European Medi@Culture-Online http://www.european-mediaculture.org

Auteurs: Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, / Baromètre CSA Opinion, .

Titre: Les Français et l’utilisation des micro-ordinateurs.

Source: http://www.telecom.gouv.fr/dp/csaen0603.pdf

La publication est faite avec l'aimable autorisation des éditeurs.



Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie / Baromètre CSA Opinion

Les Français et l’utilisation des micro-ordinateurs



Le CSA vient de transmettre les premiers résultats de l'enquête1 contenant les questions commandées par Mme Nicole FONTAINE, ministre déléguée à l’Industrie, sur l’attitude des Français face à l’ordinateur et les usages que l’on peut en faire, leur équipement informatique à domicile, leurs intentions d’achat, leur utilisation de l’Internet et du Minitel. Compte tenu du retard de la France dans ce domaine par rapport à ses voisins européens, il s’agissait d’apprécier les motivations à l’achat et les obstacles à une diffusion plus large de l’ordinateur domestique.



Principaux résultats

Face aux ordinateurs et aux usages que l’on peut en faire, les Français ont des attitudes tranchées. La moitié se disent intéressés ou très intéressés par le sujet, 54% pensent que des progrès importants ont été réalisés depuis un an dans les usages que l’on peut faire d’un ordinateur et 37% pensent qu’il est important ou même indispensable de disposer d’un ordinateur dans leur vie privée. Inversement, 35% ne sont pas intéressés du tout, 27% ignorent si des progrès importants ont été réalisés récemment, 62% considèrent qu’il est inutile ou secondaire de disposer d’un ordinateur dans leur vie privée. Si les Français reconnaissent à l’ordinateur une grande diversité d’usages, aucun de ces usages ne semble à même de le rendre indispensable pour tout le monde.

Les cadres, les jeunes, les diplômés, les habitants de la région parisienne, sont les plus intéressés par le sujet. Ils sont aussi les plus nombreux à penser que les usages l’informatique progressent rapidement, à intégrer et à apprécier ces nouveaux usages. Dans leur majorité ces personnes considèrent comme indispensable ou important de disposer d’un ordinateur dans leur vie privée, et dans leur majorité, elles disposent déjà à domicile d’un ordinateur, même si celui-ci n’est pas toujours récent et connecté à Internet.

Inversement, les plus de 65 ans, les retraités, et dans une moindre mesure, les non diplômés, les personnes aux revenus modestes et les habitants de communes rurales se disent peu ou pas intéressés par l’ordinateur. Ils sont moins sensibles aux progrès de ses usages et considèrent majoritairement que disposer d’un ordinateur dans sa vie privée est peu utile, voire totalement inutile. Dans leur majorité, les personnes de ces catégories ne disposent pas d’ordinateur à domicile.

La progression de l’Internet a repris : 28% sont connectés à domicile (+5 points par rapport à octobre 2002), et 40% des Français déclarent utiliser l’Internet, (+ 6 points). 42% des Français disposent d’un ordinateur à domicile . Le niveau d’équipement est globalement en ligne avec le jugement que les Français portent sur leurs besoins. Pourtant, le parc est relativement ancien : 38% du parc a plus de 3 ans et un tiers n’est pas connecté à l’Internet. Cela suggère que les Français conservent un ordinateur pendant au moins 5 ans et qu’une partie du parc n’est pas renouvelée.

Un tiers de ceux qui disposent d’un ordinateur ayant déclaré qu’il était secondaire, voire inutile de pouvoir disposer d’un ordinateur dans leur vie privée, le non-renouvellement d’une partie du parc paraît crédible. En revanche, il reste des besoins exprimés et non satisfaits au sein des ménages à revenus modestes et parmi les jeunes.

12% des Français envisagent d’acheter un ordinateur dans l’année qui vient. Si les achats se révélaient conformes aux intentions exprimées, le taux d’équipement atteindrait 49% dans un an, mais la part des ordinateurs de plus de 3 ans augmenterait légèrement.

Ceux qui n’envisagent pas d’acheter un ordinateur justifient leur attitude par l’absence de besoin (48%), par le fait de déjà en posséder un (34%), par le coût (20%), par le fait de ne pas maîtriser la question (17%). Seuls 10% d’entre eux envisageraient d’acheter un ordinateur si les prix baissaient de 30% et seuls 6% s'ils pouvaient disposer d’une formation à l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet.

Le coût est un obstacle relativement important pour les jeunes (31%), et pour ceux qui disposent des revenus les plus faibles. Surtout, le coût se révèle en tant que frein lorsque que naît un désir d’achat.

Lorsque l’on demande à l’ensemble de ceux qui n’ont pas d’ordinateur, y compris ceux qui envisagent d’en acheter un, et y compris ceux qui ne savent pas s’ils peuvent l’envisager, « quels sont pour vous les principaux obstacles à l’achat d’un ordinateur ?», le coût recueille 37% des réponses.

Pour ceux qui ne disposent pas d’ordinateurs, l’absence de maîtrise est un obstacle au moins aussi important que le coût. En particulier, c’est l’obstacle le plus important pour les plus âgés. Mais une offre de formation ne suffit pas à les séduire car se mettre à l’informatique nécessite de leur part un investissement personnel important.

En revanche, le Minitel ne constitue pas un obstacle important à la diffusion de l’Internet et de l’ordinateur. Seuls 4% des Français disposent du Minitel mais n’ont pas d’ordinateur. Seuls 3% utilisent le Minitel au moins une fois par semaine mais ne sont pas internautes. En outre, quel que soit l’avantage considéré, Internet recueille davantage d’avis favorables que le Minitel. Les Français le jugent plus universel, plus rapide, plus agréable à utiliser, plus économique et plus fiable. Seuls les plus de 50 ans estiment encore que le Minitel est plus simple à utiliser et plus sûr.



Commentaire détaillé de l’enquête CSA

A - Des attitudes tranchées face aux ordinateurs et aux usages que l’on peut en faire

Un Français sur deux (51%) se dit très intéressé ou intéressé par les micro-ordinateurs et l’usage que l’on peut en faire. Les cadres supérieurs (88%), les 15 à 24 ans (80%), les hommes de moins de 35 ans (73%), les diplômés de l’enseignement supérieur (78%) et les habitants de l’agglomération parisienne (70%) sont les catégories les plus intéressées. Inversement, 86% des 65 ans et plus, 70% des retraités, 64% des femmes de 35 ans ou plus, 74% des sans diplômes et 61% des habitants de communes rurales se disent pas ou peu intéressés. Globalement, les Français n’ont aucun mal à se situer sur cette question : seuls 1% ne donnent pas de réponse et 58% choisissent les modalités extrêmes : 23 sont très intéressés, 35% ne sont pas intéressés du tout.

37% des Français considèrent qu’il est indispensable ou à tout le moins important, de disposer d’un ordinateur dans leur vie privée, 31% considèrent que cela est secondaire, et 30% que cela est inutile. Ceux qui se disent peu ou pas intéressés par les ordinateurs et l’usage que l’on peut en faire considèrent à 89% que disposer d’un ordinateur dans leur vie privée est secondaire ou inutile. Inversement, ceux qui manifestent un intérêt pour l’ordinateur considèrent en majorité (à 68%) qu’il est important voire indispensable de pouvoir en utiliser un dans leur vie privée.

54% des Français pensent que des améliorations importantes ont été introduites au cours des douze derniers mois dans les usages que l’on peut faire des ordinateurs. Les plus familiers du monde de l’informatique sont ceux qui ressentent le plus ces améliorations. Ceux qui s’intéressent aux microordinateurs partagent l’opinion précédente deux fois plus fréquemment que les autres (72% contre 36%).

Ceux qui pensent qu’il est indispensable ou important de pouvoir disposer d’un ordinateur dans leur vie privée y adhèrent à 80%, ceux qui utilisent quotidiennement Internet à 78%.

Une appréciation très diversifiée de l’utilité de l’ordinateur pour la vie privée mais un accord relatif sur le classement des usages.

Invitées à se prononcer, pour chacun des usages ci-dessous, sur l’utilité de l’ordinateur, les personnes interrogées ont répondu que l’ordinateur était très utile ou assez utile pour :

  1. Se former, développer ses connaissances 66%

  2. Communiquer 56%

  3. Se renseigner sur des produits ou services 55%

  4. Travailler à domicile (régulièrement ou occasionnellement) 54%

  5. Faire ses comptes, tenir son budget, gérer ses comptes bancaires et ses placements 49%

  6. Stocker, échanger et traiter des souvenirs (photos, vidéo) 45%

  7. Écouter, stocker, échanger de la musique 44%

  8. Organiser ses loisirs (sorties, voyages) 41%

  9. Regarder, stocker, échanger des films 39%

  10. Jouer 38%

  11. Suivre l’actualité 38%

  12. Faire des achats 25%

Les Français reconnaissent donc de nombreux usages à l’ordinateur domestique mais, pour aucun de ces usages son utilité ne fait l’objet d’une appréciation unanime. On notera que le e-commerce, sous sa forme « B to C », n’apparaît qu’en dernier.



Les catégories socio-démographiques les plus proches du monde de l’informatique considèrent, bien plus fréquemment que la moyenne, que l’ordinateur est utile pour ces différents usages. Les classements que ces catégories opèrent entre ces usages sont relativement proches de ceux opérés par l’ensemble de la population. Ainsi, les diplômés de l’enseignement supérieur établissent le même classement que l’ensemble de la population sur les 8 usages pour lesquels l’ordinateur est jugé le plus utile, les habitants de la région parisienne sur les 5 premiers, les hommes de moins de 35 ans sur les 4 premiers. Toutefois, plus que la moyenne, les cadres supérieurs valorisent l’ordinateur pour communiquer (rang 1) et pour le travail (rang 3). Les moins de 25 ans le valorisent plus que la moyenne ans pour le travail (rang 3) la musique (rang 4) et les films (rang 5). Ceux qui considèrent qu’il est indispensable ou important de pouvoir utiliser un ordinateur dans sa vie privée sont, sans surprise, les plus nombreux à le trouver utile pour chacun des usages proposés. Ils classent les différents usages comme l’ensemble de la population, à deux exceptions près : le travail (rang 3) et suivre l’actualité (rang 9).



B – Équipement actuel et intentions d’achat

L’équipement informatique des Français est globalement en ligne avec le jugement sur l’utilité

En février 2003, 42% des Français disposent à domicile d’un ordinateur. Ce chiffre témoigne d’une progression constante : en effet 39% de Français étaient équipés en décembre selon Médiamétrie et 37% en mai 2002 selon l’INSEE. Les catégories les plus équipées sont les cadres supérieurs (72%), les membres de ménages aisés2 (68%) les diplômés de l’enseignement supérieur (67%), les 15 à 24 ans (62%), et les habitants de l’agglomération parisienne (54%).

Le nombre d’internautes a nettement progressé ces derniers mois : en février 2003, 40% des Français déclarent utiliser l’Internet, contre 34% en octobre, et 17% des Français déclarent en faire un usage quotidien. En février 2003, 28% des Français disposent d’un ordinateur connecté à Internet. En octobre 2002, le CSA estimait que 23% des Français étaient connectés à Internet à domicile. Cette estimation était apparue faible en regard des tendances antérieures. Le taux de connexion observé en février est plus conforme à la tendance3.



Nature de l’ordinateur dont on dispose à domicile4

Âge de l’ordinateur

Connecté à Internet

moins d’1 an

1 à moins de 3 ans

3 ans et plus


Non réponse


19%

41 %

38%

2 %

64 %



Le parc d’ordinateurs des Français apparaît relativement ancien, ce qui suggère, compte tenu de la croissance du parc, que les Français conservent un ordinateur pendant au moins 5 ans et qu’une partie du parc n’est pas renouvelée. Un tiers de ceux qui disposent d’un ordinateur ayant déclaré qu’il était secondaire, voire inutile de pouvoir disposer d’un ordinateur dans leur vie privée, le non-renouvellement d’une partie du parc paraît crédible.

Compte tenu des taux d’équipement des différentes catégories, ceux qui disposent le plus fréquemment d’ordinateurs anciens sont des personnes d’âge mûr (23% des 50-64 ans) faisant partie par ailleurs des catégories qui ont été équipées en premier et qui, aujourd’hui, conservent les taux d’équipement les plus élevés : cadres supérieur (39%), diplômés de l’enseignement supérieur (30%) ménages aisés (27%).

Par ailleurs, plus d’un tiers des ordinateurs dont les Français disposent à domicile ne sont pas connectés à Internet. Ainsi, 15% des Français disposent actuellement d’un ordinateur non connecté à Internet5. Les catégories qui se trouvent le plus souvent dans cette situation sont les indépendants (25%), les habitants des agglomérations de 20 000 à 100 000 habitants (21%), les membres de ménages aisés (21%).

Globalement, le nombre de ceux qui disposent à domicile d’un ordinateur excède le nombre de ceux qui considèrent que cela est indispensable ou important (42% contre 37%). Par catégorie, ce nombre est toutefois inférieur parmi les 25-34 ans (43% contre 50%), et au sein des ménages dont le revenu est inférieur à 1150 euros par mois (4 à 5 points d’écart).

Ceux qui utilisent ou utilisaient un ordinateur au travail disposent plus souvent à domicile d’un ordinateur, d’un ordinateur connecté à Internet, et d’un Minitel, à fortiori lorsque l’utilisation de l’ordinateur au travail est (ou était) quotidienne. Ainsi, 61% des actifs ou retraités qui utilisent ou utilisaient l’informatique quotidiennement à leur travail disposent à domicile d’un ordinateur connecté à Internet.6



Équipement dont on dispose à domicile selon la fréquence d’utilisation de l’ordinateur au travail7



Utilisation d’un microordinateur au travail

Ordinateur connecté à Internet


Ordinateur non connecté

Minitel


Quotidienne

61%

18%

23%

Hebdomadaire

41%

37%

17%

Marginale

23%

25%

17%

Jamais

16%

11%

10%

Ensemble

28%

15%

14%



Peu de projets d’achat en regard des équipements anciens

12% des Français envisagent d’acheter un ordinateur dans l’année qui vient, mais seuls 3% sont sûrs de réaliser cet achat. Ceux qui disposent déjà d’un ordinateur envisagent d’en acquérir un autre dans les mêmes proportions que l’ensemble (soit 12 %) ce qui est faible compte tenu de la proportion du parc qui a au moins 3 ans (38%). Environ 42% des intentions d’achat émanent donc de personnes qui disposent déjà d’un ordinateur. Si ces intentions d’achat se réalisaient toutes, et seulement celles-là, le taux d’équipement des Français passerait à 49% d’ici un an et la part des ordinateurs de plus de 3 ans passerait à 40%.



Les personnes socialement favorisées déclarent des intentions d’achat plus fréquemment que la moyenne (cadres supérieurs 23%, revenus supérieurs à 2300 euros 19%), mais ils sont aussi les plus nombreux à disposer d’équipements anciens. Dans de nombreux cas, il s’agit pour ces catégories d’opérations de remplacement.



Disposent d’un ordinateur de plus de 3 ans ; envisagent d’acheter un ordinateur




Micro-ordinateur de plus de 3 ans8 (A)

Intentions d'achat d'un micro- ordinateur (B)

(B)/(A)






Ensemble

16%

12%

75%

Cadres supérieurs

37%

23%

63%

Diplômé de l'enseignement supérieur

29%

18%

61%


Revenu >2 300 euros

26%

19%

74%

Profession intermédiaire

26%

17%

66%

Agglomération parisienne

21%

18%

88%

15 à 24 ans

21%

16%

76%





65 ans et plus

5%

2%

37%

sans diplôme

6%

7%

122%

Commune rurale

10%

7%

72%

Ouvrier

9%

13%

148%

Revenu < 760 euros

10%

11%

106%





50 à 64 ans

21%

11%

54%

homme de 35 ans ou plus

18%

9%

49%

femme de 35 ans ou plus

12%

9%

74%





hommes de moins de 35 ans

17%

19%

110%

femme de moins de 35 ans

17%

19%

115%



Pour les moins de 35 ans comme pour les ouvriers et les membres de ménages à revenus modestes, le nombre de ceux qui manifestent l’intention d’acheter un ordinateur dans l’année qui vient dépasse le nombre de ceux qui déclarent disposer d’un ordinateur de plus de trois ans, ce qui suggère que les intentions observées dans ces catégories concernent pour une bonne part des premiers équipements.

Inversement, les hommes de plus de 35 ans, les personnes de plus de 50 ans, et surtout, de plus de 65 ans émettent de faibles intentions d’achat en regard du nombre actuel d’équipements anciens en place, ce qui suggère que ces catégories laissent globalement vieillir leur parc. Chez les plus de 50 ans, la moitié des ordinateurs en place ont déjà plus de trois ans.



C – Freins à l’achat

L’absence d’utilité est le principal frein à l’équipement des ménages. Le coût est un obstacle moins important qui se révèle surtout lorsqu’il y a un projet d’achat. Pour ceux qui ne disposent pas d’ordinateur, l’absence de maîtrise est un obstacle au moins aussi important que le coût. Ce résultat est d’autant plus significatif que l’absence de maîtrise conduit souvent dans les faits à ignorer les usages pour lesquels l’ordinateur est utile.



L’absence d’utilité justifie l’absence de projet dans la plupart des cas

Quatre questions ont été posées pour apprécier les freins à l’achat. A ceux qui n’envisageaient pas d’acheter un ordinateur dans l’année qui vient, on a demandé de justifier leur choix, sans suggérer de réponse (question ouverte). On leur a ensuite demandé s’ils envisageraient d’acheter un ordinateur dans le cas où les prix baisseraient de 30%, puis dans le cas où ils pourraient disposer d’une formation. Enfin, on a demandé à tous ceux qui n’étaient pas équipés quels étaient selon eux les principaux obstacles à l’achat d’un ordinateur pour leurs besoins privés.

Ceux qui n’envisagent pas d’acheter un ordinateur justifient leur attitude d’abord par l’absence d’utilité (48%), ce qu’ils formulent spontanément de différentes façons :

34% justifient leur réponse par le fait de déjà posséder un ordinateur, dont 8% qui précisent qu’ils en ont acheté un récemment.

Les arguments de coûts, donnés par 20% des personnes arrivent en 3ème position :

Enfin le fait de ne pas maîtriser l’usage de l’ordinateur est exprimé ou suggéré par 17% des personnes qui n’envisagent pas de s’équiper :

Lorsque l’on rapporte ces réponses à l’ensemble de la population, 42% des personnes n’envisagent pas d’acheter un ordinateur parce qu’elles n’en voient pas l’utilité, 30% parce qu’elles en ont déjà un, 17% pour des considérations de coût, 15% en raison de leur manque de maîtrise. Enfin, 12% des Français envisagent un achat9.

Pour ceux qui ne projettent pas d’acheter un ordinateur, le coût n’apparaît pas comme l’obstacle le plus important : 16% des motifs donnés. L’obstacle semble à peine plus important pour ceux qui ne disposent pas d’un ordinateur et qui n’envisagent pas d’en acheter10 : 21% des motifs donnés Le coût représente toutefois un obstacle relativement important pour les jeunes (30% des motifs donnés pour les 15 à 24 ans et 24% pour les 24 à 34 ans), pour les ménages dont les revenus mensuels sont inférieurs à 760 euros (24% des motifs).

Pour ceux qui ne disposent pas d’un ordinateur, l’absence de maîtrise apparaît comme un obstacle au moins aussi important que le coût : 22% des motifs donnés contre 21%. En particulier, l’absence de maîtrise est un obstacle important pour les plus de 65 ans (37% des motifs donnés), et pour les sans diplômes (24% des motifs).

Parmi ceux qui n’envisagent pas d’acheter un ordinateur dans l’année qui vient, seuls 10% déclarent qu’ils envisageraient de le faire si le prix des ordinateurs baissait de 30% et seuls 6% s’ils pouvaient bénéficier d’une formation à l’usage de l’ordinateur et d’Internet. La baisse des prix séduit 18% des professions intermédiaires et 17% des employés et des 25-34 ans, 15% des chômeurs, 14% des jeunes.

Ceux qui ne disposent pas d’ordinateurs se laissent séduire moins fréquemment (8%) que la moyenne tandis que ceux dont l’ordinateur n’est pas connecté à Internet y sont plus sensibles (14%). La perspective d’une formation séduit les mêmes populations mais à un degré moindre. En particulier, seuls 3% des plus de 65 ans et 5% des plus de 50 ans seraient sensibles à une offre de formation. Il est vrai que cette perspective conduirait souvent à un fort investissement personnel de leur part.



Le coût est un obstacle important lorsqu’il y a un projet d’achat

A tous ceux qui ne disposent pas d’ordinateur à domicile, on demande finalement quel est selon eux, le principal obstacle à l’achat d’un ordinateur, en proposant une liste de 9 modalités. La question se trouve ainsi posée aux personnes qui, n’ayant pas d’ordinateur, envisagent d’en acheter un ou ignorent si elles envisagent de le faire (10% de l’échantillon), mais elle n’est pas posée aux 37% qui en on un et n’envisagent pas d’en acheter.

Quels est selon vous, le principal obstacle à l’achat d’un ordinateur pour vos besoins privés ?

(*) :regroupement de modalités

A première vue, il semble difficile de réconcilier les réponses à cette question et les justifications spontanées que donnent les personnes qui n’envisagent pas d’acheter un ordinateur. En particulier, le coût apparaît ici comme un obstacle important. Parmi les personnes qui ne disposaient pas d’ordinateur et n’envisageaient pas d’en acheter, seules 27% justifiaient de façon spontanée leur attitude par des considérations de coût. Certaines personnes donnaient plusieurs justifications d’ordres différents, certaines donnaient des justifications que la liste fermée ne prévoyait pas11. Deux explications peuvent être avancées pour expliquer ce paradoxe :

1. La réponse a pu être induite par la formulation de la question. Si l’on imagine bien qu’en l’absence d’utilité, il n’y a pas de motivation à l’achat, le manque d’utilité à lui seul, ne constitue pas en soi un obstacle : si l’ordinateur ne sert à rien, présente-t-il par aille urs un inconvénient ? L’obstacle serait le prix, l’utilité le moteur pour le vaincre.

2. On a interrogé cette fois-ci tous ceux qui ne disposent pas d’un ordinateur, y compris ceux qui ont déclaré leur intention d’en acheter un. Placés en situation d’achat pour un produit coûteux, ces personnes ont probablement considéré dans leur très grande majorité que le prix était l’obstacle principal qu’il leur restait à vaincre.

3. On a également interrogé des personnes qui, n’ayant pas d’ordinateur, n’ont pas su dire si elles envisageaient d’en acheter un. Certaines de ces personnes peuvent également être sensibles au prix.



D - Le Minitel ne limite pas fortement la diffusion de l’Internet et de l’ordinateur

Les possesseurs et les utilisateurs du Minitel qui n’accèdent pas à l’Internet ne constituent plus que des effectifs faibles. Le Minitel ne limite donc que marginalement la diffusion de l’Internet et de l’ordinateur.

14% des Français disposent d’un Minitel. Comme pour les ordinateurs anciens, disposer d’un Minitel est plutôt le fait des personnes d’âge mûr de catégories socio-culturelles supérieures. Ainsi, 31% des cadres supérieurs, 26% des membres de ménages aisés, 25% des cadres supérieurs, 23% des 50 à 64 ans et 22% des diplômés de l’enseignement supérieur disposent d’un Minitel à domicile. Ce n’est le cas que de 3% des sans-diplômes, de 6% des ouvriers et des membres de ménages à revenus modestes et de 10% des 15 à 24 ans.



Ceux qui disposent du Minitel disposent aussi le plus souvent d’un ordinateur

Ceux qui ont le Minitel ont beaucoup plus souvent un ordinateur que ceux qui ne l’ont pas (71% contre 37%) et sont deux fois plus souvent connectés à l’Internet. Au total, seuls 4% des Français ont un Minitel et pas d’ordinateur. Cette situation est la plus fréquente parmi les plus âgés (9% des 65 ans et 7% des 50 à 65 ans), les travailleurs indépendants (8%), les personnes appartenant à des foyers de revenus compris entre 1500 et 2300 euros (8%), les diplômés de niveau BAC, les habitants de la région parisienne, les personnes utilisant l’ordinateur au travail de façon marginale (7%).



Équipement des Français à domicile




Pas d'ordinateur

Ordinateur non connecté

Ordinateur connecté

Total


Pas de Minitel

54%

11%

21%

86%

Minitel

4%

3%

7%

14%

total

58%

14%

28%

100%



Par ailleurs, ceux qui utilisent (ou utilisaient) quotidiennement un ordinateur à leur travail et ceux qui utilisent quotidiennement Internet disposent plus fréquemment d’un Minitel que la moyenne (respectivement 23% et 26% contre 14% pour l’ensemble de la population).



On sollicite beaucoup moins souvent le Minitel que l’Internet

A domicile, au travail ou dans tout autre lieu, les utilisateurs du Minitel sont encore nombreux : 29% des Français. Mais pour la plupart (62%), ils l’utilisent moins d’une fois par semaine12. Finalement, seuls 9% des Français utilisent le Minitel au moins une fois par semaine contre 30% pour Internet. Les catégories qui utilisent le plus le Minitel sont les cadres supérieurs (53% dont 16% au moins une fois par semaine), les membres de ménages aisés (45% dont 17%), les diplômés de l’enseignement supérieur (4% dont 13%), les Parisiens (44% dont 15%) les professions intermédiaires (49% dont 8%).

Ceux qui utilisent le moins le Minitel sont les sans-diplômes (7% d’utilisateurs dont 1% au moins une fois par semaine), les 65 ans et plus (17% dont 7%), les ouvriers (20% dont 4%), les ménages aux revenus modestes (18% dont 4%) et les ruraux (21% dont 6%).



Plus on utilise l’Internet, plus on utilise le Minitel et réciproquement

L’usage du Minitel et l’usage d’Internet s’adressent à des individus ayant des caractéristiques semblables mais appartenant à des générations décalées, avec un recouvrement important. Les moins de 25 ans utilisent peu le Minitel (26%) alors qu’ils utilisent beaucoup Internet (68%). La proportion d’internautes décroît de façon continue avec l’âge tandis que la proportion d’utilisateurs du Minitel culmine pour les 50-64 ans (35%). Les moins de 49 ans sont plus fréquemment internautes qu’utilisateurs de Minitel. La situation inverse prévaut parmi les plus de 50 ans.

58% des utilisateurs du Minitel sont aussi des internautes contre 33% de ceux qui ne l’utilisent pas. Réciproquement, plus on utilise souvent l’Internet, plus il est fréquent que l’on soit utilisateur du Minitel et qu’on l’utilise souvent. Finalement, seuls 3% des Français ne sont pas internautes mais utilisent le Minitel au moins une fois par semaine.



Fréquence d’utilisation du Minitel et de l’Internet




Minitel

Internet




Quotidienne

Hebdomadaire

Marginale

Nulle*

Total

Quotidienne

1%

2%

4%

10%

17%

Hebdomadaire

0%

2%

4%

8%

13%

Marginale

0%

1%

3%

6%

10%

Nulle*

1%

2%

9%

48%

60%

Total

2%

7%

20%

71%

100%

(*) ou non réponse



Par ailleurs, ceux qui utilisent l’ordinateur au travail sont plus fréquemment utilisateurs du Minitel que les autres. Plus ils utilisent l’ordinateur fréquemment, plus ils sont fréquemment utilisateurs du Minitel. Ainsi, 45% de ceux qui utilisent l’ordinateur quotidiennement à leur travail sont utilisateurs du Minitel. À nouveau, il s’agit de populations qui se ressemblent.



Quel que soit le critère, l’Internet recueille plus de suffrages que le Minitel

Une batterie de questions a été posée aux Français pour savoir s’ils attribuaient plutôt telle ou telle qualité à Internet, au Minitel, aux deux à la fois ou à aucun des deux. Quel que soit le critère retenu, Internet reçoit plus de suffrages que le Minitel :

Sur les deux derniers sujets (simplicité et sécurité), les avis sont plus partagés. Si les moins de 35 ans jugent Internet plus simple à utiliser et plus sûrs, les opinions presque sont équilibrées pour les 35-49 ans, et les 50 ans et plus préfèrent de ce point de vue le Minitel. La familiarité avec l’outil informatique influence fortement le jugement. Ainsi, ceux qui disposent d’un ordinateur, trouvent Internet plus simple à utiliser à 45% contre 21% et plus sûr à 31% contre 22%. L’avantage d’Internet est du même ordre pour ceux qui utilisent quotidiennement l’ordinateur au travail.

29% des personnes interrogées trouvent que ni le Minitel ni Internet ne sont économiques, et 23% déclarent qu'aucun des deux n'est sûr (sécurisé).



Par ailleurs, un grand nombre de personnes ne se prononcent pas sur les qualités respectives de l’Internet et du Minitel (de 17% à 24% des personnes selon l’avantage considéré). Les catégories qui se prononcent le moins sont celles qui sont les moins familières d’Internet et du Minitel : les plus de 65 ans, les sansdiplômes, les personnes vivant dans des ménages à revenus modestes, les habitants de communes de moins de 20 000 habitants.



Annexe 1 – Réponses au questionnaire

Partie 1 : Intérêt et jugement sur les ordinateurs et leurs usages

1 - Diriez-vous que vous êtes intéressé, assez intéressé, peu intéressé ou pas intéressé du tout par les micro-ordinateurs et l’usage que l’on peut en faire ?

Les catégories les plus intéressées




Ensemble


15 à 24 ans

Homme de moins de 35 ans

Diplômé de l’enseignement supérieur

Habitant la région parisienne

Très intéressé

23%

40%

41%

41%

34%

Assez intéressé

28%


40%


32%


37%


36%


Peu intéressé

13%

12%

12%

8%

11%

Pas intéressé du tout

35%


7%


14%


13%


11%


Ne se prononce pas

1%


1%


1%


1%


0%


Les catégories les moins intéressées




Ensemble


65 ans et plus

Femme de 35 ans ou plus

Sans diplôme


Habitant une commune rurale

Très intéressé

23%

2%

12%

6%

17%

Assez intéressé

28%


11%


23%


20%


22%


Peu intéressé

13%

11%

15%

11%

15%

Pas intéressé du tout

35%


75%


49%


63%


46%


Ne se prononce pas

1%


1%


1%


0%


0%




2 - Pensez-vous que des améliorations importantes ont été introduites au cours des douze derniers mois dans les usages que l’on peut faire d’un ordinateur ?




OUI

NON

Ne se prononce pas

Ensemble

54%

19%

27%





Homme de moins de 35 ans

72%

11%

17%

15 à 24 ans

72%

14%

14%

Cadres supérieurs

70%

20%

10%

Agglomération parisienne

70%

14%

16%


Diplômé de l'enseignement supérieur

66%

21%

13%

Revenu >2 300 euros

63%

20%

17%

Profession intermédiaire

57%

27%

16%

Ouvrier

55%

21%

24%





Commune rurale

51%

18%

31%

Revenu du ménage < 760 euros

47%

21%

32%


femme de 35 ans ou plus

47%

19%

34%

Revenu du ménage compris entre 760 et 1150 euros

46%

19%

35%


Sans diplôme

39%

16%

45%

65 ans et plus

31%

22%

47%



3 - Pensez-vous que le micro-ordinateur est ou serait utile ou non dans votre foyer pour chacun des usages suivants ?



Usage envisagé


Utile (Très ou assez)

Pas utile (Peu ou pas du tout utile)

Ne se prononce pas


Se former, développer ses connaissances

66%

31%

3%

Communiquer, correspondre par courrier électronique, gérer son carnet d’adresses

56%

39%

5%


Se renseigner sur des produits ou services

55%

41%

4%


Travailler à domicile (régulièrement ou occasionnellement

54%

42%

4%


Faire ses comptes, tenir son budget, gérer ses comptes bancaires et ses placements

49%

46%

5%


Stocker, échanger et traiter des souvenirs (photos, vidéo)

45%

50%

5%


Écouter, stocker, échanger de la musique

44%

51%

5%

Organiser vos loisirs (sorties, voyages)

41%

55%

4%


Regarder, stocker échanger des films

39%

56%

5%

Jouer

38%

58%

4%

Suivre l’actualité

38%

58%

4%

Faire des achats

28%

71%

4%



4 - A votre avis, dans quelle mesure est-il important de pouvoir utiliser un micro-ordinateur dans votre vie privée ?




Indispensable ou important


Secondaire

Inutile

Dispose d’un microordinateur à domicile

Ensemble

37%

31%

30%

42%






Cadre supérieur

66%

23%

10%

72%

15 à 24 ans

63%

27%

9%

62%

Diplômé de l'enseignement supérieur

62%

26%

11%

67%


Revenu du ménage >2 300 euros

51%

34%

15%

68%


Agglomération parisienne

58%

23%

18%

54%

Homme de moins de 35 ans

59%

30%

11%

54%


Femme de moins de 35 ans

54%

33%

13%

50%

Profession intermédiaire

49%

35%

15%

63%







Revenu du ménage < 760 euros

32%

23%

39%

26%

homme de 35 ans ou plus

31%

31%

36%

41%


Ouvrier

31%

40%

28%

40%

Commune rurale

29%

35%

34%

36%

50 à 64 ans

29%

33%

36%

41%

Femme de 35 ans ou plus

26%

29%

41%

33%


Revenu du ménage compris entre 760 et 1150 euros

24%

28%

45%

21%


Sans diplôme

20%

15%

64%

18%

65 ans et plus

8%

21%

65%

11%





Partie 2: Équipement à domicile et fréquence d’utilisation

5 - Équipement à domicile : personnellement disposez-vous à domicile…




Microordinateur (tous types)


Microordinateur connecté à Internet

Microordinateur non connecté seulement*

Microordinateur de plus de 3 ans

Minitel


Ensemble

42%

28%

14%

16%

14%







Cadres supérieurs

72%

62%

10%

39%

31%


Revenu >2 300 euros

68%

52%

16%

27%

26%

Diplômé de l'enseignement

67%

52%

15%

30%

22%


Profession intermédiaire

63%

47%

16%

26%

16%

15 à 24 ans

62%

41%

17%

19%

10%

Agglomération parisienne

54%

45%

9%

20%

19%








Hommes de 35 ans ou plus

41%

27%

14%

19%

20%

Ouvriers

40%

23%

17%

9%

6%

Commune rurale

36%

21%

15%

10%

11%


Revenu du ménage < 760 euros

26%

17%

10%

11%

6%

Sans diplômes

18%

10%

9%

7%

3%


65 ans et plus

11%

7%

4%

5%

13,00%

(*)dispose d’un micro-ordinateur non connecté et ne dispose pas d’ordinateur connecté





6 - Utilisateurs et utilisateurs intensifs de l’ordinateur au travail, du Minitel et d'Internet




Utilise ou utilisait l’ordinateur au travail*

Utilise le Minitel

Utilise l’Internet




Dont usage quotidien


dont usage hebdomadaire ou +


dont usage

quotidien

Cadres supérieurs

89%

74%

53%

16%

79%

53%

Diplômé de l'enseignement supérieur

68%

52%

43%

13%

68%

39%


Profession intermédiaire

56%

42%

45%

8%

65%

35%


Agglomération parisienne

46%

35%

40%

15%

62%

32%

Hommes de moins de 35 ans

36%

26%

26%

5%

74%

30%


15 à 24 ans

**

**

25%

6%

73%

29%

Revenu du ménage >2 300 euros

58%

47%

42%

17%

60%

27%

Femme de moins de 35 ans

54%

42%

31%

12%

57%

18%


Ensemble

35%

25%

29%

9%

40%

17%

Homme de 35 ans ou plus

35%

26%

35%

11%

33%

16%

50 à 64 ans

43%

31%

38%

12%

31%

14%

Revenu du ménage < 760 euros

26%

15%

22%

6%

33%

11%


Femme de 35 ans ou plus

24%

20%

26%

8%

27%

10%

Ouvrier

16%

9%

20%

4%

34%

9%

Commune rurale

30%

22%

21%

6%

29%

9%


760 euros < revenu < 1150 euros

13%

6%

18%

4%

22%

5%

Sans diplôme

4%

3%

7%

1%

11%

4%

65 ans et plus

5%

3%

17%

7%

6%

2%

(*) question posée aux actifs ou retraités, soit 75% de l’échantillon.

(**) Effectif concerné trop faible.





Partie 3 : Projets d’équipement en micro-ordinateurs et freins à l’achat

7 - Envisagez-vous d’acheter un micro-ordinateur dans l’année qui vient ? Sinon pourquoi ?


Envisagent d’acheter d'un microordinateur (*)

NON

Absence d'utilité


NON

Possède déjà un microordinateur

NON

Coût trop élevé


NON

Ne maîtrise pas


Ensemble

12%

42%

30%

17%

15%







Cadre supérieur

23%

22%

49%

5%

2%

Revenu >2 300 euros

19%

28%

49%

9%

4%


Homme de moins de 35 ans

19%

29%

38%

23%

1%


Femme de moins de 35 ans

19%

27%

36%

26%

2%

Diplômé de l'enseignement supérieur

18%

25%

49%

11%

5%


Agglomération parisienne

18%

35%

36%

16%

9%


Profession intermédiaire

17%

31%

46%

15%

3%


15 à 24 ans

16%

15%

45%

26%

1%

Ouvrier

13%

41%

37%

19%

5%







Revenu du ménage < 760 euros

11%

46%

15%

24%

15%

50 à 64 ans

11%

51%

26%

15%

17%

Homme de 35 ans ou plus

9%

48%

29%

14%

21%


Femme de 35 ans ou plus

9%

48%

25%

15%

22%

Sans diplôme

7%

54%

12%

22%

28%

Commune rurale

7%

51%

26%

18%

19%


65 ans et plus

2%

63%

9%

8%

46%

(*) Non réponse 7%. Total des lignes éventuellement supérieur à 100 car certaines personnes ont donné plusieurs justifications au fait de ne pas envisager d’acheter un ordinateur dans l’année qui vient



8 - Question posée à ceux qui n’envisagent pas d’acheter un ordinateur (88% de l’échantillon) : Et envisageriez-vous d’acheter un micro-ordinateur dans l’année qui vient si…




Si le prix des ordinateurs baissait de 30% : OUI


Si vous pouviez disposer d’une formation à son utilisation et à l’utilisation d’Internet : OUI

Ensemble

10%

6%




Femme de moins de 35 ans

18%

9%

Profession intermédiaire

18%

11%

25 à 34 ans

17%

11%

Chômeur

15%

10%

Revenu compris entre 1150 et 1520 euros

15%


8%


Utilise quotidiennement

l’ordinateur au travail

16%


5%


Dispose d’un ordinateur non connecté à Internet

14%


9%






9 - Question posée à ceux qui ne possèdent pas d’ordinateur (58% de l ‘échantillon) : Finalement, parmi la liste suivante, quels sont pour vous les principaux obstacles à l’achat d’un ordinateur




En premier

Total des réponses*

Cela coûte cher

37%

51%

Utiliser un micro-ordinateur est trop compliqué

4%

16%

Choisir un micro-ordinateur est trop compliqué et il est difficile d’être bien conseillé

4%

14%


Installer un micro-ordinateur est trop compliqué

3%

10%

Les services qu’offre un micro-ordinateur peuvent être obtenus par d’autres moyens

2%

13%

L’utilisation d’un micro-ordinateur prend trop de temps

1%

4%

Il est trop difficile de faire dépanner un micro-ordinateur

1%

4%

Un micro-ordinateur n’est pas assez fiable

-

2%

Je n’ai pas besoin d’ordinateur, avoir un micro-ordinateur ne m’intéresse pas (réponse spontanée)

44%

44%


Ne se prononcent pas

4%

4%

Total

100%

(1)

(*) Total supérieur à 100, certaines personnes ayant donné plusieurs réponses.



ANNEXE 2 : COMPARAISON INTERNATIONALE

Taux de connexion à l’Internet à domicile




France*

Finlande**

Norvège**

Danemark**

Suède**

Ensemble

28%

53%

61%

61%

68%

Hommes

32%

55%

64%

65%

70%

femmes

25%

51%

57%

58%

66%







16-29 ans

40%

59%

63%

68%

76%

30-49 ans

33%

64%

73%

72%

80%

50-59 ans

28%

52%

62%

57%

69%

60-74 ans

12%

25%

23%

33%

35%

(*)Évaluation par tranche d’âge d’après le sondage CSA

(**) Source : Nordic Information Society Statistics 2002, Nordic Council of Ministers



Tous les droits, en particulier le droit à la reproduction et à la diffusion de même qu?à la traduction, sont réservés. Aucune partie de l?ouvrage ne doit être ni reproduite et sous aucune forme (photocopie, microfilm ou autres procédés) ni modifiée, diffusée ou propagée par l?emploi d?un système électronique, sans l?autorisation écrite du détenteur des droits.

1 Sondage « CSA-Opinion » réalisé du 21 au 28 février 2003 auprès d’un échantillon national de 1088 personnes âgées de 15 ans et plus interrogées en face à face à leur domicile.

2 Ménage aisé : ménage dont les revenus mensuels sont supérieurs à 2 300 euros.

3 Selon l’INSEE, le taux de connexion à l’Internet était déjà de 23% en mai 2002, et la progression était de 5 points sur un an. Hormis les incertitudes d’échantillonnage (estimées à ± 1%), la fin de l’offre de connexion illimitée à bas débit d’AOL en septembre 2002 a pu freiner la diffusion de l’Internet à l’automne 2002, dans l’attente d’une baisse de la tarification sur le haut débit intervenue en fin d’année. Un rattrapage aurait été opéré après la baisse des prix sur le haut débit. Octobre 2002 était donc probablement un point bas, comme on le signalait dans le 4 Pages du Sessi n° 172 (encadré p. 4). On n’est pas usuellement sur trend de +5% en 6 mois.

4 Pour ceux qui disposent d’un ordinateur, soit 42% de l’échantillon

5 42% disposent à domicile d’un ordinateur, 28% d’un ordinateur connecté à Internet, 15% d’un ordinateur non connecté. 1% des Français disposent à la fois d’un ordinateur connecté et d’un ordinateur non connecté.

6 Les actifs et les retraités représentent 75% de l’échantillon. Parmi eux, 35% utilisent ou utilisaient un ordinateur dans leur travail, dont 25% de façon quotidienne. Utiliser un ordinateur de façon quotidienne au travail est le fait de 74% des cadres, 46% des professions intermédiaires, 35% des employés et seulement 9% des ouvriers. Les classes d’âge 25 à 35 sont les plus concernées (dans des proportions allant de 31% à 36%). En revanche, seuls 3% des actifs et retraités de plus de 65 ont utilisé un ordinateur de façon quotidienne au travail.

7 parmi les actifs ou retraité, soit 75% de l’échantillon.

8 pour le plus récent (estimation) ; les deux premières colonnes sont exprimées en % de la population totale.

9 Le total est supérieur à 100 car certaines personnes ont donné plusieurs justifications à leur absence de projet d’achat.

10 Ceux qui n’ont pas d’ordinateur et n’envisagent pas d’en acheter un justifient leur attitude par des arguments relevants de l’absence d’utilité (71%), de leur absence de maîtrise (28%) et de considérations de coût (27%). Plus souvent que ceux qui ont déjà un ordinateur, ces personnes justifient leur attitude par le coût, mais, plus souvent aussi, elles donnent des justifications qui relèvent des autres motifs.

11 Exemple : « je suis trop âgé », réponse que l’on a interprétée comme une absence de maîtrise.

12 44% l’utilisent même moins d’une fois par mois.

1