionaux.

Les principaux intervenants

A-PRESSEN

Les origines de la société remontent à la création du journal des ouvriers Vort Arbeid en 1884. Les journaux d'A-Pressen ont longtemps été détenus par le Parti socialdémocrate ou des organisations syndicales. Elle a été rebaptisée A-Pressen en 1994 et est détenue à 29% par la société Sanoma WSOY, dont le siège se trouve à Helsinki.

Avoirs

Journaux

A-Pressen est l'actionnaire majoritaire de 45 journaux norvégiens, et détient également des participations (moins de 50%) dans cinq autres journaux. 43 de ces journaux sont leaders sur leur marché.

Télévision

À l'heure actuelle, les principaux avoirs du groupe se concentrent dans la télévision.

Il détient une participation de 33% dans la station de télévision commerciale, TV2, a des intérêts indirects dans TVNorge et trois autres stations de télévision locales. Il détient aussi des participations moins importantes, via les journaux qu'il possède en tout ou en partie, dans quatre autres stations locales.

Impression

Six imprimeries en Norvège

65% de A-Pressen Eastern Europe (35% étant détenus par la Banque européenne de reconstruction et de développement), avec des activités d'édition de journaux et d'impression en Russie en en Ukraine.

Services en ligne

FAI, portails et journaux en ligne

ORKLA SA

Le conglomérat Orkla s'occupe d'industrie lourde, d'opérations bancaires, de produits chimiques, de produits alimentaires, de brasseries et d'investissements. Orkla Media s'occupe de journaux, de magazines, de nouveaux médias, d'impression et de distribution. Il s'agit du cinquième plus grand groupe médiatique dans le nord de l'Europe et du deuxième plus grand groupe de presse écrite en Pologne.

Avoirs

Journaux

Danemark

En décembre 2001, Orkla Media a acquis 87% du groupe médiatique danois, Det Berlingske.

Trois journaux nationaux: Berlingske Tiden, BT et Weekendavisen

Quatre journaux régionaux: Arhus Stiftstidende, Dagbladet Djursland, De Bergske Blade et JydskeVestkysten; six quotidiens locaux, 49 journaux régionaux et 22% de Kristeligt Dagblad

Norvège

Trois journaux nationaux: Drammens Tidende, Sunnørsposten et Haugensunds Avis.

28% de Bergens Tidende, 31% d' Asker og Bærums Budstikke et participation majoritaire/entière dans 22 journaux régionaux.

Suède

49% de Norriänska Sosialdemokraten

Pologne

51% du journal national de grand format le plus vendu, ayant son siège à Varsovie, Rzeczpospolita, et participation majoritaire/entière dans quatorze journaux régionaux, dont Nowa Trybuna Opolska, le principal journal quotidien de la région d'Opole.

Lituanie

Principal journal régional – Kauno diena

Ukraine

Deux journaux régionaux: 50% de Vysokyj Zamok à Lvov et Industrainoje Zaporozje à Zaporizjzja.

Magazines

50% de Hjemmet Mortensen (les 50% restants étant détenus par Egmont), le plus grand groupe de magazines de Norvège et le cinquième plus grand producteur de magazines de consommateurs en Suède. Trente titres, dont Hjemmet, Familien, le magazine norvégien consacré au football Tips, et le magazine norvégien Økonomisk Rapport.

Distribution et vente

40% de la société de distribution Bladkompagniet au Danemark

40% du bureau de ventes publicitaires Media Tak en Pologne

Cinq imprimeries au Danemark

50% de Hjemmet Mortensen Trykkeri en Norvège

Services en ligne

Danemark: Berlingske Digital

50% de Hjemmet Mortensen Annonseblader AS

Norvège: FAI Drammensnett

Plus de 100 services Internet au Danemark, en Pologne, en Lituanie, en France, au RU et en Suède.

Marketing direct

Norvège: Sandberg, Selektiv et Stroede Customer Development

Suède: Ralton, Stroede Customer Dialogue, Stroede Customer development, Print Media

SCHIBSTED

Le groupe est éditeur de journaux et de livres, et a des intérêts dans les services en ligne et les films. Il est détenu à 26% par un trust. D'après ce trust, la gestion de Schibsted devrait être "basée sur des valeurs chrétiennes, la culture norvégienne et des principes démocratiques".

Avoirs

Journaux et magazines

Schibsted possède 14 journaux et a des avoirs dans 11 autres journaux régionaux en Norvège, en Suède, en Estonie, en Espagne et en Suisse. Il possède les deux publications quotidiennes qui se vendent le mieux en Norvège, Verdens Gang et Aftenposten, ainsi que le journal gratuit Avis1. En Suède, il possède 49,9% du principal journal suédois, Aftonbladet, et détient à cent pour cent le principal journal estonien, Postimees. Il possède également un autre journal national et neuf magazines en Estonie.

Le journal gratuit " 20 Minutes" est publié à Zurich, à Berne et à Bâle, ainsi qu'à Madrid et à Barcelone.

Télévision

Le réseau norvégien TV2 (33%) – Egmont et A-Pressen ont des parts similaires

Canal 2 – Estonie

Édition de livres

Treize éditions, y compris Bladkompaniet AS, Dagens Medisin AS et Schibsted

Internasjonale Bøker AS

Production cinématographique et télévisée

17 sociétés de production et de services sous l'égide de Metronome Film and Television

Agences Photo et d'information

Norsk Telegrambyrå, NTB, AS

Tidningärnas Telegrambyrå

Scanpix Scandinavia (79%)

Distribution de films et télévisée

7 sociétés sous l'égide de Sandrew Metronome AB

PAYS-BAS

Les médias ont été façonnés par la structure sociale néerlandaise de "pillarisation" qui s'est développée à la fin du dix-neuvième siècle. La pillarisation consistait en une division de la société en fonction des convictions religieuses et/ou politiques. Jusqu'à la fin des années soixante, par exemple, les journaux étaient officiellement ou officieusement attachés à l'un des quatre piliers – catholique, protestant, socialiste ou libéral – et étaient utilisés comme moyen de diffusion des opinions d'un parti ou d'une religion.

Les liens entre les journaux nationaux et les partis politiques ou l'église ont été modifiés à la fin des années soixante. Depuis le début des années soixante-dix, la plupart des journaux ont un statut éditorial qui décrit et garantit des questions telles que l'identité d'un journal, la pression commerciale, les budgets d'une rédaction et l'indépendance.

Dans le système de radio/télédiffusion public, l'association des radio/télédiffuseurs néerlandais, le Nederlandse Omroep Stichting (NOS), est encore influencée par la pillarisation, les associations de radio/télédiffusion étant associées à chaque pilier impliqué dans le NOS, alors que la loi a changé et permet l'inclusion de nouvelles associations et opinions.

TV et radio terrestres

Huit organisations de radio/télédiffusion indépendantes et sans but lucratif sont chapeautées par l'organisation NOS, et se partagent trois chaînes de télévision et cinq stations de radio à portée nationale. D'autres organismes sont également responsables de la programmation culturelle et des émissions destinées aux groupes minoritaires.

Sur les trois chaînes de télévision, Ned 1 s'intéresse aux valeurs et programmes religieux et humanistes, Ned 2 à la famille, l'éducation et les sports et Ned 3 met l'accent sur la culture et les programmes d'information.

Les cinq stations de radio de NOS ont chacune leur domaine de prédilection:

Radio 1, nouvelles et sport; Radio 2, informations distrayantes et musique; Radio 3, musique pop; Radio 4, musique classique; et Radio 5 est spécialisée dans l'information des groupes minoritaires.

Le principal radio/télédiffuseur commercial est Holland Media Group (HMG), entièrement détenu par RTL, qui diffuse trois chaînes, RTL4, Yorin et RTL5 au départ du Luxembourg. L'organe de réglementation qui supervise le système de radio/télédiffusion néerlandais, Commissariaat voor de Media, a décidé que les trois chaînes devaient dépendre de la juridiction néerlandaise dès lors qu'elles détiennent une part d'audience importante de la télévision terrestre néerlandaise. Le gouvernement néerlandais a rejeté l'appel interjeté par HMG, début 2001. En 2000, RTL4 avait une part d'audience de 14,4%, contre 5% pour Yorin et 3,8% pour RTL5.

SBS Broadcasting a fait son entrée dans le marché de la télévision terrestre commerciale et transmet trois chaînes. Il est détenu par la Paramount, qui appartient au groupe médiatique mondial de Sumner Redstone, Viacom. Sa première chaîne, la plus regardée aussi, SBS6, est diffusée via le câble et par satellite et avait une part d'audience nationale de quelque 9,6% en 2000. V8 est la seconde chaîne de SBS Broadcasting. Jusqu'en avril 2001, elle s'appelait Fox 8 et appartenait à la société News Corporation de Rupert Murdoch. Fox TV fournit encore des infrastructures à la chaîne. De 6 à 18 heures, elle ne transmet que des programmes pour le réseau Fox Kids Europe, et de 18 à 6 heures, un mélange de films d'action, de séries et de programmes locaux destinés aux hommes de 15 à 30 ans. En 2000, elle avait une part d'audience de 8%.

La troisième chaîne, Net 5, complète SBS6 et cible une audience féminine âgée de 13 à 49 ans. Elle diffuse un mélange de documentaires, de films et de comédies étrangères. Sa part d'audience était de 2,8% en 2000.

SBS détient également une participation de 51% dans la station de radio commerciale Noordeeze FM, en partenariat avec De Telegraaf.

Outre ces principaux radio/télédiffuseurs, il existe douze radio/télédiffuseurs publics et deux radio/télédiffuseurs commerciaux régionaux, ainsi que plusieurs télévisions et stations de radio locales.

La télévision numérique terrestre ne s'est pas largement développée, essentiellement en raison de la prédominance des opérateurs de réseaux câblés qui proposent des bouquets de chaînes et une réception de bonne qualité. Au début 2001, la couverture nationale du réseau câblé était de 95%.

Câble, satellite et multimédias

Il y a 50 opérateurs de réseaux câblés aux Pays-Bas et, au début 2002, 6.111.000 (95%) des 6.400.000 de ménages possédant une télévision étaient abonnés à ces services. Seules la Belgique (93,3%) et la Suisse (91%) ont des taux de croissance comparables. Le marché est néanmoins dominé par trois sociétés, qui comptent 85% des abonnés.

United Pan-Europe Communications (UPC)

À la fin du mois de mars 2002, UPC Netherlands comptait 2,4 millions d'abonnés au câble, 174.000 clients dans le secteur de la téléphonie et plus de 256.200 abonnés à Internet. Cette société vend ses services de téléphonie via Priority Telecom et son portail d'accès à grande vitesse via chello broadband. Le bouquet de chaînes câblées de base d'UPC comprend toutes les stations terrestres néerlandaises et une série de chaînes françaises, allemandes et anglaises. Le bouquet élargi inclut une série de programmes sportifs, d'actualité, de science-fiction et autres programmes de divertissement. Il propose également un service de télévision à péage consistant en quatre chaînes de films et une chaîne pour adultes.

UPC a également lancé un service numérique qui comptait 60.900 abonnés en mars 2002.

UPC est détenu à concurrence de 52,6% par la société UnitedGlobalCom, basée aux USA, dans laquelle l'entreprise LibertyMedia de John Malone détient une participation de 74%.

Essent Kabelcom est le second plus grand opérateur de réseau câblé, avec 1,58 million d'abonnés, soit quelque 26% de part de marché. Il propose un bouquet de 30 chaînes de télévision et de 28 stations de radio, et exploite un service de télévision numérique limitée.

Casema est le troisième opérateur par ordre de grandeur. Il est détenu par France Télécom et opère dans la partie sud-ouest du pays, autour de La Haye, Breda et Utrecht. Au début 2001, il comptait 1,31 million d'abonnés à son bouquet de base de 34 chaînes de télévision et 30 stations de radio. Sa part de marché était de 21,5%.

MISE À JOUR

Le 1er août 2002, Liberty Media a acquis Casema, mais l'organisme de surveillance antitrust néerlandais, NMa, a déclaré qu'il se pencherait sur cette acquisition parce que Liberty jouissait déjà d'une présence significative aux Pays-Bas en contrôlant indirectement United Pan-Europe Communications (UPC). En réalité, Liberty détient 74% de United Global Com. Grâce à cette opération, la part de marché combinée de Liberty dans le domaine du câble serait de plus de 60%.Le principal fournisseur de services de télévision payante par satellite est Canal+, qui fait partie de Vivendi Universal. À la fin 2000, il comptait 315.000 abonnés à son bouquet de programmes de base. Il a également lancé un bouquet numérique en mars 2000.

Journaux et magazines

Les journaux nationaux néerlandais représentent quelque 45% du marché avec un tirage d'environ deux millions d'exemplaires par jour. Les huit quotidiens nationaux sont tous de grand format (il n'y a pas d'équivalents des tabloïds britanniques, bien que les magazines hebdomadaires, Story et Privé aient le même type de contenu). Sur ces huit quotidiens, deux sont de petits journaux protestants avec un tirage total de 80.000 exemplaires. Deux des autres quotidiens nationaux ont un contenu plus général, mais pas à sensation – il s'agit du De Telegraf (800.000) et d' Algemeen Dagblad (350.000).

De Volkskrant (345.000), NRC Handelsblad (270.000), Trouw (115.000) et Het Parool (90.000) sont considérés comme des journaux de qualité. Il existe également des journaux quotidiens spécialisés tels que le Financieel Dagblad (finance et affaires) et le Agrarisch Dagblad, destiné au secteur agricole.

La presse régionale, qui compte environ trente publications, vend quelque 2,6 millions d'exemplaires par jour. Les plus grands journaux régionaux sont Dagblad de Limburger et De Gelderlander, avec des tirages de 90.000 exemplaires par jour. La distribution entre les éditions du matin et du soir est égale.

De 80 à 90% de toutes les ventes de journaux quotidiens sont réalisées sur la base d'un abonnement. Il est intéressant de noter que les journaux du dimanche n'ont jamais réussi à s'imposer aux Pays-Bas.

Les principaux intervenants

PCM Uitgevers

Le principal éditeur de journaux et de magazines aux Pays-Bas. À l'instar de Wegener et De Telegraaf, il réalise la plupart de ses activités commerciales et tire ses revenus essentiellement sur le marché néerlandais.

Journaux

PCM, dont le siège se trouve à Amsterdam, possède cinq des six journaux quotidiens nationaux qui se vendent le mieux via sa division PCM Landelijke Dagbladen. Ces journaux sont Algemeen Dagblad, De Volkskrant, NRC Handelsblad, Trouw et het Parool.

La société est également impliquée dans la presse écrite régionale, y compris Rotterdams Dagblad, de Dordtenaar et de Rijn en Gouwe.

Livres

Parmi les éditeurs de livres, figurent J.M.Meulenhoff, A.W. Bruna, De Boekerji, Promethus, et Bert Bakker.

BoekNet – vente au détail de livres sur Internet.

Magazines

Carp, StudiePlanner, TKMST et ON.

Radio/télédiffusion

Participation dans les stations de télévision régionale, TV West et TV Rijnmond. Propriétaire à 100% de la chaîne câblée d'Amsterdam, AT5.

Le Groupe De Telegraaf

Journaux

Publie neuf journaux, dont celui qui réalise les meilleures ventes, De Telegraaf. Le groupe est également actif sur le marché de la presse écrite régionale où il publie le deuxième journal le plus populaire du pays, le Dagblad de Limburger (174.000), Het Noordhollands Dagblad, Haarlems Dagblad et De Gooi en Eemlander.

En 1999, il a lancé un journal quotidien gratuit, intitulé Splits et destiné aux navetteurs du pays, pour concurrencer Metro, le journal gratuit lancé par le groupe suédois Modern Times et distribué dans plusieurs villes européennes. En août 2000, De Telegraaf a lancé un second journal gratuit destiné aux navetteurs, News.nl , distribué dans les bureaux, les gares et les centres de transport publics dans la partie occidentale urbanisée des Pays-Bas.

Magazines

De Telegraaf Tijdschriften Groep publie une série de magazines d'intérêt général et spécialisés:

Autovisie

BuitengeWoon

Man

Oor

Elegance

Hitkrant

Residence

Privé

Voetbal

Voetbal Totaal

Radio/télédiffusion

Participation dans la chaîne de télévision commerciale, SBS6.

Intérêts dans la programmation câblée.

Autres

Activités dans le domaine de l'impression dans tous les Pays-Bas.

Participation dans le groupe de journaux et de magazines Wegener.

Wegener

Le plus grand éditeur de journaux quotidiens régionaux et de journaux gratuits livrés à domicile aux Pays-Bas. Il est responsable de sept des dix principaux journaux régionaux, ce qui lui donne, d'après lui, 53% de part de marché régional et 28% de part du marché total des journaux quotidiens.

Le groupe est fortement axé sur la publication de journaux et a renoncé à ses autres intérêts dans les médias en 1999/2000. Il a acquis le groupe de presse écrite Sijthoff Pers et les activités relatives aux journaux régionaux de VNU Dagbladen, en 2000.

Journaux

Les journaux régionaux incluent:

NB/DE Stem

Brabants Dagblad

Eindhovens Dagblad

De Gelderlander

Uitgeversmaatschappij De Limburger

Turbantia

Haagsche Courant

Gelders Dagblad

Utrechts Niweuwsblad

Zwolse Courant

Provinciaalse Zeeuwse Courant

Amersfoortse Courant

De Goudse Courant

Il a également des intérêts dans les services de marketing direct, dans la publication numérique (via sa filiale WegenerMedia), dans les cartes et les guides locaux. Wegener Radio en Televisie a des intérêts dans les stations de radio commerciales nationales, Radio 10 FM, Love Radio, Jazzradio FM, et dans le télédiffuseur The Music Factory.

Sanoma Uitgevers

La filiale néerlandaise spécialisée dans les magazines de consommateurs du groupe médiatique finlandais Sanoma WSOY, acquise via l'achat de la division de VNU spécialisée dans les magazines de consommateurs (150 publications dans toute l'Europe).

Aux Pays-Bas, Sanoma publie 52 magazines, dont deux des magazines d'intérêt général qui sont en tête des ventes, Donald Duck (337.000) et Story (274.000).

Sanoma publie également deux magazines féminins à gros tirage, Librelle (644.000) et Margriet (426.000).

Outre la publication de magazines, Sanoma Uitgevers coordonne les nouveaux médias et la distribution de films de Sanoma et une autre filiale, Aldipress – également achetée à VNU – est responsable de la distribution des magazines aux Pays-Bas.

GROUPES TRANSNATIONAUX

Il existe trois grands groupes médiatiques qui sont étroitement liés aux Pays-Bas, mais opèrent au niveau international dans des domaines spécialisés: VNU, Reed Elsevier et Wolters Kluwer. Sur le marché international, ces trois groupes sont en concurrence avec Bertelsmann, Thomson, Pearson et Wiley, dans des domaines spécialisés tels que l'éducation, le secteur juridique, les sciences, les affaires, la santé et la publication médicale.

Verenigde Nederlandse Uitgeverijen (VNU)

VNU, dont le siège se trouve à Haarlem, est devenu l'un des plus grands éditeurs européens dans le domaine des affaires. Il a vendu et acquis différents avoirs médiatiques afin de se focaliser sur ses activités d'entreprise à entreprise. Il a notamment vendu sa division de presse écrite à un autre groupe médiatique néerlandais, Wegener, en 1999; ainsi que sa division consacrée aux magazines de consommateurs au conglomérat médiatique finlandais Sanoma WSOY, en 2001; et a acquis, au cours de la même année, ACNielsen, un fournisseur mondial d'études, d'informations et d'analyses de marchés aux industries de consommateurs et de services. L'objectif de ces opérations était d'éloigner la société du monde de l'édition de médias en langue néerlandaise et d'en faire une société médiatique et d'information internationale.

VNU possède 140 magazines d'affaires, organise 150 salons professionnels et événements d'affaires, publie 165 annuaires téléphoniques (pages jaunes), possède des sites Internet et des milliers de rapports sur les marchés. Il prétend être le leader du marché dans le domaine de la publication d'informations en matière de marketing, de mesures des médias, d'informations commerciales et d'annuaires. Il opère dans plus de 100 pays, l'Europe occidentale et l'Amérique du Nord étant ses marchés principaux. Il emploie quelque 38.000 personnes et génère la moitié environ de ses revenus, qui s'élèvent à 4,3 milliards €, en Amérique du Nord.

Sa structure s'articule autour de quatre activités principales:

VNU Marketing Information: ACNielsen, Spectra, MediaPlan, Claritas, Claritas Europe, Solucient et Trade Dimensions. (géré à partir de New York et d'Haarlem).

VNU Media Measurement and Information: comprend Book.Sound/VideoScan, Neilsen Media Research, Nielsen BDS, Nielsen NRG, Nielsen/NetRatings, Scarborough Research, VNU Retail Entertainment Information, Nielsen EDI, et d'autres. (géré à partir de New York).

VNU Business Media: Array, BIAS Group, Global Media, Jaarbeurs E&M, Learned Information, VNU Business Publications, VNU Business Publications USA, Communications, VNU Expositions, VNU eMedia. (géré à partir de Londres et de New York).

Une liste sélective de ses 140 magazines d'affaires axés sur les médias comprend Amusement Business, Billboard, The Bookseller, Film Journal International, Hollywood Reporter, Music and Media, TV & Film Sales, and Visual Communications, mais l'éventail de ses publications couvre tous les secteurs commerciaux.

Annuaires:

Golden Pages, Gouden Gids, Paginas Amarelas, Pagini Auni, Promedia, Telkom Directory, Verizon Puerto Rico, VNU Publitec. (géré à partir de Bruxelles, Belgique).

Reed Elsevier

Formé par la fusion, en 1993, d'Elsevier et de Reed International, basé au RU. En 1998, un projet de fusion avec Wolters Kluwer a été suspendu. En 2001, la compagnie a acheté la société d'édition américaine, Harcourt General. Le 8 août 2002, le directeur général de Reed Elsevier, Crispin Davies, a déclaré que sa société était désormais la plus grande entreprise médiatique d'Europe en annonçant que les résultats provisoires de la compagnie s'élevaient à 398 millions de livres pour les six premiers mois de l'année.

Le siège social de la société se trouve à Amsterdam, et la société réalise essentiellement des activités en Europe et en Amérique. Elle emploie approximativement 37.000 personnes.

La grande majorité des revenus de la société provient des frais d'abonnement aux publications spécialisées. Une grande partie de son matériel de référence est également accessible en ligne. D'après les chiffres de la société, 75% des abonnés aux revues scientifiques et médicales de la compagnie ont accès aux informations par voie électronique, contre 35% il y a deux ans.

La société répartit ses activités en quatre domaines:

Domaine scientifique et médical: Elsevier Science publie 1.200 revues et 400 livres par an, ainsi que des CD-ROM et divers produits en ligne. ScienceDirect est un service d'information électronique qui donne accès aux 1.200 revues d'Elsevier Science, ainsi qu'à celles d'autres éditeurs. Les autres divisions couvrent la biologie, la chimie et l'ingénierie. Les Éditions Scientifiques et Médicales Elsevier produisent un éventail de documents similaires en France.

Harcourt Health Sciences, un éditeur de premier plan dans le domaine des soins de santé et médical, produit 8.500 ouvrages de référence cliniques et 250 revues et manuels par l'intermédiaire d'une série d'éditions.

Domaine juridique: Le groupe LexisNexis fournit des informations dans le domaine du droit, de la fiscalité, des sociétés et du gouvernement. On projette de développer une plateforme mondiale, similaire à celle de ScienceDirect, qui fournirait des informations sur les principaux systèmes juridiques du monde. Au jour d'aujourd'hui, le groupe possède North American Legal Markets Division, US Corporate and Federal markets, Martindale-Hubbell, qui est responsable de la publication du premier annuaire des professionnels du droit, et LexisNexis International, qui inclut Butterworths Tolley, les sociétés Butterworths spécialisés dans les affaires juridiques en Australie, en Inde, en Nouvelle-Zélande, à Singapour et en Afrique du Sud, et d'autres sociétés du genre en Europe et en Amérique du Sud.

Éducation: Harcourt Education est le principal éditeur américain dans le domaine éducatif, avec des éditions telles que Holt, Rinehart et Winston pour l'enseignement secondaire aux USA et Harcourt School Publishers pour les écoles primaires. Il possède également The Psychological Corporation, qui produit une série de tests, y compris les échelles d'intelligence de Weschler.

Via des sociétés telles que Ginn et Heinemann, il est également un éditeur de premier plan sur le marché scolaire britannique, ainsi que sur les marchés scolaires des Caraïbes, d'Asie et d'Afrique australe.

Entreprise à entreprise: Reed Business Information (anciennement Cahners) aux USA; Reed Business Information, éditeur européen de premier plan dans le domaine des affaires, actif aux Pays-Bas, en France, en Espagne, en Italie, en Allemagne, et en Belgique; Reed Exhibitions, qui, d'après les dires de la société, est le plus grand organisateur au monde de foires commerciales et pour les consommateurs: il organise 470 événements dans 35 pays.

Wolters Kluwer

Les principales activités de ce groupe, dont le siège se trouve à Amsterdam, sont la publication dans le domaine juridique et fiscal, la publication médicale/scientifique et la publication dans le domaine éducatif. En 2001, il était responsable de 700 revues et de 23.000 ouvrages, et employait quelque 19.000 personnes. Il se divise en cinq secteurs:

Domaine juridique, fiscal et commercial – Europe: Comprend les éditions Lamy (France), Kluwer (Pays-Bas/Belgique), Croner, CCH (RU), Teleroute (européennes), Norstedts Juridik (Suède) et La Ley (Espagne).

Domaine juridique, fiscal et commercial – Amérique du Nord: CCH Incorporated, Bankers Systems, Aspen Publishers, CCH Canada

Domaine juridique, fiscal et commercial – Asie-Pacifique: opère en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans la région asiatique.

Santé et sciences internationales: Comprend des éditions telles que Lippincott, Williams and Wilkins; Adis International; Facts and Comparisions; Kluwer Academic Publishers; Ovid Technologies

Éducation: Walter Kluwers Education possède toute une série d'éditions basées sur les marchés locaux, y compris Noordhoff (Pays-Bas), Liber (Suède) et Nelson Thornes (RU).

La société détient également une participation de 33% dans le groupe de vente au détail, Boekhandels Groep Nederland.

PORTUGAL

C'est le Portugal qui a enregistré la hausse la plus importante au niveau du tirage de journaux au sein de l'Union européenne (12,5%), mais le nombre de lecteurs reste faible. Le Portugal reste, en effet, le pays où le nombre de journaux achetés est le plus faible (73,5 personnes pour mille en 1999). Cela est en partie imputable aux cinquante années de gouvernement de droite de Salazar. 10% de la population est analphabète; 20% n'est jamais allée à l'école ou a été scolarisée moins de quatre ans.

La Révolution des œillets de 1974 a débouché sur l'établissement d'une république démocratique et sur l'épanouissement de la presse écrite. Ce n'est qu'au début des années 1990 que la télévision commerciale s'est développée aux côtés de la radio/télédiffusion publique, RTP, avec la création de SIC (1992) et de TV1 (1993).

L'élection d'un gouvernement de centre droite en 2001 a constitué une menace pour la deuxième chaîne du télédiffuseur du service public RTP, RTP2. Le gouvernement a, en effet, annoncé sa volonté de la privatiser.

Télévision et radio

Le radio/télédiffuseur national, Radiotelevisão Portuguesa (RTP), a commencé à émettre en 1958 et a lancé une deuxième chaîne en 1968. Ces deux chaînes ont été considérablement affectées par le développement des chaînes commerciales. En juillet 2001, RTP1 avait une part d'audience d'à peine 18,7%, alors qu'elle était de 29% en 1999. RTP2, la chaîne qui risque d'être privatisée, est passée d'une part d'audience de 5,8% en 1999 à 6,8% en juillet 2001.

Le gouvernement a supprimé la redevance télévisée en 1992, et RTP reçoit des subventions du gouvernement et est autorisé à vendre des publicités. RTP est encore tenu de passer 26 heures de programmes du services public par semaine. Toutefois, les revenus de RTP issus de la publicité ont baissé à mesure que les chaînes de télévision commerciales ont gagné en popularité et RTP est confronté à de graves problèmes financiers. En juin 2002, le gouvernement a proposé de privatiser RTP2. Cette proposition a été vivement contestée par les employés et les syndicats, et a finalement été retirée. L'avenir de RTP reste incertain.

Entre 1992 et 1997, SIC a dominé le marché commercial. À son apogée en 1997, il avait 50,1% de part d'audience. À la mi-2001, SIC n'avait plus qu'un tiers de part d'audience. TV1 a été créée par l'Eglise catholique en 1993, mais a dû faire face à de lourdes dettes. Une part majoritaire a donc été vendue à un consortium dirigé par le groupe vénézuélien Cisneros en 1996. Elle fait désormais partie du groupe Media Capital. Elle importe environ 70% de ses programmes et réalise une part d'audience de 31%.

Le consortium PTDP (Platforma de Televisão Digital Portuguesa) a été choisi pour développer une plateforme de télévision numérique au Portugal. Il s'agit d'une joint-venture entre RTP et SIC. Des projets ambitieux visent à remplacer le réseau analogique d'ici à 2007.

Il y a plus de 300 stations radio, mais seules sept émettent au niveau national: les deux stations du service public, RDP Antena 1 et RDP Antena 2; deux stations du radiodiffuseur commercial Rádio Commercial; et trois stations du diffuseur Radio Renascença détenu par l'Eglise catholique.

Câble, satellite et multimédias

Environ un cinquième des ménages portugais est abonné à la télévision câblée. Avec 819.000 abonnés à la fin 2000, TV Cabo est le plus grand opérateur. Il diffuse quelque 50 chaînes, dont 21 en portugais et six chaînes premium. Il est détenu par PT Multimedia (sous le contrôle de Portugal Telecom) et propose également un accès à large bande via son service NetCabo. Il a également créé TV Cabo Interactiva afin de développer des services de télévision interactive.

Cabovisão est le deuxième plus grand opérateur avec 120.133 abonnés en mai 2001. Il propose 40 chaînes et huit chaînes premium. Il offre à la fois des services de télévision câblée, d'accès à Internet à large bande et de téléphonie. Il est détenu par la société Cable Satisfaction International, dont le siège se trouve au Canada.

La télévision numérique payante par satellite a été lancée en 1998 par TV Cabo en association avec l'opérateur espagnol Via Digital. Elle est proposée dans des zones qui ne sont pas couvertes par le câble.

Journaux et magazines

Le quotidien portugais le plus important est Journal de Noticias (114.000), suivi par Correio da Manha (100.000). La revue financière et d'affaires hebdomadaire, Visao, se vend à 98.000 exemplaires. Expresso est le journal du dimanche le plus populaire, avec un tirage de 141.000 exemplaires en 2001.

Sur le marché du magazine, le groupe Impala possède deux titres qui sont en tête des ventes: Maria (320.000) et Ana (100.000).

Les principaux intervenants

Le secteur de la presse et de l'audiovisuel est dominé par quatre groupes.

PT/Lusomundo

PT Multimedia, une filiale de Portugal Telecom, a pris le contrôle du conglomérat médiatique Lusomundo en 2000. Il publie le quotidien Journal de Noticias, qui a son siège à Oporto, et Diario de Noticias, dont le siège se trouve à Lisbonne, ainsi qu'une douzaine d'autres journaux et magazines. Il possède également TSF, une station de radio d'information, détient une participation majoritaire dans des cinémas, en association avec AOL Time Warner, et jouit d'une position dominante dans la distribution de films et de vidéos.

Il contrôle en outre la société de réseau câblé TV Cabo et a d'autres intérêts dans le réseau Internet et la téléphonie cellulaire.

Impresa

Impressa a été créé au moment où la société suisse Edipresse s'est alliée à la maison d'édition brésilienne Grupo Abril et au groupe portugais Controljournal. Il publie Expresso, Visão, Telenovelas, A Capital , Caras et plus de trente autres journaux et magazines. Il est également actif dans le domaine des journaux gratuits.

Il possède également, en association avec le groupe médiatique belge, Roularta, la télévision commerciale SIC. Il a aussi des intérêts dans l'impression, la distribution et les développements Internet.

Media Capital

Media Capital possède le Diario Económica et 24 autres magazines et journaux spécialisés. Il possède également TV1, quatre stations de radio – dont deux ont la part d'audience la plus grande – et est actif dans le développement Internet.

Impala

Impala publie Maria, Nova Gente et de nombreux autres magazines féminins populaires et des titres d'intérêt général. Il possède également des intérêts au Brésil et en Espagne.

Plusieurs groupes étrangers, hormis ceux cités précédemment, ont des intérêts au Portugal: Hachette Filipacchi ( Elle et d'autres titres) et Bertelsmann (Circulo de Leitores, le cercle de lecture le plus important). Par ailleurs, Media Capital bénéficie d'investissements américains.

ROYAUME-UNI

Au RU, la question clé de la politique en matière de médias est le contenu d'un projet de loi sur les communications, publié en mai 2002, qui entend libéraliser de manière radicale la propriété et la réglementation des médias au RU et faire du RU le pays le plus libéral en Europe au niveau des règles de propriété des médias. Une proposition controversée consiste à supprimer les restrictions qui pèsent sur les propriétaires de télévisions commerciales ne faisant pas partie de l'EEE, de manière à permettre aux groupes médiatiques mondiaux américains d'acquérir des chaînes de télévision commerciales. Une autre proposition consiste à supprimer les restrictions en matière de propriété croisée de manière à permettre à la société britannique News International de Rupert Murdoch d'acquérir la télévision commerciale terrestre, Channel 5.

De nombreux commentateurs estiment que la décision d'offrir à Rupert Murdoch une participation dans la télévision terrestre est une tentative du gouvernement travailliste, et notamment du Premier ministre, Tony Blair, de conserver le soutien des intérêts substantiels de Murdoch dans la presse.

L'autre proposition controversée de ce projet de loi est de créer un grand organe de réglementation, OFTEL, qui reprendra les fonctions des cinq organes de réglementation actuels, tels que l'Independent Television Commission (ITC) et la Radio Authority.

La réaction du gouvernement à la mise sur pied d'une commission parlementaire composée de députés et de sénateurs et présidée par Lord David Putnam, destinée à examiner le projet de loi point par point, a également fait l'objet d'une controverse. Cette commission a rédigé un rapport – le gouvernement a indiqué qu'il l'ignorerait – critiquant les changements proposés dans le projet de loi concernant la propriété médiatique.

L'Angleterre jouit d'une presse nationale très centralisée, basée à Londres, et produit une série de journaux de grand format, destinés au lectorat moyen et de tabloïds. L'attitude de la presse à sensation a fait l'objet de controverses au fil des années, étant donné le style de journalisme indiscret, sensationnel et axé sur les célébrités et les scandales, qu'elle pratique. L'industrie des journaux est auto-réglementée par la Press Complaints Commission (PCC) financée par les industriels.

Les autres régions du RU – le Pays de Galles, l'Irlande du Nord, et notamment l'Écosse, disposent de tout un éventail de titres spécifiques pour leurs lecteurs.

TV et radio terrestres

Le RU compte quatre principaux diffuseurs de télévision terrestre – BBC, ITV, Channel 4 et Channel 5. Les chaînes terrestres attirent encore 80% des spectateurs sur l'ensemble du territoire.

BBC

Les activités de la BBC au RU sont financées par la redevance télévisée, qui subira une augmentation annuelle de 1,5% au-dessus de l'inflation de 2000 à 2007. La BBC ne diffuse pas de publicité. La BBC émet deux chaînes nationales gratuites, BBC1 et BBC 2, cinq stations de radio nationales et 38 stations de radio régionales. La part d'audience combinée pour les deux chaînes était de 35% au cours de l'été 2002.

Via sa filiale BBC Worldwide, elle produit en outre une série de chaînes pour la télévision multichaîne, dont BBC Choice, BBC Knowledge et BBC News 24, et publie des magazines tels que BBC Gardener’s World, Smash Hits et Radio Times.

Elle possède BBC Online, l'un des sites britanniques les plus visités. La BBC fournit également le service World Service, financé par le bureau UK Foreign and Commonwealth et diffusé en 43 langues.

BBC Worldwide est chargée de la coordination des opérations commerciales. Cela inclut la publication de magazines, de vidéos, de DVD et de livres, ainsi que de programmes. Ses activités commerciales font néanmoins l'objet de controverses. Les projets de développement de programmes éducatifs – Curriculum Online, qui mettra au point du matériel pédagogique en ligne, gratuit pour les écoles – et le lancement de ses chaînes de télévision numériques destinées aux enfants – CBBC et CBeebies – ont amené les éditeurs de matériel pédagogique et les télédiffuseurs commerciaux à se plaindre de ne pas pouvoir rivaliser loyalement avec ce qu'ils considèrent comme des subventions provenant de la redevance télévisée et destinées à développer de nouveaux domaines de programmation. BBC News 24 est critiquée par Rupert Murdoch pour les mêmes raisons. Les chaînes câblées britanniques choisiront BBC News 24, qui est gratuite, plutôt que d'avoir à payer pour Sky News.

ITV

Le projet de loi sur les communications prépare le terrain pour la création d'une société ITV unique. Le réseau ITV consiste en quinze franchises régionales, mais les changements apportés aux règles de propriété ont contribué à consolider la propriété, de sorte que deux sociétés occupent une position dominante. Il s'agit de Carlton et de Granada, ainsi que de Scottish Media Group (SMG) en Écosse et d'Ulster TV en Irlande du Nord.

Tant Carlton que Granada ont souffert de la forte baisse des revenus publicitaires, d'une diminution de la part d'audience de la télévision indépendante, et de l'échec désastreux du service de télévision numérique terrestre, ITV Digital, dans lequel ces deux sociétés ont investi et perdu quelque 1,2 milliard de livres jusqu'à son effondrement en mars de cette année. Il en a résulté des pertes d'emplois et des compressions dans les deux sociétés.

Carlton possède les franchises régionales d'ITV pour HTV (Pays de Galles et ouest de l'Angleterre), Carlton (franchise en semaine pour Londres), Central (les Midlands), et West Country (le sud-ouest). Il détient une participation de 25% dans GMTV, la station de télévision émise à l'heure du petit déjeuner, une participation de 20% dans ITN News et une de 50% dans London News Network. Il possède également Carlton Screen Advertising, une maison de vente de publicités pour le cinéma, et Carlton International, une société de vente de programmes et de films avec 18.000 heures de télévision et de films. Il détient également une participation de 7,5% dans le service espagnol de télévision numérique terrestre, Queiro.

Granada

Granada est le plus grand diffuseur commercial du RU. Il possède sept des quinze franchises d'ITV: Anglia, Meridian (sud-est), Tyne Tees (nord-est), Yorkshire TV, Granada (nord-ouest), Borders (couvrant la zone frontalière avec l'Écosse et l'île de Man), et la franchise londonienne en semaine, LWT.

Il détient également une participation de 50% dans London News Network, une participation de 20% dans ITN, une participation de 18% dans Scottish Media Group, et une participation de 25% dans GMTV. Parmi ses autres avoirs, citons le moteur de recherche en ligne, Ask Jeeves UK, des parts dans deux grands clubs de football, Liverpool FC (9,9%) et Arsenal FC (5%), et dans Manchester United TV.

En dehors du RU, il détient une participation de 45% dans la quatrième chaîne de télévision nationale irlandaise, TV3, et une participation de 10% dans Channel Seven Network, en Australie. Granada répartit ses opérations entre Granada Platforms (ses biens de diffusion) et Granada Content, qui englobe toutes ses sociétés de production. De janvier à fin septembre 2001, Granada Content a réalisé 1.500 heures de programmation pour le réseau ITV, et 4.500 heures pour d'autres chaînes britanniques et internationales.

Scottish Media Group (SMG)

Ce groupe possède des intérêts dans la radio, les journaux, la télévision et Internet, mais il présente également d'importantes dettes et son avenir est incertain. Il détient les franchises ITV pour l'Écosse et la région des Grampians, ainsi qu'une participation de 25% dans GMTV. Granada détient une participation de 18% dans SMG.

Ulster Television

Détient une franchise ITV pour l'Irlande du Nord. CanWest Global détient une participation de 29,9% dans la franchise.

ITV avait une part d'audience d'environ 30% au cours de l'été 2002.

Channel 4

Cette chaîne a été créée il y a 20 ans pour répondre aux goûts et aux intérêts non couverts par ITV. Elle est également tenue, à l'instar d'un service public, de produire des programmes d'information, d'actualité, pour les écoles et de type pédagogique. Elle génère des revenus en vendant ses propres publicités et via le parrainage. Elle ne réalise qu'une toute petite partie des programmes qu'elle transmet, recevant ses programmes d'information d'ITN et des programmes sur commande de producteurs indépendants.

Elle possède également une chaîne de films à abonnement, FilmFour, et une chaîne de divertissement destinée aux jeunes, E4. La chaîne a néanmoins été confrontée à des pertes dues à une baisse de ses revenus et aux coûts supplémentaires de nouvelles initiatives. Elle a une part d'audience de quelque 10%.

Elle possède aussi la quatrième chaîne du Pays de Galles, S4C, qui est financée en partie par la publicité et en partie par l'État. Elle transmet des programmes en langue galloise aux heures de grande écoute.

Channel Five

RTL de Bertelsmann détient une participation de 65% dans Channel 5 (United Business Media détient les 35% restants). Ses problèmes initiaux de couverture ont été en partie résolus – elle est aujourd'hui captée via des plateformes soit terrestres soit satellitaires sur 85% du territoire. Bertelsmann procède actuellement au repositionnement de la chaîne par rapport à l'image commune qu'elle avait, et réalise une part d'audience d'environ 6,5%.

Dans le domaine de la télévision numérique terrestre, le problème majeur rencontré par la chaîne a été l'effondrement ignominieux d'ITV Digital. Cet effondrement a porté préjudice aux deux sociétés impliquées dans son développement, Carlton et Granada, ainsi qu'aux projets du gouvernement de passer de l'analogique au numérique. La chaîne a mis tous ses espoirs dans le lancement en automne d'un nouveau décodeur de 99 livres, avec 24 chaînes, par la BBC et la société de transmission Crown Castle.

Câble, satellite et multimédias

Le câble est dominé par deux sociétés qui se trouvent, toutes deux, dans une situation financière précaire: NTL et Telewest. On spécule fréquemment sur une fusion entre les deux sociétés, mais leur niveau d'endettement pose problème. NTL a environ 12 milliards de livres de dettes, et Telewest 4,4 milliards. NTL comptait quelque 2,27 millions de clients à la fin 2001.

Liberty Media détient une participation de 25% dans Telewest, et Microsoft une participation de 22%. Telewest possède également Flextech, qui détient une série de chaînes de télévision, ainsi qu'une joint-venture avec la BBC, UK Gold. Telewest comptait 1,34 million d'abonnés à la fin 2001.

Le véritable bénéficiaire de l'effondrement d'ITV Digital, et de l'incertitude qui plane sur les sociétés de réseaux câblés NTL et Telewest, est la chaîne de télévision par satellite, BSkyB, qui se trouve sous le contrôle de la société News International de Rupert Murdoch, qui en détient une participation de 37,6%. Les résultats annuels de ce télédiffuseur par satellite au 30 juin ont révélé qu'il comptait 6,1 millions d'abonnés, auxquels sont venus s'ajouter 214.000 nouveaux abonnés au cours des trois derniers mois (ITV Digital a disparu en mars 2002). Si on élimine les spectateurs perdus à la suite de la disparition d'ITV Digital, cela représente encore un gain net de 148.000 abonnés. Par ailleurs, bon nombre de nouveaux clients se sont abonnés à des chaînes sportives et de films, les chaînes les plus rentables pour BSkyB. Au cours de la même période, les chiffres montrent que NTL et Telewest ont perdu environ 60.000 clients.

Journaux

La principale caractéristique de la presse écrite britannique est l'existence d'un important secteur de journaux nationaux. En juillet 2002, les ventes de journaux quotidiens s'élevaient à 12,3 millions d'exemplaires et celle de journaux du dimanche à 12,5 millions. Environ 60% de la population britannique lit un quotidien national, et 70% un journal national du dimanche, mais la lecture et les ventes de journaux nationaux ont baissé par rapport aux records enregistrés à la fin des années 1950.

La globalité de la presse nationale est détenue par sept sociétés. Les quatre plus grandes représentent environ 90% des ventes. Il s'agit de:

News International

The Sun (3,6 millions), The Times (632.638)

The News of the World (3,86 millions), The Sunday Times (1,3 million)

Trinity Mirror

Daily Mirror (2,1 millions), Daily Record – Écosse (541.169)

Sunday Mirror (1,76 million), The People (1,3 million)

Sunday Mail – Écosse

Daily Mail and General Trust

Daily Mail (2,35 millions)

Mail on Sunday (2,3 millions)

Northern and Shell

The Express (936.091), Daily Star (840.915)

Sunday Express (926.321)

Les autres quotidiens nationaux sont The Daily Telegraph (946.926), Financial Times (432.883), The Guardian (375.432) et The Independent (191.875)

Les journaux du dimanche sont The Observer (411.564 – détenu par The Guardian), The Sunday Telegraph (735.154) et Independent on Sunday (189.742)

Journaux régionaux

Le secteur des journaux régionaux et locaux est également très concentré. Il arrive souvent que les groupes s'échangent ou s'achètent mutuellement certains titres pour établir des quasi-monopoles régionaux pour leurs titres. Les quatre principaux groupes sont:

Trinity Mirror

Mis à part les journaux nationaux du groupe Mirror, acquis par fusion en 1999, le groupe possède 234 journaux au total. Parmi ces journaux, figurent des quotidiens régionaux, des hebdomadaires et des journaux gratuits. Il publie également des journaux sportifs, dont le Racing Post.

Newsquest

Détenu par le groupe médiatique américain, Gannett. Newsquest possède 207 titres, dont des quotidiens régionaux, des hebdomadaires et des journaux gratuits.

Northcliffe Newspapers

La filiale de Daily Mail and General Trust (éditeurs du Daily Mail et de Mail on Sunday), spécialisée dans les journaux régionaux. Elle publie 106 titres.

Johnston Press

Grâce à son acquisition de RIM Johnston, est passé de la cinquième et la quatrième place parmi les principaux éditeurs régionaux. Possède 244 titres.

Magazines

Le groupe d'édition allemand Bauer cible l'extrémité inférieure du marché avec des magazines tels que Take A Break, That’s Life, Bella, TV Choice et TV Quick, et possède un grand nombre de magazines de loisir, essentiellement de type motscroisés et jeux de vocabulaire.

BBC Worldwide prétend être le troisième plus grand éditeur britannique de magazines de consommateurs, et publie le magazine britannique le plus rentable, Radio Times.

EMAP (à l'origine, East Midlands Allied Press) est un diffuseur anglo-français et un éditeur de magazines de consommateurs. Parmi ses titres les mieux vendus, citons FHM, un magazine consacré au mode de vie des hommes, et Heat destiné aux femmes. Il organise l'édition de ses magazines dans différents secteurs d'exploitation, dont:

Performance couvre les réseaux radiophoniques Big City, Magic et KISS, la chaîne de télévision musicale The Box et des magazines musicaux tels que Kerrang!, mixmag et Select. Il utilise également trois marques pour promouvoir des compilations de CD, des boîtes de nuit, des concerts et des activités en ligne.

Active gère 30 magazines de consommateurs et des sites web consacrés aux loisirs, depuis le golf jusqu'à la pêche en passant par la promenade et la photographie. Automotive publie 28 magazines, dont Motor Cycle News et Classic Cars.

EMAP France produit un large éventail de magazines d'affaires et de consommateurs et EMAP International supervise les éditions internationales de FHM.

IPC Media Ltd

Un grand éditeur de magazines britannique, aujourd'hui détenu par AOL Time Warner. Il publie deux grands magazines féminins, Woman et Women’s Own. Il organise son éventail, large et varié, de titres dans le cadre d'IPC TX (TV, y compris le guide télévisé, What’s on TV?), d'IP Connect (mode pour les femmes, célébrités, adolescents), d'IP Ignite (mode de vie des hommes) et d'IPC Country and Leisure (sports, loisirs et passe-temps).

Les principaux intervenants

News International

Un groupe médiatique qui a joué un rôle important tant dans les médias que dans la politique britannique via les activités de son propriétaire, Rupert Murdoch. La présente description ne porte que sur News International, qui est la filiale britannique du groupe médiatique mondial, News Corporation. Pendant de nombreuses années, de 1979 au début des années 1990, la presse de Murdoch soutenait avec enthousiasme les politiques de Madame Thatcher. Mais vers le milieu des années 1990, Rupert Murdoch a cherché à repositionner son soutien politique et, sur les conseils d'Irvin Stelzer, s'est mis à soutenir Tony Blair, qui était alors le chef du parti travailliste, et est le Premier ministre d'un gouvernement travailliste depuis 1997.

Les journaux de Murdoch ont adopté une position explicite et hostile à l'égard de l'Europe, et sont opposés à l'idée d'adhérer à l'euro, par exemple. D'un point de vue démocratique, les commentateurs se demandent si un propriétaire de journaux, qui était australien, et a pris la nationalité américaine pour bâtir un empire médiatique aux USA, a le droit d'utiliser son pouvoir médiatique afin d'influencer les processus démocratiques.

Principaux avoirs

Journaux

The Times

The Sunday Times

The Sun

The News of the World

Suppléments du Times

The Times Educational Supplement

The Times Literary Supplement

The Times Higher Education Supplement

Édition de livres

Il possède 29 éditions à travers le monde sous les auspices de HarperCollins. Au RU, Fourth Estate, un éditeur indépendant, a été acheté par HarperCollins, et un de ses auteurs, Michael Crick, qui rédigeait une biographie critique de Murdoch, a été mis sur la touche. HarperCollins a également renoncé à publier le livre de Chris Patten sur son expérience en tant que dernier gouverneur de Hong Kong, parce que Murdoch ne voulait pas que ce livre contrecarre ses efforts d'établissement de nouveaux débouchés pour ses intérêts médiatiques en Chine.

Radio/télédiffusion

BskyB est le télédiffuseur numérique britannique par satellite avec plus de 6 millions d'abonnés. News Corporation détient une participation de 37,6% dans la société, mais en a le contrôle effectif des opérations.

Sky Radio (71%)

Stream, Italie (50%). Des discussions sont actuellement en cours afin d'acquérir la filiale de Vivendi Universal et la plateforme de télévision payante concurrente, Telepiu. Cela permettrait de créer une société comptant 2,4 millions d'abonnés, et qui serait un monopole – à l'instar de BSkyB au RU.

Balkan News Service (100%). Possède bTV, la deuxième chaîne la plus populaire de Bulgarie, via cette société. Participation de 22% dans la société allemande ProSiebenSAT.1, qui a fait faillite, et dans laquelle KirchMedia détenait également une participation de 52,5%.

Technologies et multimédias

News Digital Systems. Développe et fournit des logiciels d'accès conditionnel pour la télévision par satellite.

Autres

Convoys Group – Distribution de journaux au RU

Pearson

Majorie Scardino est devenue directrice générale de Pearson en 1997. Après sa nomination, la société a traversé une période de changements: certains avoirs ont été liquidés (Tussauds et une participation dans Lazards) et d'autres ont été acquis, dans l'édition, par exemple. Le prix des actions de Pearson a connu une hausse spectaculaire à cette époque, mais il est récemment redescendu au-dessous de la valeur qu'il avait au moment où elle a repris les rennes de la société, les revenus provenant de la publicité ayant considérablement diminué et certains investissements réalisés dans le domaine éducatif aux USA ayant produit de mauvais résultats.

La société tire désormais deux tiers de ses revenus des USA, alors que le RU, son marché initial, ne représente que quelque 13% de ses revenus.

Principaux avoirs

Média presse

Financial Times

Les Échos (France)

Expansion. Participation de 74% dans la maison d'édition espagnole, Recoletos, qui publie également Marca, le principal quotidien sportif en Espagne. Recoletos détient également une participation de 30% dans le quotidien, El Mundo. Au Portugal, il possède 50% d'Economica SGPS, qui édite le principal quotidien du pays, Diário Economico.

En Europe orientale, Pearson détient un tiers du quotidien russe, Vedomsti (lancé avec Dow Jones et Independent Media en septembre 1999).

FT Business publie des informations spécialisées et le magazine de finances personnelles qui se vend le mieux, Investors Chronicle. Le groupe FT détient également une participation de 50% dans le groupe Economist, qui publie The Economist, et a beaucoup investi dans FT.com, le service en ligne du journal.

Les intérêts de Pearson dans la télédiffusion ont été vendus à RTL en septembre 2001.

Édition de livres

Consommateurs

Pearson possède trois groupes majeurs:

Les divisions d'ouvrages éducatifs, d'affaires et de référence professionnelle de Simon and Schuster, acquises en 1998, ainsi qu'un éditeur de livres illustrés, Dorling Kindersley, acquis en 2000. Il possède également Penguin Group. Ces marques en ont fait le plus grand éditeur de livres au RU, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Inde, et le deuxième plus grand éditeur, après Bertelsmann, aux USA.

Domaine éducatif

Addision Wesley Longman, Prentice Hall, Pearson Education Ltd, MacMillan

USA, National Computer Systems et Learning Network.

SUEDE

Télévision et radio

En Suède, la télédiffusion terrestre est dominée par le télédiffuseur national Sveriges Television (SVT) qui diffuse deux chaînes, SVT1 et SVT2, SVT1 ayant 20% de part d'audience et SVT2, 24% de part d'audience. STV est tenue de passer des programmes culturels et de qualité, et 55% de ses programmes doivent être produits au niveau régional en-dehors de Stockholm. Il est financé par la redevance télévisée et le parrainage et ne diffuse pas de publicités.

Il diffuse également SVT Europa, une chaîne numérique paneuropéenne par satellite; une chaîne numérique d'information, SVT24; ainsi qu'une variété de chaînes numériques terrestres sur une base nationale et régionale. SVT1 et SVT2 sont également disponibles numériquement via satellite à partir de Canal Digital, et sur le réseau numérique terrestre, exception faite de SVT Europa.

TV4 est le seul télédiffuseur commercial. TV4 est la chaîne suédoise la plus populaire, avec une part d'audience de 27%. Les diffuseurs ne sont pas autorisés à faire de la publicité pour le tabac et l'alcool ou visant les enfants de moins de 12 ans. Il est également interdit de faire des entractes publicitaires pendant les programmes. Les principaux actionnaires de TV4 sont Alma Media (23,4%), Bonnier (17%) et le groupe Modern Times(MTG) (22,4%).

La télévision numérique terrestre (TNT) a pris un mauvais départ en Suède, et les parts d'audience de la télévision analogique terrestre n'ont pas considérablement changé depuis son lancement en 1999.

Deux licences de radio nationale sont détenues par Sveriges Radio (SR), qui diffuse des programmes sur quatre chaînes, et par la Swedish Educational Broadcasting Company (UR), qui est chargée de la production de programmes éducatifs ouverts à tous.

Les principaux intervenants dans la radio commerciale locale sont Fria Media (13 licences); RadioRIX/MTG (28) et Mix Megapol (14).

Il existe également environ 1.000 stations de radios communautaires locales.

Câble, satellite, multimédias

En Suède, le taux d'utilisation d'un ordinateur personnel est relativement élevé, raison pour laquelle une priorité absolue a été accordée à la question des communications à large bande, avec un investissement du gouvernement, tant national que local, destiné à garantir un accès à large bande à 98% des villes et des villages d'ici à 2004.

Les principales sociétés de réseaux câblés sont:

Com hem, détenu par la société de télécommunications, Telia. Com hem fait partie de sa division de services Internet. Il revendique 1,36 million de connexions et développe rapidement ses connexions à large bande pour les ménages.

Kabelvision revendiquait 350.000 abonnés à la fin 2000. Il a repris la clientèle de la filiale de télévision payante de MTG, ViaSat, en mai 1998, qui est désormais chargée de son marketing, de ses programmes et de son service de vente.

UPC Suède

United Pan-Europe Communications est le troisième plus grand réseau câblé avec quelque 255.000 abonnés en mars 2001. Il propose également un service Internet à large bande.

Canal Digital

Détenu par Telenor, mais diffuse les chaînes premium à péage de Canal+ et son service payant Kiosk sur la plateforme de Canal Digital. Il fournit des diffusions tant analogiques que numériques par satellite et compte 1,1 million d'abonnés dans toute la région nordique.

Modern Times Group (MTG)

ViaSat est entièrement numérisé et distribue les chaînes de télévision de MTG, TV3, ZTV, TV6, TV8, TV1000 et la chaîne danoise 3+, ainsi que les chaînes d'autres tiers.

Journaux et magazines

Le marché suédois des journaux a toujours été très important, 80% de la population adulte lisant quotidiennement un journal. Le marché des journaux présente deux caractéristiques principales – une forte présence locale et régionale (seuls deux tabloïds et un journal d'affaires jouissent d'un véritable lectorat au niveau national) et le fait que pratiquement 100% des journaux du matin sont vendus sur la base d'un abonnement et livrés à domicile tôt le matin.

Il existe également un programme de subventions pour certains journaux locaux et régionaux, et quelques publications métropolitaines, afin de maintenir le pluralisme. Le marché suédois des journaux est dominé par le groupe Bonnier, qui publie quatre des sept principaux journaux quotidiens, ainsi que deux des magazines les plus vendus. Le quotidien national Expressen avait un tirage quotidien moyen de 386.000 exemplaires en 2000, avec son édition destinée à la partie occidentale de la Suède, GT, et son édition consacrée au sud du pays, Kvällsposten. Il publie également le troisième journal le plus populaire, Dagens Nyheter, qui était tiré à 361.000 exemplaires en 2000, ainsi que le principal quotidien financier, Dagens Industri.

Le second quotidien le plus populaire, Aftonbladet, est détenu par un syndicat suédois (50,1%) et le conglomérat médiatique norvégien, Schibsted (49,9%). Il s'agit également du plus vieux journal suédois.

Le marché suédois du magazine est dominé par Allers Förlag, la filiale suédoise du groupe danois Aller. Il possède quatre des sept magazines d'intérêt général/consacrés à la famille qui se vendent le mieux: Hemmets Journal , Allers, Hemmets Veckotidning et Året Runt. Il possède également le guide télévisé, Se & Hor, et les deux magazines féminins les plus vendus, Allas Veckotidning et Svensk Damtidning.

LE GROUPE BONNIER

Il s'agit du plus grand groupe médiatique scandinave, mais il domine le marché suédois où il contrôle plus d'un quart du tirage total de journaux. Il s'est lancé dans l'édition de journaux en Norvège, au Danemark, en Lettonie et en Finlande par le biais d'investissements et de partenariats, notamment avec le groupe médiatique finlandais, Alma Media (33%). En Lettonie, il contrôle 44% du tirage de journaux, et possède le principal journal quotidien, Diena. Il étend également ses activités en Europe occidentale et centrale, de sorte que ses diverses activités lui confèrent une présence dans 17 pays européens. Toutefois, il réalise 60% de ses ventes en Suède et un quart dans les pays nordiques voisins.

Principaux avoirs (organisés par les divisions commerciales de Bonnier)

Presse d'affaires de Bonnier

Supervise la publication de Dagens Industri (126.000) et de journaux associés publiés en Autriche ( WirtschaftsBlatt), au Danemark ( Børsen), en Estonie ( Äripäev), en Lettonie ( Dienas Bizness), en Lituanie ( Verslo Zinios), en Pologne ( Puls Biznesu), en Russie ( Delovoj Petersburg) et en Slovénie ( Finance, 45%). En septembre 2000, Bonnier a lancé business a.m. en Écosse, en format papier et en ligne.

Journaux du matin de Bonnier

Organise les journaux suédois et internationaux au sein d'une division commerciale, autour de trois principaux titres:

Dagens Nyheter. Il possède également plusieurs journaux gratuits, une société de distribution et une agence d'images.

Sydsvenska Dagbladet est responsable du journal suédois du même nom. Les autres titres sont: Trelleborgs Allehanda, Ystads Allehanda et Kristianstadsbladet.

Il possède également un journal polonais, Super Express.

La division Expressen inclut l' Expressen, le GT et Kvällsposten.

Il a des intérêts dans l'industrie de la pâte à papier, la papeterie et l'impression (Bold Printing).

Livres et magazines de Bonnier

Les éditions de livres en Suède et dans d'autres pays incluent:

Albert Bonnier – la maison d'édition fondée par Albert Bonnier en 1837.

Cappelens – Norvège

Lindhardt and Ringhof, Danemark

Bonnier Carlsen – livres pour enfants et jeunes adultes

Bonnier Lexikon – dictionnaires imprimés et électroniques

Bonnier Utbilding – éducation

Rebus – livres pour jeunes enfants

Verlag Hoppenstedt – Allemagne et Pays-Bas

Piper – Allemagne

Publications Bonnier – France

Tammi – Finlande

ArsEdition – Allemagne

Bonnier exploite le plus grand cercle de lecture générale en Scandinavie, Bonnier

Bokklubb, ainsi que plusieurs clubs pour les enfants, de divertissement, et pour les

hommes.

Bonnier Tidskrifter publie des magazines en Suède, au Danemark, en Norvège et en Finlande, y compris Amelia, Damernas Värld et Tara pour les femmes et toute une série de magazines de consommateurs dans les domaines du jardinage, de l'alimentation, des vins et de la santé. Il publie également Veckans Affärer, un magazine d'affaires de premier plan.

Bonnier Hachette, France (50%)

Globus Communication (Estonie)

Services de divertissement de Bonnier – couvrent les films, la musique, la radio et la télévision

Megapol – réseau de stations de radios locales en Suède

Participation de 17% dans la chaîne de télévision, TV4

Link TV

SFBio – plus grand exploitant de salles de cinéma en Scandinavie (32 cinémas avec un total de 176 écrans dans 17 villes)

Svensk Filmindustri – production et distribution de films

Scandinavian Home Entertainment et Bonnier Amigo Music Group vendent des CD et des vidéos.

Informations commerciales de Bonnier

Services électroniques d'informations commerciales basés sur des bases de données telles que l'annuaire d'entreprises Kompass. Les ventes ont augmenté de 40% au sein de cette division, en grande partie à la suite de l'acquisition de Verlag Heppenstedt en Allemagne.

Direkt – services d'informations financières et commerciales en ligne

Bonnier Net

Portail pour les activités médiatiques du groupe.

SUISSE

La Suisse est bordée par la France, l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche et le Liechtenstein. Elle compte quatre langues officielles, la communauté germanophone représentant 69,9% de la population, la communauté francophone, 21,1%, la communauté italophone, 8,3% et la communauté romanche, 0,7%. Le pays n'est pas membre de l'UE et l'idée d'une adhésion a été fortement rejetée par la majorité de la population, inquiète de perdre tant la souveraineté nationale du pays que sa neutralité de vieille date.

Télévision et radio terrestres

La Société de radio/télédiffusion suisse (SRG-SSR) compte six chaînes – deux pour les germanophones, deux pour les francophones, et deux pour les italophones. En début de soirée, la part de marché est de 42% pour les chaînes germanophones, et de 41% pour les chaînes francophones et italophones.

Il n'y a pas de chaînes commerciales terrestres. La SRG-SSR est concurrencée par les programmes par câble et par satellite. Il n'y a pas non plus de chaîne terrestre nationale plurilingue.

La diversité linguistique signifie aussi que les chaînes étrangères jouissent d'une certaine popularité: les chaînes allemandes SAT1, RTL1, RTL2, ARD et Pro7; le radio/télédiffuseur du service public autrichien, ORF, diffuse deux de ses chaînes via le câble en Suisse, et les spectateurs francophones et italophones peuvent capter les chaînes nationales terrestres des deux pays voisins. La part de marché des chaînes de télévision étrangères est de 50% pour la Suisse alémanique, et de 59% pour les régions francophones et italophones.

Il n'y a eu aucune tentative de développement de la télévision numérique terrestre en raison de la couverture élevée du câble.

Il existe un large éventail de radios: SRG-SSR diffuse 14 chaînes nationales. Il y a trois autres chaînes nationales: Eviva, Evangelischer-Rundfunk et Radio 105. Quelque 40 stations de radio locales s'adressent aux différentes communautés et groupes linguistiques.

Les chaînes les plus populaires sont les chaînes du service public DRS1 (germanophone), RSR 1 (francophone) et RSI 1 (italophone) et les stations de radio commerciales Radio 24, Radio Argovia, Radio Z et Extrabärn.

Il existe aussi une station de radio nationale plurilingue, Swiss radio International, qui est transmise dans le monde entier en allemand, français, italien, romanche, anglais, espagnol et arabe.

Câble, satellite et multimédias

Plus de 91% des ménages suisses sont connectés à des réseaux câblés numériques de pointe et ont accès à Internet et à des services de téléphonie.

Cablecom, détenu par NTL, est le plus grand fournisseur suisse de télévision câblée. Il revendique 1,4 million d'abonnés. Il a lancé une télévision numérique à péage, avec deux bouquets de programmes, SwissFun Family et SwissFun Discovery.

NTL procède actuellement à une modernisation du réseau, y compris à l'installation d'un anneau national à fibres optiques.

Le deuxième plus grand opérateur de réseau câblé est Télégenève, qui dessert la ville de Genève. Il s'agit d'une joint-venture entre la ville et des investisseurs privés. Il transmet environ 40 chaînes, dont les chaînes de SRG-SSR avec obligation de rediffuser, des chaînes terrestres en français, allemand et italien et divers services en anglais, espagnol et portugais.

Star TV, la première chaîne câblée de suisse, atteint environ 75% de la population germanophone et francophone.

TeleZüri

Acquise par Tamedia AG en août 2001, TeleZüri est une chaîne câblée qui transmet 24 heures sur 24 des programmes d'actualité, de musique, d'informations financières. Elle diffuse dans et aux alentours de la ville de Zurich.

Bluewin est le plus grand service d'accès à Internet, avec 615.000 abonnés en mars 2001.

Journaux et magazines

Tous les journaux tirés à plus de 100.000 exemplaires sont détenus par des sociétés multimédias et de plus en plus de journaux de petite taille ou de taille moyenne sont, soit évincés du marché, soit repris par de grands groupes d'édition.

Les zones germanophones comptaient 161 journaux à la fin 2000; les zones francophones, 52 journaux; les zones italophones, 21 journaux; et les zones romanches trois journaux. Seuls quatre journaux peuvent être qualifiés de journaux nationaux, dès lors qu'ils se vendent en dehors de leur principale zone linguistique: Blick, Tages Anzeiger, Neue Zürcher et Südostschweiz.

Deux nouveaux journaux gratuits ont été lancés à Zurich et dans d'autres villes suisses en 1999: 20 Minuten (appartenant au groupe scandinave, Schibsted), et Metropol (appartenant à un autre groupe scandinave, MTG). Distribués aux navetteurs, ces journaux ne semblent, pour l'heure, pas avoir eu beaucoup d'impact sur les journaux payants.

Les principaux intervenants

Ringier

Le groupe Ringier, détenu par la famille Ringier, et dont le siège se trouve à Zurich, est la plus grande maison d'édition suisse et publie le tabloïd quotidien et le journal du dimanche qui réalisent les meilleures ventes: Blick (309.000) et Sonntags Blick (335.000).

Il publie également le journal d'affaires Cash (71.000) et un magazine d'intérêt général, Schweizer Illustrierte (334.000). Parmi les autres titres qu'il publie, citons la revue d'actualité, Hebdo (55.000), le guide télévisé, Tele (227.000) et le magazine féminin, Glücks-Post (170.000), ainsi qu'un magazine pour les jeunes/de mode, MEX (116.000).

Ringier est également impliqué sur les marchés des services en ligne (Blick online) et de la télévision et de la radio (Radio Pilatus, Sat 1).

Edipresse

Basé à Lausanne, Edipresse est axé sur l'édition de journaux francophones en Suisse, mais il opère également en Espagne, en France, au Portugal, en Grèce et en Roumanie. Il publie 80 quotidiens et magazines et possède trois imprimeries en Suisse, deux en Espagne, une en France, en Grèce et en Roumanie. Au Portugal, il opère via le groupe ACJ Edipress dans lequel il détient une participation de 33%.

Edipresse détient également une participation de 30% dans la chaîne de télévision suisse allemande, Star TV, et a acquis une participation de 60% dans l'agence de publicité basée à Zurich de la famille De Senger, Senger Media. Cette dernière a été rebaptisée Publicitas.

Journaux et périodiques en Suisse

24 heures (tiré à 88.000 exemplaires), Tribune de Genève (77.000), et Le Matin (65.000). Le Matin Dimanche a un tirage de 215.000 exemplaires.

Le guide télévisé d'Edipresse, Télé-Top Matin (215.000), était le numéro deux dans sa catégorie, tandis que l'hebdomadaire féminin, Femina (214.000), était en tête des ventes dans son secteur. Il publie 11 autres titres.

Dans d'autres pays, il publie essentiellement des magazines. Il détient une participation de 43% dans le groupe d'édition grec, Liberis

Basler Medien Gruppe

Publie le journal quotidien, Basler Zeitung (114.000), le magazine bimensuel, Der Schweizerische Beobachter (334.000). Il publie également le magazine d'affaires et financier, Die Weltwoche (84.000) et Bilanz (57.000).

Neue Zürcher Zeitung

Le journal financier du même nom a un tirage de 170.000 exemplaires et est le troisième plus grand journal quotidien en termes de ventes. Il publie aussi St. Galler Tagblatt.

Tamedia AG

Une grande maison d'édition familiale germanophone, dont le siège se trouve à Zurich. Elle produit le deuxième quotidien le plus important en termes de ventes en Suisse, Tages Anzeiger (268.000), et son édition du dimanche, Sonntags Zeitung (220.000). Elle publie également les magazines les plus vendus, Schweizer Familie (155.000) et le magazine d'actualité Facts (101.000).

La société détient une participation minoritaire (49%) dans la société d'édition Berner Tagblatt-Mediengruppe (BTM). BTM possède le principal journal de Berne, le Berner Zeitung (136.000).

Tamedia AG possède Tele24 et Radio 24. Il détient également une participation de 8% dans le fournisseur de services Internet, Bluewin.



Tous les droits, en particulier le droit à la reproduction et à la diffusion de même qu?à la traduction, sont réservés. Aucune partie de l?ouvrage ne doit être ni reproduite et sous aucune forme (photocopie, microfilm ou autres procédés) ni modifiée, diffusée ou propagée par l?emploi d?un système électronique, sans l?autorisation écrite du détenteur des droits.

53